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Homélie du premier dimanche de l’Avent – Père Bernard SCHER

PREMIER DIMANCHE DE L’ A V E N T « B »

29/11/2020

Aujourd’hui, en ce 1er dimanche de l’A V E N T, nous entrons dans une nouvelle année liturgique. (année B). Cette année passée n’a pas été facile : la peur des attentas rode toujours encore et personne n’est à l’abri d’une attaque, le confinement, qui nous empêche de nous rencontrer (nous avons pourtant besoin des contacts !), les catastrophes naturelles dans certains pays, l’inquiétude pour demain, les messes à participation réduite, la pauvreté, au lieu de diminuer, ne fait qu’ augmenter…etc…Nous nous demandons parfois, avec raison, où va notre monde ; et dans tout cela nous sommes toujours en attente d’un monde nouveau.

En ce premier dimanche de l’Avent, nous sommes, une fois de plus, invités par Jésus à ne pas nous décourager, à ne pas nous endormir ; « Prenez garde, restez éveillés » nous dit-il.

Ce temps de l’Avent ne nous enferme pas sur nos acquis ; il doit nous ouvrir sur l’avenir, orienter notre regard et notre espérance sur demain, sur le salut annoncé par Jean Baptiste, celui qui est venu préparer le chemin du Messie. Jésus, le Fils de Dieu a pris notre condition d’homme pour nous ouvrir le chemin du salut vers Dieu notre Père.. C’est pourquoi il nous invite à repérer les signes de sa venue et de sa présence dans notre vie quotidienne. Il nous demande de VEILLER…. Cela signifie quoi ?

VEILLER, ce n’est pas rester là « à nous tourner les pouces en attendant que cela vienne » Le maître a fixé à chacun son travail »

En ce début de l’Avent il serait bon que nous refassions le point sur nos responsabilités, dans notre vie humaine et chrétienne. – Quel travail le maître me fixe-t-il chaque jour à son service et au service de mes frères ?- Personne n’est inutile dans la construction du monde à venir !

VEILLER c’est aussi ‘ ne pas avoir peur de l’inconnu’. Nous ne savons pas ce que demain nous réservera, mais nous avançons avec courage et sérénité, parce que nous savons que le Seigneur ne nous abandonnera jamais. Nous sommes très peu nombreux à l’Eucharistie d’aujourd’hui ; mais ces épreuves renforceront peut-être notre foi ! Pourquoi pas ? Les ténèbres seront vaincues par la lumière, comme le printemps chasse l’hiver. Comme croyants nous n’avons jamais le droit de désespérer ; il nous faut proclamer à ceux et celles qui sont découragés que, dans les pires difficultés il y a toujours une lueur d’espoir ; c’est notre mission de chrétiens et de chrétiennes de brandir l’Espérance comme une lumière qui éclaire le chemin de ceux et celles qui s’avancent dans les ténèbres. Nos vies, si dures soient-elles, sont tressées d’espoirs, d’attentes quotidiennes ; nous vivons, poussés par l’Espérance. Ne plus rien attendre nous conduit au désespoir et, parfois même à la mort

Notre foi est parfois mise à rude épreuve (comme en ce moment), mais Dieu ne nous abandonnera jamais. Dans sa lettre aux habitants de Corinthe, St Paul nous le dit : « C’est le Seigneur qui nous fait tenir fermement jusqu’au bout…. Car Dieu est fidèle ! »

Frères et sœurs, entrons avec Espérance dans ce temps de l’AVENT et soyons des VEILLEURS qui se préparent, avec joie et confiance à accueillir le Seigneur Jésus dans leur vie quotidien chaque jour : alors nous pourrons le fêter tous ensemble dans l’allégresse de la fête de NOËL

AMEN.



Avent 2020 Année B

Chers amis,
Voici une nouvelle année liturgique « B » qui s’ouvre consacrée aux évangiles selon St Marc
Cette année-ci a été amputée d’un bon nombre de célébrations et non des moindres…
Ce temps d’attente, d’Avent nous donne de focaliser notre regard sur la veille, l’action, la préparation de nos coeurs à la venue du Sauveur et à la contemplation de l’annonce faite par l’ange à Marie
Mais que sera Noël cette année après tant d’épreuves de décès, de temps de deuil et autres calamités qui ont bouleversé notre quotidien?
La Paix du Seigneur qui va venir nous donne de regarder en nous et autour de nous pour voir ce qui nous donne du sens chaque jour et ce à quoi nous donnons du sens.
C’est ainsi que Noël sera vraiment la fête de l’amour, du partage, de la joie, de la paix au sens biblique de ces mots.
Comme vous l’avez vu les messes dominicales reprendront mais sous la limite du nombre….de personnes c’est déjà mieux que rien mais bon…..
Beaucoup d’évêques dont le nôtre ont réagi vis à vis des décisions étatiques mais on ne peut pas aller au-dessus de ce qu’on nous impose pour l’instant
Gardons courage et cultivons l’espérance pour que cette première bougie de la couronne brille comme un soleil d’amour et de justice.
Que le Seigneur vous illumine de sa Présence aimante avec toujours le soutien de notre maman du Ciel qui a dit oui au plan d’amour du Père.
Comme toujours en union avec nos différents malades, soignants, bienfaiteurs, et défunts.
Bonne Année liturgique à toutes et à tous en espérant des jours meilleurs…!!!
 
L’équipe des prêtres
 
 
 

Dimanche 29 Novembre 2020

1er Dimanche de l’Avent année « B »

 

Chers amis,

     C’est aujourd’hui le début d’une nouvelle année, d’une nouvelle année liturgique, l’année « B ». Et nous pouvons donc, par conséquent, nous souhaiter aux uns et aux autres une Bonne et Heureuse année.

C’est le premier dimanche de l’Avent, un mot qui signifie venue, arrivée, avènement.

La venue de Jésus sur terre n’est pas seulement un fait historique du passé. Notre foi, dans chacun de nos « Credo » nous fait affirmer qu’il reviendra dans la gloire pour juger les vivants et les morts. Ce n’est pas une invention de l’Eglise pour faire peur. C’est une vérité qui se trouve presque à toutes les pages de l’Evangile. C’est ce que les spécialistes de la Bible appellent la « dimension eschatologique », c’est-à-dire qu’il y a une attente du retour du Sauveur qui accompagne de façon cachée tous les récits de la Bible.

     Dans l’Evangile d’aujourd’hui, Jésus nous invite à la vigilance : il s’agit de ne pas être pris en défaut lors de la venue du Seigneur, de ne pas être « endormis » : « Soyez toujours prêts car vous ne savez pas quand le Maître reviendra ».

     Dieu est  comme un homme parti en voyage et qui a donné tout pouvoir à ses serviteurs. Ce temps de l’absence est donc le temps de la responsabilité : chacun a une charge, chacun a reçu un travail. On peut même penser que ce maître est parti exprès, pour donner de l’importance à ses serviteurs !   

      Notre Dieu est un Dieu sérieux, qui nous  a vraiment confié tout pouvoir, et donc une responsabilité réelle. Dieu est parti, un peu comme pour ne pas être sans cesse sur notre dos. Il tient à ce que nous soyons libres. Il nous dit : « Je vous fais confiance. Allez, décidez, prenez vos responsabilités ! »

 

     Dimanche dernier, Jésus nous a dit que tous les hommes seront jugés d’abord sur l’amour : nourrir, vêtir, loger, visiter… « ce que vous avez fait au plus petit de mes frères, c’est à moi que vous l’avez fait ». Voilà la base commune du jugement pour tous, croyants et incroyants.

     Mais aujourd’hui, Jésus nous dit que nous, les croyants, nous serons aussi jugés sur un second critère : « veillez… pour que le Maître, en arrivant à l’improviste, ne vous trouve pas endormis ».

     Nous qui avons entendu la voix de Jésus, nous serons donc aussi responsables de notre réponse de foi, de notre vigilance. Jésus nous demande non seulement d’aimer, mais de veiller.

