Archives de catégorie : Vie de l’Église



Marche des crèches franco-allemande 2019

Samedi 5 janvier, plus de 100 randonneurs franco-allemands se sont retrouvés devant l’église de Schwerdorff pour participer à la marche des crèches organisée par l’archiprêtré de Bouzonville avec la participation du Dekanat de Wadgassen.

Sur un parcours d’environ 6 kms sur la frontière autour de Schwerdorff, les participants ont visité la chapelle d’Otzwiller et  l’église de Fürweiller et sa belle crèche. Le retour s’est fait le pont de l’amitié pour se retrouver dans la salle communale de Schwerdorff où le pot de l’amitié a été servi.

Et après, tout ce beau monde s’est rendu dans l’église de Schwerdorff pour admirer les belles crèches du monde entier exposés et cela en musique grâce aux beaux morceaux joués sur l’orgue restauré. Encore un grand merci à Monsieur le Maire et au Conseil de Fabrique de Schwerdorff qui ont permis d’organiser cette belle rencontre franco-allemande.

 



Homélie de l’Épiphanie – 06/01/2019

Nous marquons cette fête de l’ÉPIPHANIE en faisant avancer les MAGES au premier plan, tout près de la crèche. Ces personnages sont représentés par des hommes de couleurs, les différentes races du monde connues à l’époque.

Jésus, que nous célébrons à Noël, est venu, avant tout pour les gens simples, les plus pauvres de l’époque. Ce ne sont pas les grands du pays qui sont venus le visiter ; ils ne savaient rien de la naissance de ce petit bébé dans la pauvreté… Les premiers qui sont venus le voir, qui ont été invités à la crèche par l’ange, ce sont les bergers, qui faisaient partie du bas peuple, des gens tout simples. Ensuite sont arrivés des étrangers, certainement des riches, mais qui venaient de loin et que nous fêtons aujourd’hui.

On pense que c’était des astrologues des savants en recherche, ouverts aux nouveautés de l’époque. Cette nouvelle étoile, était pour eux un signe qui annonçait la naissance d’un grand personnage : « Où est le roi des juifs qui vient de naître ? » demandent-ils au roi Hérode. Ils se sont mis en route à sa recherche ; ils ont suivi l’étoile et la parole du prophète juif, et ils ont atterri à Bethléem. Je voudrais bien savoir quelle fut leur réaction en trouvant, non pas un grand roi dans un beau palais, mais un petit bébé sur la paille. Mais la FOI ne les a pas quitté et « tombant aux pieds de l’enfant, ils se prosternèrent devant lui… » et ils lui offrirent des cadeaux royaux.

De cet événement il n’est resté, pour la plupart des chrétiens, que la « galette des rois ». Et nous ? Quelles leçons pouvons-nous en tirer ?

++ Sommes-nous des chercheurs de Dieu ? Les hommes d’aujourd’hui sont en recherche de tant de choses : la sécurité, le bien-être, être accueillis et reconnus (pour les immigrés), le respect et la reconnaissance. Et certains ne courent qu’après l’argent et le pouvoir ! Et moi, comme chrétien ? Est-ce que je recherche le Seigneur ? Dans la Bible, dans les Sacrements, dan la prière, dans mes rencontres et dans les événements ?

++ Si nous vivons notre foi en Dieu, sérieusement, nous devons nous mettre en route sans cesse, nous devons sortir, ne pas rester frileusement calfeutrés chez nous ; être accueillants à tous ceux et celles qui ont besoin de nous, aller vers ceux et celles qui ne viennent pas chez nous, aller « à la périphérie de l’Église » comme nous y invite le pape François.

L’ÉPIPHANIE ouvre une ‘voie d’accueil entre tous les Peuples’, puisque Jésus, le Messie est venu sur terre pour tous les hommes. Elle est le contraire de l’exclusion de certains individus, du rejet de certains peuples. Elle est ouverture et partage, à l’exemple des Mages qui ont partagé les cadeaux avec Jésus.

Frères et sœurs, soyons des chercheurs de Dieu, de la vérité, de l’amour, de la paix et de la justice ! Malgré nos soucis et nos difficultés, ne nous installons pas ; mettons-nous toujours en route, en recherche de ce Dieu qui se proposa à tous les hommes. Et, à l’exemple des Mages, donnons les meilleur de nous-mêmes ; alors le MESSIE fêté à Noël, sera vraiment « la LUMIÈRE venue éclairer tous les hommes »

AMEN.