C’est cette attitude très concrète qui singularise les vrais amis de Jésus. Il y a ceux qui veillent et ceux qui ne veillent pas. A nous ses amis, Jésus nous demande de « veiller », c’est-à-dire d’être de ceux qui L’attendent, de ceux qui seront heureux de l’accueillir à son arrivée.

     Dans le premier texte d’aujourd’hui, le prophète Isaïe exprime l’attente d’Israël exilé à Babylone. Nous pouvons faire nôtre sa prière, nous qui habitons un monde où les choses sont loin d’être parfaites : « tu es Seigneur, notre Dieu, notre Rédempteur. Reviens, pour l’amour de tes serviteurs et des tribus qui t’appartiennent. Voici que tu es descendu, et les montagnes ont fondu devant ta face ».

     Même si la venue de Dieu peut déplacer des montagnes, tous les obstacles à la paix et à la justice, nous savons bien que son intervention ne ressemble pas à quelque miracle foudroyant. Son intervention est toujours, et tous les jours, la venue au monde d’un enfant. D’un enfant de Dieu, qui en réponse à notre appel, vient à son tour nous appeler car il se présente comme un être fragile qui a besoin de tous nos soins pour ne pas mourir. Et que d’ailleurs nous finirons par faire mourir. En effet,  Dieu vient à notre rencontre à travers tous les petits, tous les pauvres de ce monde. Dieu vient ? Oui, il vient par eux vers nous et il vient à eux par nous.

Quand nous acceptons d’agir, par amour, pour la justice, nous libérons en nous la force même de Dieu, l’Esprit Saint. Nous lui permettons d’agir.

Etre vigilant, être prêt à accueillir Dieu qui vient, c’est se rendre attentifs aux autres, à ce que Dieu fait en eux, à ce qu’il nous suggère de faire pour eux et avec eux. C’est autre chose qu’un effort moral, ou plutôt, c’est le lieu où toute morale se récapitule et se transforme dans l’amour.

     Veillez, chaque nuit, pendant que les autres dorment,  il y a des gens qui sont éveillés : la maman près du chevet de son enfant malade, l’infirmière à l’hôpital, le permanent de la station-service pour les conducteurs obligés de conduire de nuit, le pilote du train ou de l’avion, l’ouvrier qui fait les trois huit.                                                                    Jésus voit son Eglise comme une maison où l’on veille, un peu, vous savez, comme cette maison aux vitres éclairées quand toutes les autres sont dans le noir.

« Prenez garde, veillez ».

 

     Quelles vont être mes vigilances d’ici Noël ? A quoi vais-je plus particulièrement faire attention ? Comment répondrai-je à l’invitation de Jésus de « prendre garde », d’être attentif à ses « venues » ? 

Que l’Eucharistie, plus particulièrement vécue en communion avec le monde entier devant nos écrans de télévision ou à la radio, que la prière soit notre Force. Amen

 

La couronne de l’Avent

 

     « Pour soulever le lourd manteau de l’obscurité qui parfois recouvre le monde et même le cœur des hommes, Seigneur, et qui empêche de te voir, je vais préparer quatre bougies. 

 

Je les poserai aux quatre coins de la terre pour tout éclairer : au nord, au sud, à l’est et à l’ouest, en haut, en bas, à gauche et à droite. Ainsi les habitants de la  terre pourront te voir et t’accueillir.

 

     La première bougie sera la lumière de mon sourire offert à tous, chaque jour, comme un cadeau, car toi, Seigneur, tu viens pour la joie de tous.

 

     La deuxième bougie sera la lumière de ma prière tournée vers Toi, chaque jour, comme un regard, car toi, Seigneur, tu parles à chacun dans le secret du cœur.

 

     La troisième bougie sera la lumière de mon pardon accordé  à tous, chaque jour, comme une main tendue car toi, Seigneur, tu laves toutes les offenses des hommes.

 

     La quatrième bougie sera la lumière de ma douceur distribuée à tous, chaque jour, comme du bon pain, car toi, Seigneur, tu donnes à chacun ton amour.

 

     Pour te montrer, Seigneur, combien je t’attends, je vais préparer mes quatre bougies, je les allumerai une à une au long des quatre semaines de l’Avent.

     Quand Noël viendra dans les maisons et les cœurs, elles brilleront dans la nuit. Ce sera ma couronne de lumière préparée pour toi, Seigneur, le Prince de la Paix ».

 

Belle entrée en Avent à toutes et à tous,

Seigneur, ce temps de l’Avent,
Tu me le donnes
Comme un chemin à préparer.

Cette route est au cœur de mon cœur,
Ce lieu où je suis entièrement connue
De Toi seul, Dieu, mon créateur.

Viens me rejoindre dans mes terres arides,
Et mes déserts,
Ces moments où je me sens sec,
Alors que dans ma vie, c’est la nuit.

Aide-moi à aplanir la route pour Toi,
A combler les ravins de mes peurs
De mes échecs et de mes ruptures.
Donne-moi la simplicité d’un cœur d’enfant,
Pour ramener à leur juste mesure
Toutes ce qui me semble montagne d’impossible.

Que ton Esprit m’aide
A rendre simple et droit
Ce que la vie a rendu tortueux et difficile
Dans mes relations avec les autres,
Dans mon cœur et dans mon corps.
Viens Seigneur Jésus.

Viens sur notre terre
Regarde, Seigneur notre Dieu,
Ton peuple rassemblé.
Nous t’en prions, viens sur notre terre.
Accompagne-nous sur notre terre de relations,
Agis avec nous sur notre terre d’actions.
Viens habiter
Cette terre qui est la nôtre,
Cette terre de Dieu comme nous l’appelons.
Viens au cœur de nos questions, Viens au cœur de nos interrogations.
Viens aujourd’hui encore bousculer nos habitudes, Ouvrir nos horizons, fleurir nos déserts,
Pour qu’avec Jésus, ton Fils qui nous sauve,
Nous apportions nous aussi
Le salut à nos frères les plus humbles,
Les plus pauvres.
Amen.



Homélie – Fête du CHRIST-ROI – Père Bernard SCHER

FÊTE DU CHRIST-ROI

22/11/2020 (A)

Pendant très longtemps l’Église catholique avait une très grande influence dans la société ; les plus anciens d’entre nous se souviennent encore de la place importante du curé dans nos villages. Heureusement que ce temps du « triomphalisme » de l’Eglise Catholique, qui, pendant des siècles, était liée au pouvoir civil, est terminé !

Et pourtant, chaque dernier dimanche de l’année liturgique, l’Église nous demande de célébrer la FÊTE DU CHRIST-ROI ! Nous fêtons celui qui a dit à Pilate : « Oui, je suis Roi, mais ma royauté n’est pas de ce monde. (Jn, 18,36)

Le prophète Ezéchiel, dans la 1ère lecture nous présente un roi qui est bon pasteur pour son peuple.

Matthieu, dans l’Evangile, nous présente le Fils de l’homme assis sur son trône de gloire ; il nous jugera, non pas selon les lois humaines ; son seul critère sera l’AMOUR, cet amour qu’il a vécu et enseigné durant toute sa vie terrestre, cet amour que nous devons partager les uns avec les autres et qui sera signe concret de notre amour pour lui ; J’ai eu faim et soif… et vous m’avez aidé. » Paul nous dit que son pouvoir n’apporte pas une victoire militaire, mais simplement la victoire sur le mal et a mort.

N’oublions pas que ce roi que nous fêtons aujourd’hui, avait comme sceptre dérisoire un roseau, comme couronne, une couronne d’épines et comme trône une croix au sommet de laquelle Pilate avait pourtant fait marquer : « Jésus de Nazareth, Roi des Juifs ».

Mort sur une croix comme un malfaiteur, ce Roi-Juge qui viendra à la fin des temps, nous rappellera sa solidarité avec les plus pauvres, avec ceux qui souffrent des besoins les plus élémentaires de la vie commune : manger et boire, être accueillis et respectés comme enfants de Dieu. Il s’identifie entièrement à ces pauvres, en disant : »Moi, j’avais faim, j’avais soif…et vous m’avez aidé…. » C’est lui, qui est touché directement par notre volonté ou nos refus d’aimer nos frères de chaque jour.

Nous remarquons que, lors du jugement final rien n’est dit sur la prière, les sacrements, la pratique religieuse, les actes du culte. Mais tous ces actes ouvrent notre cœur à l’amour de Dieu et nous renvoient au respect et à l’amour pour les autres. Nous pourrons êtres étonnés, nous aussi et nous demander quand nous avons aimé le Seigneur que nous n’avons jamais vu. Dans notre vie quotidienne de chrétien, Dieu ne nous demande pas de faire des choses exceptionnelles ;il veut simplement que nous le voyions, lui, dans ce pauvre qui nous tend la main, dans cet étranger qui ne vit pas comme nous, il voudrait que nous soyons accueillants et ouverts à tous ceux et celles qui viennent à nous. Croire en Dieu, c’est vivre un engagement concret au service des autres.

Du Christ-Roi, apprenons à vivre l’amour, comme lui l’a vécu, en le partageant avec tous, surtout ceux et celles qui en ont le plus besoin.

En mourant sur la croix, le Christ-Roi est allé jusqu’au bout de son amour pour tous les hommes. En portant notre croix (petite ou plus grande) à sa suite, soyons les témoins de sa Résurrection et de son Amour pour tous les hommes. Alors, à la fin de notre vie icic-bas, il nous dira à nous aussi :

« Venez les bénis de mon père…. » AMEN.

 

 

 

 



Christ Roi de l’Univers

Chers amis,

Encore une semaine de passée.

Personne ne sait quand reprendront vraiment les célébrations mais ce dernier dimanche de l’année arrive. Eh oui de l’année liturgique……….

Cette grande solennité du Christ Roi de l’Univers que nous fêtons ce dimanche nous remet dans le contexte de la simplicité et du don de soi.C’est le dernier dimanche de l’année de l’Eglise.

En effet, dimanche prochain s’ouvre la nouvelle année liturgique.

Dans le contexte que nous vivons, le Christ Roi nous fait découvrir qu’Il est un Roi de bonté, de tendresse, un roi sans armée et sans palais.

Il est un roi de douceur et d’amour de lumière et de force.

Il s’est fait serviteur des serviteurs en donnant tout jusqu’à sa propre vie.

Implorons-Le pour nous-même et tous les petits, les malades afin que personne ne soit oublié et mis ou laissé sur le bord du chemin.

Observons dans son exemple que ce Roi est la source du vrai bonheur qui appelle et envoie pour la mission d’annonce du Salut.

Remercions-Le aussi pour toutes les grâces reçues cette année malgré les difficultés et épreuves évidentes mais dans lesquelles Il est toujours présent pour nous soutenir.

Continuons de garder courage avec ce Roi si simple et bon qui nous ouvre son coeur et ses bras.

A tous une bonne méditation en union de prières les uns avec les autres.

Prenez soin de vous.

Bon week-end

et que le Roi vainqueur du monde vous bénisse et vous garde dans son amour et dans sa paix

L’équipe des prêtres.

N’hésitez pas à télécharger l’application YOUPRAY qui peut vous aider chaque jour dans votre méditation personnelle et à être aussi en lien avec tous nos paroissiens dans une prière fraternelle.

En cette période de confinement, où un certain nombre de chrétiens manifestent pour la messe dominicale, il nous est bon de réentendre le message, certainement le plus important de tous les Evangiles, où le Christ s’identifie à chacun de nous.

Tout chrétien, devrait en être habité pour en faire le noyau central de sa vie. Qu’y a-t-il de si important dans ce passage de l’Evangile que nous venons d’entendre?

La première chose qui nous frappe : il n’y aura qu’un seul critère de choix, de séparation entre les hommes au dernier jour : l’amour des « petits ». Toutes nos divisions humaines, toutes ces barrières, ces murs que nous avons dressés entre nous seront d’un seul coup abolis. Il n’y aura plus de distinction entre catholiques, protestants, orthodoxes, juifs, musulmans, bouddhistes, ni même entre croyants et incroyants. Il n’y aura plus de distinctions entre hommes de droite ou hommes de gauche, entre riches et pauvres, entre Noirs et Blancs. Tout cela sera aboli. Nous ne serons pas jugés sur notre pratique religieuse, ni sur la qualité de notre foi, ni sur l’intensité de notre prière. Nous ne serons jugés que sur l’amour. Et même pas sur l’amour de Dieu : uniquement sur l’amour de nos frères en difficultés.  « Laisse-là ton offrande et va d’abord te réconcilier avec ton frère » dit Jésus. Voilà bien une bonne nouvelle, qui concerne l’humanité entière. L’humanité ne peut être sauvée, libérée que par l’amour.

Vous le voyez : c’est un message qui dépasse largement le cadre d’une religion : c’est un message proprement universel.

C’est pourquoi, dans ce tableau que Jésus nous peint de l’humanité au dernier jour, il nous appelle à faire preuve d’initiative concrète. Il donne des exemples. Ces exemples sont ceux qu’il a choisis pour ses interlocuteurs d’il y a vingt siècles. Ils ne sont qu’une partie des exemples possibles. On pourrait continuer indéfiniment la liste, selon les situations diverses que connaissent les hommes de notre temps.

« J’ai eu faim », nous dit-il. Certes, il n’y a pas que des faims matérielles, mais il y a déjà celles-là. Quand on pense que cinquante millions d’enfants de moins de 5 ans meurent tous les ans par manque de nourriture. Que tant d’hommes vivent toute leur vie avec la faim au ventre ! Et non seulement dans le Tiers-Monde. Pensez, tout près de nous, à l’affluence de plus en plus grande des gens qui se pressent l’hiver aux « Restos du cœur »- à La soupe populaire – au Secours Catholique, etc… C’est un problème grave. Mais il n’y a pas que les faims de nourriture. Il y a d’autres faims. La faim d’être aimé, d’être reconnu, d’être respecté y compris dans les choix de vie. Le désir d’être considéré par les autres comme un homme et comme un frère. La faim de justice, la faim de paix, la faim de travail, pour tant de demandeurs d’emplois suite aux fermetures et licenciements annoncés en cette période difficile du Coronavirus. Combien de jeunes sont en recherche d’un appartement, d’un toit, d’être compris et appréciés. Ce sont les faims de nos contemporains. Allons-nous fermer nos yeux et nos oreilles ? « J’ai eu faim. Quand t’avons-nous donné à manger ? Chaque fois que vous l‘avez fait à l‘un de ces petits, c‘est à moi-même que vous l‘avez fait. »

C’est dans ces gestes simples et quotidiens que nous avons à manifester tout notre amour et notre attention à autrui.  C’est cela l’essentiel qu’il faut nous redire sans cesse, surtout dans les moments de découragement, de crise : apprenons à aimer, tout près de nous, à commencer par la famille : savoir s’apprécier, trouver des paroles d’encouragement, des gestes de tendresse…Il en va de même sur nos lieux de travail, quartier, école, milieu hospitalier, dans nos organisations et associations et paroisses : apprendre à vivre ensemble.  Il n’y a rien d’insignifiant dans notre vie.