Abbé Bernard SCHER



Lumière de Bethléem sur la frontière

Comme chaque année, samedi 22 décembre, la lumière de Bethléem a été ramené en l’église St Rémy de Leidingen par un groupe de scouts de Roden. Avant cette arrivée, des intermèdes musicaux, une danse de la lumière des enfants de Leidingen et une projection sur l’origine de la lumière de Bethléem ont été proposées. Une nombreuse foule est venue avec leurs lanternes pour recevoir la lumière et la transmettre de main en main.

Une procession s’est ensuite formée vers l’église Ste Jeanne d’Arc de Leiding avec un arrêt sur la frontière. C’est là que, après l’hymne européen joué par la fanfare municipale de Ihn et chant par des lycéens de Notre-Dame de Thionville, elle a été transmise aux jeunes de L’ACE du pays de Nied.

Devant l’église de Leiding, elle a été accueillie en musique par le groupe de conservatoire de musique de Bouzonville accompagné à la trompette par Emile GRUSEM et son petit-fils Maxime.

Puis elle a été déposée dans le chœur de l’église lors de la messe célébrée par notre Curé-Archiprêtre Jean-Louis Barthelmé entourés de prêtres franco-allemands.

Cette belle rencontre se termina par un moment de convivialité et encore des chants furent interprétés par les lycéens de Notre-Dame de Thionville.



Homélie du dimanche 30/12/2018 – La Sainte Famille

Dans un discours en 1915, le pape François disait, en parlant de la FAMILLE : « Dieu est entré dans le monde par une famille. Et il a pu le faire parce que cette famille était une famille qui avait le cœur ouvert à l’amour, qui avait les portes ouvertes…. »

Ces dernières années, frères et sœurs, on a beaucoup parlé de FAMILLE : à propos du « mariage pour tous », de l’AMP (Assistance Médicale à la Procréation) et d’autres sujets touchant ce domaine.

Quelques jours après Noël, l’Église nous propose de célébrer la SAINTE FAMILLE, Joseph, Marie et le petit Jésus. A Noël les projecteurs étaient braqués sur lui, l’Emmanuel, Le-Dieu-avec-nous. Ce mignon petit bébé n’est pas resté petit comme nous le voudrions parfois ; au cours des années il a grandi. A l’âge de 12 ans il a célébré, comme tous les garçons juifs, la « Bar-mitsva » ; il est entré dans la communauté des adultes. Et dès maintenant il commence à s’affirmer.

Pendant la plus grande partie de sa vie sur terre (environ 30 ans) le Fils de Dieu fait Homme a vécu au sein d’une famille, au milieu des gens du village de Nazareth ; Joseph lui a appris son métier de charpentier. C’est dans une famille toute simple, laborieuse, qu’il a grandi et les paraboles, les exemples qu’il donnera plus tard dans son enseignement ont, la plupart du temps, comme sujets, la vie de la campagne, de familles et de gens tout simples : le semeur, le berger, le blé qui pousse le pain qui nourrit…. Ce sont ses parents qui lui ont appris à grandir dans l’amour et la foi en Dieu. Le Messie n’est pas « un Dieu tombé du ciel », mais  un homme bien de chez nous, qui a les pieds par terre. Ses parents ont respecté la loi juive le concernant, ils l’ont fait circoncire, et, lorsqu’il avait l’âge, ils l’ont emmené au Temple. C’est là qu’ils ont vécu cet événement douloureux de la perte de leur enfant: pendant trois jours ils courent à sa recherche !

Aux reproches de Marie, sa mère il a cette réponse mystérieuse : « Ne saviez-vous pas  qu’il me faut être chez mon Père ? »

Dans nos familles, une des premières missions des parents  est de transmettre à leurs enfants les valeurs humaines indispensables à toute vie en société : le respect des autres, l’accueil, le partage et la générosité, l’amitié et, pour les parents chrétiens, la foi en Dieu et l’Espérance. Aujourd’hui cette transmission n’est pas facile du tout, à cause de la fragilité des couples, des séparations de plus en plus nombreuses, des parents qui travaillent tous les deux ou qui sont au chômage, des enfants et des jeunes qui réagissent différemment.