« Au soir de cette vie, nous dit Saint Jean de la Croix, tu seras examiné sur l’amour. »



Journée internationale des Pauvres et Journée nationale du Secours Catholique

Bonjour chers amis, 

Ce dimanche marque le début de notre troisième semaine de confinement… 
Nous espérons que chacun se porte bien et que tout le monde est en bonne santé… 
Ce dimanche 15 novembre, nous sommes invités à vivre en communion les uns avec les autres mais aussi avec l’Eglise tout entière, c’est la journée mondiale des pauvres.
Une journée instituée par le pape François, il y a 4 ans…
C’est pourquoi, vous trouverez  le message du Pape François pour cette 4ème journée mondiale des pauvres. 
En parallèle de cette journée, c’est pour la France, la journée nationale du Secours Catholique. Plus que jamais, le Secours Catholique est engagé aux côtés des plus démunis tant au niveau national, régional mais aussi local où les équipes font un travail remarquable d’accueil, d’écoute et d’accompagnement…
N’hésitez pas à les soutenir par votre prière et si vous le pouvez par votre générosité afin qu’ils puissent continuer leurs actions auprès des plus démunis. 
« Bâtir une société de frères ne saurait rester à l’état de programme. Chacun, là où il est, y a sa part de responsabilité. Chacun y a sa place. » disait Mgr Rodhain, fondateur du SC
Recevez aussi une proposition de liturgie domestique pour vivre et sanctifier le dimanche ainsi qu’une proposition pour prier avec les enfants. 
Vous pouvez si vous le désirez mettre à vos fenêtres une bougie afin de manifester au monde que même si nous sommes confinés, nous continuons de prier… 
Que Dieu vous garde et vous bénisse 
L’équipe des prêtres

MESSAGE DU PAPE FRANÇOIS

4ème JOURNÉE MONDIALE DES PAUVRES

15 novembre 2020, 33ème dimanche du Temps Ordinaire

« Tends ta main au pauvre » (Si 7, 32)

« Tends ta main au pauvre » (Si 7, 32). La sagesse antique a fait de ces mots comme un code sacré à suivre dans la vie. Ils résonnent encore aujourd’hui, avec tout leur poids de signification, pour nous aider, nous aussi, à concentrer notre regard sur l’essentiel et à surmonter les barrières de l’indifférence. La pauvreté prend toujours des visages différents qui demandent une attention à chaque condition particulière : dans chacune d’elles, nous pouvons rencontrer le Seigneur Jésus qui a révélé sa présence dans ses frères les plus faibles (cf. Mt 25, 40).

  1. Prenons entre les mains le texte du Livre de Ben Sira, un des livres de l’Ancien Testament. Nous y trouvons les paroles d’un maître de sagesse qui a vécu environ deux cents ans avant le Christ. Il était en recherche de la sagesse, celle qui rend les hommes meilleurs et capables de scruter à fond les événements de la vie. Il le faisait à un moment de dure épreuve pour le peuple d’Israël, un temps de douleur, de deuil et de misère, à cause de la domination de puissances étrangères. Étant un homme de grande foi, enraciné dans les traditions des pères, sa première pensée était de s’adresser à Dieu pour lui demander le don de la sagesse. Et l’aide du Seigneur ne lui manqua pas.

Dès les premières pages, le Livre de Ben Sira donne des conseils sur de nombreuses situations concrètes de la vie, et la pauvreté en est une. Il insiste sur le fait que, dans le besoin, il faut avoir confiance en Dieu : «Ne t’agite pas à l’heure de l’adversité. Attache-toi au Seigneur, ne l’abandonne pas, afin d’être comblé dans tes derniers jours. Toutes les adversités, accepte-les ; dans les revers de ta pauvre vie, sois patient ; car l’or est vérifié par le feu, et les hommes agréables à Dieu par le creuset de l’humiliation. Dans les maladies comme dans le dénuement, aie foi en lui. Mets ta confiance en lui, et il te viendra en aide ; rends tes chemins droits, et mets en lui ton espérance. Vous qui craignez le Seigneur, comptez sur sa miséricorde, ne vous écartez pas du chemin, de peur de tomber. » (2, 2-7).

  1. Page après page, nous découvrons un précieux recueil de suggestions sur la façon d’agir à la lumière d’une relation intime avec Dieu, créateur et amant de sa création, juste et providentiel envers tous ses enfants. La référence constante à Dieu, cependant, n’empêche pas de regarder l’homme concret, bien au contraire, les deux choses sont étroitement liées.

Ceci est clairement démontré par l’extrait biblique dont le titre de ce Message est tiré (cf. 7, 29-36). La prière à Dieu et la solidarité avec les pauvres et les souffrants sont inséparables. Pour célébrer un culte qui soit agréable au Seigneur, il est nécessaire de reconnaître que toute personne, même la plus indigente et la plus méprisée, porte l’image de Dieu imprimée en elle. De cette attention découle le don de la bénédiction divine, attirée par la générosité pratiquée à l’égard du pauvre. Par conséquent, le temps consacré à la prière ne peut jamais devenir un alibi pour négliger le prochain en difficulté. Le contraire est vrai : la bénédiction du Seigneur descend sur nous et la prière atteint son but quand elles sont accompagnées par le service aux pauvres.

  1. Cet antique enseignement est combien actuel pour chacun de nous ! En effet, la parole de Dieu dépasse l’espace, le temps, les religions et les cultures. La générosité qui soutient le faible, console l’affligé, apaise les souffrances, restitue la dignité à ceux qui en sont privés, est en fait la condition d’une vie pleinement humaine. Le choix de consacrer une attention aux pauvres, à leurs nombreux et divers besoins, ne peut être conditionné seulement par le temps disponible ou par des intérêts privés, ni par des projets pastoraux ou sociaux désincarnés. On ne peut étouffer la force de la grâce de Dieu par la tendance narcissique de toujours se mettre à la première place.

Avoir le regard tourné vers le pauvre est difficile, mais plus que jamais nécessaire pour donner à notre vie personnelle et sociale la bonne direction. Il ne s’agit pas d’exprimer beaucoup de paroles, mais plutôt d’engager concrètement la vie, animée par la charité divine. Chaque année, avec la Journée Mondiale des Pauvres, je reviens sur cette réalité fondamentale pour la vie de l’Église, parce que les pauvres sont et seront toujours avec nous (cf. Jn 12, 8) pour nous aider à accueillir la présence du Christ dans l’espace du quotidien.

  1. Chaque rencontre avec une personne en situation de pauvreté nous provoque et nous interroge. Comment pouvons-nous contribuer à éliminer ou, du moins, à soulager sa marginalisation et sa souffrance? Comment pouvons-nous l’aider dans sa pauvreté spirituelle ? La communauté chrétienne est appelée à s’impliquer dans cette expérience de partage, sachant qu’il ne lui est pas permis de la déléguer à qui que ce soit. Et pour être un soutien aux pauvres, il est fondamental de vivre personnellement la pauvreté évangélique. Nous ne pouvons pas nous sentir « bien » quand un membre de la famille humaine est relégué dans les coulisses et devient une ombre. Le cri silencieux des nombreux pauvres doit trouver le peuple de Dieu en première ligne, toujours et partout, afin de leur donner une voix, de les défendre et de se solidariser avec eux devant tant d’hypocrisie et devant tant de promesses non tenues, pour les inviter à participer à la vie de la communauté.

Il est vrai que l’Église n’a pas de solutions globales à proposer, mais elle offre, avec la grâce du Christ, son témoignage et ses gestes de partage. Elle se sent en outre le devoir de présenter les instances de ceux qui n’ont pas le nécessaire pour vivre. Rappeler à tous la grande valeur du bien commun est, pour le peuple chrétien, un engagement de vie qui se réalise dans la tentative de n’oublier aucun de ceux dont l’humanité est violée dans ses besoins fondamentaux.

  1. Tendre la main fait découvrir, avant tout à celui qui le fait, qu’existe en nous la capacité d’accomplir des gestes qui donnent un sens à la vie. Que de mains tendues pouvons-nous voir tous les jours ! Malheureusement, il arrive de plus en plus souvent que la hâte entraîne dans un tourbillon d’indifférence, au point que l’on ne sait plus reconnaître tout le bien qui se fait quotidiennement, en silence et avec grande générosité. C’est souvent lorsque surviennent des événements qui bouleversent le cours de notre vie que nos yeux deviennent capables de voir la bonté des saints « de la porte d’à côté », « de ceux qui vivent proches de nous et sont un reflet de la présence de Dieu » (Exhort. ap. Gaudete et Exultate, n. 7), mais dont personne ne parle. Les mauvaises nouvelles abondent sur les pages des journaux, sur les sites internet et sur les écrans de télévision, au point de laisser croire que le mal règne en maître. Pourtant il n’en est pas ainsi. Certes, la méchanceté et la violence, l’abus et la corruption ne manquent pas, mais la vie est tissée d’actes de respect et de générosité qui, non seulement compensent le mal, mais poussent à aller au-delà et à être remplis d’espérance. 
  2. Tendre la main est un signe : un signe qui rappelle immédiatement la proximité, la solidarité, l’amour. En ces mois où le monde entier a été submergé par un virus qui a apporté douleur et mort, détresse et égarement, combien de mains tendues nous avons pu voir ! La main tendue du médecin qui se soucie de chaque patient en essayant de trouver le bon remède. La main tendue de l’infirmière et de l’infirmier qui, bien au-delà de leurs horaires de travail, sont restés pour soigner les malades. La main tendue de ceux qui travaillent dans l’administration et procurent les moyens de sauver le plus de vies possibles. La main tendue du pharmacien exposé à tant de demandes dans un contact risqué avec les gens. La main tendue du prêtre qui bénit avec le déchirement au cœur. La main tendue du bénévole qui secourt ceux qui vivent dans la rue et qui, en plus de ne pas avoir un toit, n’ont rien à manger. La main tendue des hommes et des femmes qui travaillent pour offrir des services essentiels et la sécurité. Et combien d’autres mains tendues que nous pourrions décrire jusqu’à en composer une litanie des œuvres de bien. Toutes ces mains ont défié la contagion et la peur pour apporter soutien et consolation.
  3. Cette pandémie est arrivée à l’improviste et nous a pris au dépourvu, laissant un grand sentiment de désorientation et d’impuissance. Cependant, la main tendue aux pauvres ne vient pas à l’improviste. Elle témoigne de la manière dont on se prépare à reconnaître le pauvre afin de le soutenir dans les temps de nécessité. On n’improvise pas les instruments de miséricorde. Un entraînement quotidien est nécessaire, à partir d’une prise de conscience que nous, les premiers, avons combien besoin d’une main tendue vers nous.

Ce moment que nous vivons a mis en crise beaucoup de certitudes. Nous nous sentons plus pauvres et plus faibles parce que nous avons fait l’expérience de la limite et de la restriction de la liberté. La perte du travail, des relations affectives les plus chères, comme l’absence des relations interpersonnelles habituelles, a tout d’un coup ouvert des horizons que nous n’étions plus habitués à observer. Nos richesses spirituelles et matérielles ont été remises en question et nous avons découvert que nous avions peur. Enfermés dans le silence de nos maisons, nous avons redécouvert l’importance de la simplicité et d’avoir le regard fixé sur l’essentiel. Nous avons mûri l’exigence d’une nouvelle fraternité, capable d’entraide et d’estime réciproque. C’est un temps favorable pour « reprendre conscience que nous avons besoin les uns des autres, que nous avons une responsabilité vis-à-vis des autres et du monde […]. Depuis trop longtemps, déjà, nous avons été dans la dégradation morale, en nous moquant de l’éthique, de la bonté, de la foi, de l’honnêteté. […] Cette destruction de tout fondement de la vie sociale finit par nous opposer les uns aux autres, chacun cherchant à préserver ses propres intérêts ; elle provoque l’émergence de nouvelles formes de violence et de cruauté, et empêche le développement d’une vraie culture de protection de l’environnement » (Lett. enc. Laudato Si’, n. 229). En somme, les graves crises économiques, financières et politiques ne cesseront pas tant que nous laisserons en état de veille la responsabilité que chacun doit sentir envers le prochain et chaque personne.

  1. « Tends la main au pauvre », est donc une invitation à la responsabilité comme engagement direct de quiconque se sent participant du même sort. C’est une incitation à prendre en charge le poids des plus faibles, comme le rappelle saint Paul : « Mettez-vous, par amour au service les uns des autres. Car toute la Loi est accomplie dans l’unique parole que voici : Tu aimeras ton prochain comme toi-même. (…) Portez les fardeaux des uns les autres » (Ga 5,13-14 ; 6,2). L’Apôtre enseigne que la liberté qui nous a été donnée par la mort et la résurrection de Jésus Christ est pour chacun de nous une responsabilité pour se mettre au service des autres, surtout des plus faibles. Il ne s’agit pas d’une exhortation facultative, mais d’une condition de l’authenticité de la foi que nous professons.

Le Livre de Ben Sira vient une fois de plus à notre aide : il suggère des actions concrètes pour soutenir les plus faibles et il utilise également quelques images suggestives. Tout d’abord, il prend en considération la faiblesse de ceux qui sont tristes : « Ne te détourne pas ceux qui pleurent » (7, 34). La période de la pandémie nous a obligés à un isolement forcé, nous empêchant même de pouvoir consoler et d’être près d’amis et de connaissances affligés par la perte de leurs proches. Et l’auteur sacré affirme encore : « N’hésite pas à visiter un malade » (7, 35). Nous avons fait l’expérience de l’impossibilité d’être aux côtés de ceux qui souffrent, et en même temps, nous avons pris conscience de la fragilité de notre existence. En somme, la Parole de Dieu ne nous laisse jamais tranquilles, elle continue à nous stimuler au bien.

  1. « Tends la main au pauvre » fait ressortir, par contraste, l’attitude de ceux qui tiennent leurs mains dans leurs poches et ne se laissent pas émouvoir par la pauvreté, dont ils sont souvent complices. L’indifférence et le cynisme sont leur nourriture quotidienne. Quelle différence par rapport aux mains généreuses que nous avons décrites! Il y a, en effet, des mains tendues qui touchent rapidement le clavier d’un ordinateur pour déplacer des sommes d’argent d’une partie du monde à l’autre, décrétant la richesse des oligarchies et la misère de multitudes ou la faillite de nations entières. Il y a des mains tendues pour accumuler de l’argent par la vente d’armes que d’autres mains, même celles d’enfants, utiliseront pour semer la mort et la pauvreté. Il y a des mains tendues qui, dans l’ombre, échangent des doses de mort pour s’enrichir et vivre dans le luxe et le désordre éphémère. Il y a des mains tendues qui, en sous-main, échangent des faveurs illégales contre un gain facile et corrompu. Et il y a aussi des mains tendues de ceux qui, dans l’hypocrisie bienveillante, portent des lois qu’eux-mêmes n’observent pas. 

Dans ce panorama, « les exclus continuent à attendre. Pour pouvoir soutenir un style de vie qui exclut les autres, ou pour pouvoir s’enthousiasmer avec cet idéal égoïste, on a développé une mondialisation de l’indifférence. Presque sans nous en apercevoir, nous devenons incapables d’éprouver de la compassion devant le cri de douleur des autres, nous ne pleurons plus devant le drame des autres, leur prêter attention ne nous intéresse pas, comme si tout nous était une responsabilité étrangère qui n’est pas de notre ressort.» (Exhort. ap. Evangelii Gaudium, n. 54). Nous ne pourrons pas être heureux tant que ces mains qui sèment la mort ne seront pas transformées en instruments de justice et de paix pour le monde entier.

  1. « Quoi que tu fasses, souviens-toi que ta vie a une fin » (Si 7, 36). C’est l’expression par laquelle le Livre de Ben Sira conclut sa réflexion. Le texte se prête à une double interprétation. La première fait ressortir que nous devons toujours garder à l’esprit la fin de notre existence. Se souvenir du destin commun peut aider à mener une vie sous le signe de l’attention à ceux qui sont les plus pauvres et qui n’ont pas eu les mêmes possibilités que nous. Il y a aussi une deuxième interprétation, qui souligne plutôt le but vers lequel chacun tend. C’est la fin de notre vie qui demande un projet à réaliser et un chemin à accomplir sans se lasser. Or, le but de chacune de nos actions ne peut être autre que l’amour. Tel est le but vers lequel nous nous dirigeons, et rien ne doit nous en détourner. Cet amour est partage, dévouement et service, mais il commence par la découverte que nous sommes les premiers aimés et éveillés à l’amour. Cette fin apparaît au moment où l’enfant rencontre le sourire de sa mère et se sent aimé par le fait même d’exister. Même un sourire que nous partageons avec le pauvre est source d’amour et permet de vivre dans la joie. Que la main tendue, alors, puisse toujours s’enrichir du sourire de celui qui ne fait pas peser sa présence et l’aide qu’il offre, mais ne se réjouit que de vivre à la manière des disciples du Christ.