Avant tout nos familles doivent être ce milieu d’amour, de respect mutuel et de partage ; ce que les parents donnent avec amour à leurs enfants, portera toujours des fruits, même si, parfois ils ont l’impression d’avoir raté leur éducation. Et n’oublions pas que les enfants peuvent aussi nous donner des leçons à nous les grands ; il faut que nous les prenions au sérieux !

Frères et sœurs, qu’à l’exemple de la SAINTE FAMILLE nos familles soient unies par l’Amour, le respect mutuel, par l’Amour et la confiance en Dieu.

Durant cette Eucharistie, confions à Dieu toutes nos familles, surtout celles qui vivent des difficultés. Que Jésus, Marie et Joseph les accompagnent dans leur vie quotidienne.

AMEN.

Abbé Bernard SCHER



Homélie de Noël

En découvrant le fascicule « À la découverte de la route des crèches », je me demande ce que vivent, ce que ressentent ces milliers de personnes, chrétiens ou non, qui viennent admirer ces nombreuses crèches, toutes belles, toutes construites avec foi et amour

Au-delà de la beauté artistique, le petit Enfant Jésus, parfois perdu dans un environnement magnifique, parle certainement au cœur de beaucoup. Et je voudrais simplement me mettre à leur place :

** Dans ces quelques instants d’admiration nous pensons que Noël c’est la PAIX. Cette Paix qui est « matérialisée » (malheureusement pendant quelques heures seulement) par « les trêves de Noël » là où les guerres font encore rage. Nous ne savons pas combien de gestes de paix se vivent en ces jours, dans les familles, entre voisins ou ailleurs. Mais n’oublions pas que la Paix doit passer quotidiennement par nos mains. Le partage de la Paix, tout à l’heure, avant la communion, nous le rappellera fortement.

** NOËL c’est aussi la fête de la LUMIÈRE. Les illuminations de nos villes et nos villages, de nos maisons en sont le signe éclatant. Luc nous dit, dans l’Évangile :

« La gloire du Seigneur enveloppa les bergers de sa lumière ». La Lumière doit fleurir en notre vie quotidienne ; samedi soir, à Leiding, nous avons accueilli, avec nos frères allemands, « la Lumière de Bethléem » ; marchons vers nos frères et sœurs, surtout vers les plus pauvres, illuminons leur vie  en leur apportant un peu de bonheur !

** NOËL, c’est le visage des enfants illuminés de JOIE, devant la crèche et devant leurs cadeaux. Malgré les difficultés que nous vivons, la Joie peut et doit briller sur notre visage de croyants, comme elle brillait hier soir sur les visages des enfants à Tromborn. Nietzsche, le philosophe athée disait : « Je croirais à leur Dieu, s’ils avaient davantage l’air d’être sauvés » Donnons notre sourire à ceux que nous rencontrons, ouvrons-nous à eux pour leur transmettre le sourire de l’Enfant-Jésus et de ses parents,

** et ainsi NOËL sera l’ESPÉRANCE folle, qui grandira petit à petit dans nos cœurs et dans le monde ; soyons des semeurs joyeux d’Espérance, Dieu ne nous abandonne pas : disons, avec les anges : « Gloire à Dieu au plus haut des cieux et paix sur la terre aux hommes qu’il aime ».

** Devant la crèche on ne peut pas s’empêcher de dire que NOËL c’est  surtout l’AMOUR, Amour de Dieu pour les hommes, qui nous a donné son Fils Jésus, Amour vécu entre nous à son exemple. Rayonnons cet Amour autour de nous chaque jour !

Frères et sœurs, que ce petit Enfant de la crèche que nous venons admirer, grandisse dans notre vie de chaque jour ; il vit avec nous nos joies et nos espérances, il porte avec nous nos souffrances. Nous le recevons chaque fois que nous vivons l’Eucharistie. Avec AMOUR, portons sa PAIX, sa LUMIÈRE, sa JOIE et son EPÉRANCE autour de nous, Alors « NOËL se vivra chaque jour »

Amen.

Abbé Bernard SCHER