Que sur ce chemin quotidien de rencontre avec les pauvres nous accompagne la Mère de Dieu, qui plus que tout autre est la Mère des pauvres. La Vierge Marie connaît de près les difficultés et les souffrances de ceux qui sont marginalisés, parce qu’elle-même s’est trouvée à donner naissance au Fils de Dieu dans une étable. Sous la menace d’Hérode, avec Joseph son époux et l’Enfant Jésus, ils se sont enfuis dans un autre pays, et la condition de réfugié a marqué, pendant quelques années, la Sainte Famille. Puisse la prière à la Mère des pauvres rassembler ses enfants favoris et tous ceux qui les servent au nom du Christ. Que la prière transforme la main tendue en une étreinte de partage et de fraternité retrouvée.

Donné à Rome, Saint Jean du Latran, le 13 juin 2020, mémoire liturgique de saint Antoine de Padoue, huitième année de mon Pontificat.

https://mail.google.com/mail/u/0?ui=2&ik=f333cec21d&attid=0.1&permmsgid=msg-a:r9214289027967720298&th=175cb4bd57dc711d&view=att&disp=safe&realattid=175cb4bbcd1233116171
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PRIER ENSEMBLE EN CETTE PERIODE DE CONFINEMENT 

Dimanche 15 novembre

33ème Dimanche du Temps Ordinaire

Journée mondiale des pauvres 

Une proposition à vivre en famille, en couple, seul, dans un lieu de son choix

Cette proposition ne remplace évidemment pas la liturgie dominicale en paroisse, avec communion sacramentelle, elle vise à nous aider à vivre la communion spirituelle, dans l’attente de pouvoir nous retrouver dans nos églises pour la messe.

Dieu, qui sait tirer le bien du mal, peut tirer du fruit de cette situation difficile : Privés de la liturgie dominicale, ce temps peut néanmoins être l’occasion de redécouvrir la prière en famille d’une nouvelle manière, et d’attiser notre désir de communier. Osons partager notre foi et notre prière en famille, laissons-nous surprendre par l’Esprit-Saint qui veut œuvrer au sein de notre famille. « Quand deux ou trois sont réunis en mon nom, je suis là au milieu d’eux. »

Si vous ne choisissez pas de suivre une messe télévisée, voici une proposition alternative (ou complémentaire), qui peut être féconde en particulier si vous la vivez en famille.

La méthode qui suit doit rester d’une grande souplesse, ce ne sont que des orientations, à adapter dans chacun de vos foyers. 

Entrer dans la prière

Sur une table peuvent être aménagés une nappe blanche, une croix, et deux bougies. Sur cette table, on déposera une Bible ouverte à la page de l’Evangile du jour. On peut aussi orner cet « autel domestique » d’un bouquet de fleurs, et y ajouter une image de la Vierge Marie.

On peut disposer des chaises devant l’autel domestique.

Les chants proposés peuvent être librement changé. 

Chanter ou écouter ce chant :  A ce monde que tu fais  (https://www.youtube.com/watch?v=GjY1XjxMhiw)

  1. A ce monde que tu fais chaque jour avec tendresse

Donne un cœur de chair, donne un cœur nouveau.

A ce monde où tu voudrais plus de joie, moins de détresse,

Donne un cœur de chair, donne un cœur nouveau.

A ce monde qui renaît s’il a foi en ta promesse,

Donne un cœur de chair, donne un cœur nouveau.

 

R/ Viennent les cieux nouveaux et la nouvelle terre que ta bonté nous donnera

Viennent les cieux nouveaux et la nouvelle terre où la justice habitera.

 

2.Sur les hommes qu’il t’a plu de créer à ton image

Envoie ton Esprit, un Esprit nouveau.

Sur les hommes que l’on tue pour leur peau ou leur visage

Envoie ton Esprit, un Esprit nouveau.

Sur les hommes qui n’ont plus qu’à se taire sous l’outrage

Envoie ton Esprit, un Esprit nouveau.

Au nom du Père et du fils et du St Esprit

Mettons-nous en présence de Dieu et adorons-le. On fait alors son examen de conscience en silence.

Prière du « je confesse à Dieu »

Je confesse à Dieu tout-puissant, je reconnais devant mes frères

que j’ai péché en pensée, en parole, par action et par omission.

Oui, J’ai vraiment péché. C’est pourquoi je supplie

la bienheureuse Vierge Marie, les anges et tous les saints,

et vous aussi mes frères, de prier pour moi le Seigneur notre Dieu. 

Liturgie de la Parole

On s’assoit pour se mettre à l’écoute de la Parole de Dieu.

Il est bon si possible de lire toutes les lectures de la messe. L’Evangile sera privilégié. Il est possible de faire une lecture dialoguée de l’Evangile, surtout s’il y a des enfants et des jeunes. 

PREMIÈRE LECTURE

Lecture du livre des Proverbes

Une femme parfaite, qui la trouvera ? Elle est précieuse plus que les perles ! Son mari peut lui faire confiance : il ne manquera pas de ressources. Elle fait son bonheur, et non pas sa ruine, tous les jours de sa vie. Elle sait choisir la laine et le lin, et ses mains travaillent volontiers. Elle tend la main vers la quenouille, ses doigts dirigent le fuseau. Ses doigts s’ouvrent en faveur du pauvre, elle tend la main au malheureux. Le charme est trompeur et la beauté s’évanouit ; seule, la femme qui craint le Seigneur mérite la louange. Célébrez-la pour les fruits de son travail : et qu’aux portes de la ville, ses œuvres disent sa louange !    

– Parole du Seigneur.

PSAUME (Ps 127 (128), 1-2, 3, 4-5)

R/ Heureux qui craint le Seigneur !

Heureux qui craint le Seigneur             Ta femme sera dans ta maison

et marche selon ses voies !                 comme une vigne généreuse,

Tu te nourriras du travail de tes mains :         et tes fils, autour de la table,

Heureux es-tu ! À toi, le bonheur !             comme des plants d’olivier.

Voilà comment sera béni

l’homme qui craint le Seigneur.

De Sion, que le Seigneur te bénisse !

Tu verras le bonheur de Jérusalem tous les jours de ta vie.

DEUXIÈME LECTURE

Lecture de la première lettre de saint Paul apôtre aux Thessaloniciens

Pour ce qui est des temps et des moments de la venue du Seigneur, vous n’avez pas besoin, frères, que je vous en parle dans ma lettre. Vous savez très bien que le jour du Seigneur vient comme un voleur dans la nuit. Quand les gens diront : « Quelle paix ! quelle tranquillité ! », c’est alors que, tout à coup, la catastrophe s’abattra sur eux, comme les douleurs sur la femme enceinte : ils ne pourront pas y échapper. Mais vous, frères, comme vous n’êtes pas dans les ténèbres, ce jour ne vous surprendra pas comme un voleur. En effet, vous êtes tous des fils de la lumière, des fils du jour ; nous n’appartenons pas à la nuit et aux ténèbres. Alors, ne restons pas endormis comme les autres, mais soyons vigilants et restons sobres.    

– Parole du Seigneur.

ÉVANGILE

On chante l’acclamation à l’évangile « Alléluia. » et on se lève. On reprendre l’alléluia après le verset. 

Demeurez en moi, comme moi en vous, dit le Seigneur ;

celui qui demeure en moi porte beaucoup de fruit.

Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu

En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples cette parabole : « C’est comme un homme qui partait en voyage : il appela ses serviteurs et leur confia ses biens. À l’un il remit une somme de cinq talents, à un autre deux talents, au troisième un seul talent, à chacun selon ses capacités. Puis il partit. Longtemps après, le maître de ces serviteurs revint et il leur demanda des comptes. Celui qui avait reçu cinq talents s’approcha, présenta cinq autres talents et dit : ‘Seigneur, tu m’as confié cinq talents ; voilà, j’en ai gagné cinq autres.’ Son maître lui déclara : ‘Très bien, serviteur bon et fidèle, tu as été fidèle pour peu de choses, je t’en confierai beaucoup ; entre dans la joie de ton seigneur.’ »    

– Acclamons la Parole de Dieu.

Partage de la Parole

Proposition : après avoir lu les lectures, on peut prendre 5 minutes de silence, puis partager ce qui nous a marqué, surpris, touché dans ce passage. On peut se poser cette question : « qu’est-ce que Jésus veut me dire par cette parole vivante ? comment veut-il m’aider à vivre en chrétien ce temps de confinement ? »

L’évangile dans ma vie : Jésus est ce bon et fidèle serviteur qui, au dernier jour, a tout remis entre les mains de son Père. Il me montre ainsi l’exemple d’une vie parfaitement accomplie. Ce que je suis réellement, de par la volonté de mon Créateur, ne trouvera sa plénitude qu’en lui. Il s’agit de bien placer mes talents à la banque de son amour et mes défauts en sa miséricorde.  

Credo

Après un temps de silence on se lève pour réciter le credo. La famille montre qu’elle est unie sur l’essentiel que proclame le « symbole de la foi ». Le mot « symbole » signifie ici « ce qui unit ». En cette période de séparation physique, il revêt une signification particulière !

Prière universelle

On peut ici confier des intentions de prières, préparées par des membres de la famille, ou spontanées : pour les malades, les soignants, les personnes isolées… On peut chanter un refrain entre chaque intention.

On peut aussi prendre la prière universelle proposée ci-dessous : 

Dieu de tendresse et de miséricorde, écoute la prière de tous ceux qui crient vers toi. Que leurs appels et leurs demandes nourrissent aussi la prière de la diaconie.

  • De tous ceux qui désespèrent ou qui se croient abandonnés de toi,

Seigneur, prends pitié !

  • De tous ceux qui sont sans logement, sans travail, ou sans projet pour demain, 

Seigneur, prends pitié !

  • De tous ceux qui ont honte d’exister à cause de la misère ou de l’exclusion, 

Seigneur, prends pitié !

  • De tous ceux qui sont en prison, à l’hôpital, ou seul dans leur logement en attendant la visite d’un proche ou d’un ami, 

Seigneur, prends pitié !

  • De tous les enfants séparés de leur famille et de tous les parents privés de leurs enfants, 

Seigneur, prends pitié !

  • De tous les réfugiés, les sans-papiers, les demandeurs d’asile, les étrangers loin de leurs pays d’origine, 

Seigneur, prends pitié !

  • De tous ceux qui s’enferment dans l’alcool et la drogue et de tous ceux qui luttent pour s’en sortir, 

Seigneur, prends pitié !

  • De tous ceux qui souffrent psychologiquement et moralement, qui sont dans la déprime, l’isolement ou même la maladie mentale,

Seigneur, prends pitié !

  • De toutes les familles, les groupes et les communautés marqués par le drame de la division,

Seigneur, prends pitié !

  • De tous ceux qui sont morts seuls et sans espoir, dans le suicide ou l’abandon, 

Seigneur, prends pitié !

  • Pour qu’il te plaise, Seigneur, de donner à ton Église l’amour des pauvres et des petits, 

exauce-nous Seigneur !

  • Pour qu’il te plaise toujours de susciter parmi nous des serviteurs ardents de la justice et de la paix, 

exauce nous Seigneur !

  • Pour qu’il te plaise, Seigneur, de mettre en nos cœurs la force d’espérer et de servir nos frères, 

exauce nous Seigneur !

  • Pour qu’il te plaise, Seigneur, de nous garder dans l’humilité de ton amour et le courage de la foi, 

exauce nous Seigneur !

  • Pour qu’il te plaise, Seigneur, de guérir nos peurs pour nous envoyer témoigner de ton amour pour tous les blessés de la vie,

exauce nous Seigneur !

Notre Père

Acte de communion spirituelle

Récitez ensemble :

« Seigneur, je ne suis pas digne de te recevoir, mais dis seulement une parole et je serai guéri. »

La communion spirituelle est le désir de recevoir les fruits de ce sacrement par un amour ardent, une foi vive, un esprit d’humilité et d’espérance, qui nous unit spirituellement au Christ présent dans la sainte Eucharistie. Tous peuvent réciter ensemble cet acte de communion spirituelle.

« Seigneur Jésus, je crois fermement que Tu es présent dans le Saint Sacrement de l’Eucharistie. Je T’aime plus que tout et je Te désire de toute mon âme. Puisque je suis empêché de Te recevoir sacramentellement, viens au moins spirituellement dans mon cœur. Oui, viens, ô Jésus ; viens dans mon cœur, viens combler mes plus ardents désirs ; viens établir la sainteté dans mon âme. Jésus, je m’unis à Toi, comme si Tu y étais déjà venu ; en effet, je T’adore, et je me consacre tout à Toi. Ne Te sépare jamais de moi ; ne permets pas que je ne me sépare jamais de Toi. Amen. 

Action de grâce : Comme lui (https://www.youtube.com/watch?v=iCRdEhe_t-A) 

Comme lui, savoir dresser la table,

Comme lui, nouer le tablier,

Se lever chaque jour

Et servir par amour

Comme lui

Offrir le pain de sa Parole

Aux gens qui ont faim de bonheur.

Être pour eux des signes du Royaume

Au milieu de notre monde.

Offrir le pain de sa présence

Aux gens qui ont faim d’être aimés.

Être pour eux des signes d’espérance

Au milieu de notre monde.

Offrir le pain de sa promesse

Aux gens qui ont faim d’avenir.

Être pour eux des signes de tendresse

Au milieu de notre monde.

Prière à la Vierge Marie de Mgr Scherrer

Vierge Marie, Mère de l’Église et notre Mère, en ce temps d’épreuve, nous venons nous abriter sous ton manteau de miséricorde.

A Pontmain, tu as ranimé l’espérance dans les cœurs découragés.  Viens aujourd’hui renforcer notre foi défaillante. Établis nos familles dans la confiance et dans la paix.

Repousse l’ennemi invisible qui nous assaille et qui met à mal la santé de tant de nos frères et sœurs.

Nous te confions les différents acteurs de la vie civile, qui mettent toute leur énergie à soigner les malades et à prévenir l’expansion du virus.

Ouvre nos cœurs et nos mains aux besoins des plus pauvres, et prie pour nous Jésus, ton Fils et notre Frère :  Qu’il nous conduise de la Croix à la joie de la Résurrection. Amen

Envoi

Que Dieu Tout Puissant nous bénisse : le Père, le Fils et le Saint-Esprit. (On fait le signe de la croix)

Bénissons le Seigneur – Nous rendons Grâce à Dieu

Chant finale : Tournez vers l’avenir (https://www.youtube.com/watch?v=6Wn5NKePxns) 

Tournés vers l’avenir,

Nous marchons à ta lumière,

Fils du Dieu vivant.   

Tournés vers l’avenir

Comme un peuple

Qui espère le soleil levant.

  1. Espérer des matins d’Évangile,

Premiers feux de ton jour sans déclin.

Jésus-Christ, tu envoies tes disciples,

Notre siècle apprendra que tu viens.

  1. Espérer le réveil de la terre,

L’Esprit Saint plane encore sur les eaux.

Dieu travaille et son œuvre est lumière,

Chaque jour l’univers est nouveau.

Vivre en disciple missionnaire en temps de confinement

OFFICE DES VÊPRES

Dimanche 15 novembre

INTRODUCTION

V/ Dieu, viens à mon aide,
R/ Seigneur, à notre secours.

Gloire au Père, et au Fils et au Saint-Esprit,
au Dieu qui est, qui était et qui vient,
pour les siècles des siècles.
Amen. Alléluia.

HYMNE : RESTE AVEC NOUS, SEIGNEUR JÉSUS

https://www.youtube.com/watch?v=OP1XUitJNRk

Reste avec nous, Seigneur Jésus,

Toi, le convive d’Emmaüs ;

Au long des veilles de la nuit,

Ressuscité, tu nous conduis.

Prenant le pain, tu l’as rompu,

Alors nos yeux t’ont reconnu,

Flambée furtive où notre cœur

A pressenti le vrai bonheur.

Le temps est court, nos jours s’en vont,

Mais tu prépares ta maison ;

Tu donnes un sens à nos désirs,

À nos labeurs un avenir.

Toi, le premier des pèlerins,

L’étoile du dernier matin,

Réveille en nous, par ton amour,

L’immense espoir de ton retour.

ANTIENNE

Oracle du Seigneur à mon seigneur : Siège à ma droite.

PSAUME : 109

Oracle du Seigneur à mon seigneur :
   « Siège à ma droite, *
et je ferai de tes ennemis
   le marchepied de ton trône. »

De Sion, le Seigneur te présente
   le sceptre de ta force : *
« Domine jusqu’au cœur de l’ennemi. »

Le jour où paraît ta puissance,
   tu es prince, éblouissant de sainteté : *
« Comme la rosée qui naît de l’aurore,
   je t’ai engendré. »

Le Seigneur l’a juré
   dans un serment irrévocable : *
« Tu es prêtre à jamais
   selon l’ordre du roi Melkisédek. »

À ta droite se tient le Seigneur : *
il brise les rois au jour de sa colère.

Au torrent il s’abreuve en chemin, *
c’est pourquoi il redresse la tête.

Gloire au Père, et au Fils et au Saint-Esprit,
pour les siècles des siècles. Amen. 

ANTIENNE

Devant la face du Seigneur, l’eau vive jaillira, alléluia !

PSAUME : 113A

Quand Israël sortit d’Égypte,

et Jacob, de chez un peuple étranger,

Juda fut pour Dieu un sanctuaire,

Israël devint son domaine.

La mer voit et s’enfuit,

le Jourdain retourne en arrière.

Comme des béliers, bondissent les montagnes,

et les collines, comme des agneaux.

Qu’as-tu, mer, à t’enfuir,

Jourdain, à retourner en arrière ?

Montagnes, pourquoi bondir comme des béliers,

collines, comme des agneaux ?

Tremble, terre, devant le Maître,

devant la face du Dieu de Jacob,

lui qui change le rocher en source

et la pierre en fontaine !

Gloire au Père, et au Fils et au Saint-Esprit,
pour les siècles des siècles. Amen. 

CANTIQUE (AP 19)

Alléluia !

Le salut, la puissance,
la gloire à notre Dieu, Alléluia !
Ils sont justes, ils sont vrais,
ses jugements. Alléluia !

Célébrez notre Dieu,
serviteurs du Seigneur, Alléluia !
vous tous qui le craignez,
les petits et les grands. Alléluia !

Il règne, le Seigneur,
notre Dieu tout-puissant, Alléluia !
Exultons, crions de joie,
et rendons-lui la gloire ! Alléluia !

Car elles sont venues,
les Noces de l’Agneau, Alléluia !
Et pour lui son épouse
a revêtu sa parure. Alléluia !

PAROLE DE DIEU : 2 CO 1, 3-4

Béni soit Dieu, le Père de notre Seigneur Jésus Christ, le Père plein de tendresse, le Dieu de qui vient tout réconfort. Dans toutes nos détresses, il nous réconforte ; ainsi, nous pouvons réconforter tous ceux qui sont dans la détresse, grâce au réconfort que nous recevons nous-mêmes de Dieu.

RÉPONS

R/ Béni soit le Seigneur ;

* Alléluia, alléluia !

V/ Du levant au couchant du soleil. *

V/ Maintenant et pour les siècles des siècles. *

Gloire au Père et au Fils et au Saint-Esprit. R/

ANTIENNE

Baptisés dans le Christ, vous avez revêtu le Christ, alléluia.

CANTIQUE DE MARIE (LC 1)

Mon âme exalte le Seigneur,
exulte mon esprit en Dieu, mon Sauveur !

Il s’est penché sur son humble servante ;
désormais, tous les âges me diront bienheureuse.

Le Puissant fit pour moi des merveilles ;
Saint est son nom !

Son amour s’étend d’âge en âge
sur ceux qui le craignent ;

Déployant la force de son bras,
il disperse les superbes.

Il renverse les puissants de leurs trônes,
il élève les humbles.

Il comble de biens les affamés,
renvoie les riches les mains vides.

Il relève Israël, son serviteur,
il se souvient de son amour,

de la promesse faite à nos pères,
en faveur d’Abraham et de sa race, à jamais.

Gloire au Père, et au Fils et au Saint-Esprit,
pour les siècles des siècles. Amen. 

INTERCESSION

Adorons le Christ, Seigneur. Il est la tête ; nous sommes les membres de son corps :

R/ Vienne ton règne, Seigneur !

Christ, ami des hommes, tu as établi ton Église signe de salut pour les peuples : 

— qu’elle soit fidèle à sa mission.

Tu veux rassembler tes frères en un seul Corps ; 

— avive en nous le désir de l’unité.

Garde en communion le pape et les évêques ; 

— qu’ils servent ton peuple au milieu des nations.

Accorde au monde la paix ; 

— fais-nous les artisans de ta justice.

Ta résurrection nous a ouvert les portes de la vie : 

— qu’ils entrent, ceux qui ont mis leur espérance en toi.

NOTRE PÈRE

ORAISON

Accorde-nous, Seigneur, de trouver notre joie dans notre fidélité : car c’est un bonheur durable et profond de servir constamment le créateur de tout bien.

PRIER AVEC LES ENFANTS 

Dimanche 15 novembre 

Sur une table peuvent être aménagés une nappe blanche, une croix, et deux bougies non allumées. Sur  cette table, on déposera une Bible ouverte à la page de l’Evangile du jour. On peut aussi orner cet « autel  domestique » d’un bouquet de fleurs, et y ajouter une image de la Vierge Marie. On peut disposer des chaises devant l’autel domestique. 

Les chants proposés peuvent être librement changé.  

Chanter ou écouter ce chant « Je veux chanter ton amour Seigneur » (écouter sur  https://www.youtube.com/watch?v=9-GZ26qT7iA ) 

Je veux chanter ton amour, Seigneur,  

Chaque instant de ma vie,  

Danser pour toi en chantant ma joie  

Et glorifier ton nom.  

1-Ton amour pour nous 2- Oui Tu es mon Dieu, 

est plus fort que tout Tu es mon Seigneur. 

Et tu veux nous donner la vie, Toi seul est mon libérateur, 

Nous embraser par ton Esprit. Le rocher sur qui je m’appuie. 

Gloire à toi ! Gloire à toi ! 

Au nom du Père et du fils et du St Esprit 

Mettons-nous en présence de Dieu en allumant les bougies.  

On regarde et on écoute l’évangile. : https://www.theobule.org/video/la-parabole-des-talents-mt-25- 14-30/340 

On laisse un petit temps de silence puis on regarde la vidéo d’explication par les enfants de  l’évangile : https://www.theobule.org/video/justin-et-les-talents-que-dieu-nous-donne/339 

On laisse un petit temps de silence. Puis on regarde la vidéo comment connaître les talents : https://www.theobule.org/video/comment-connaitre-les-talents-que-dieu-m-a-donnes/312

On laisse un petit temps de silence ou chacun peut confier à Jésus une intention de prière.  On prie tous ensemble :  

Notre Père, qui es aux cieux, 

que ton nom soit sanctifié, 

que ton règne vienne, 

que ta volonté soit faite sur la terre comme au ciel. 

Donne-nous aujourd’hui notre pain de ce jour. 

Pardonne-nous nos offenses, 

comme nous pardonnons aussi à ceux qui nous ont offensés. 

Et ne nous laisse pas entrer en tentation 

mais délivre-nous du Mal. 

On termine par le signe de la croix puis on chante : Tu fais de nous un peuple de témoin https://www.youtube.com/watch?v=AIGCYK9pPZg 

Les paroles sont sur la vidéo du chant. 

Les enfants peuvent colorier le dessin ou en faire un représentant l’évangile.

 

 

 

 



Dimanche 08 Novembre 2020

Chers amis,
Avec ce reconfinement c’est de nouveau de l’angoisse qui s’installe.
D’un côté on entend des membres de la famille ou soi-même ou des amis touchés par le virus et de l’autre les enjeux géo-politiques mondiaux sur fond de terrorisme…..
Que de sources d’inquiétudes et de soucis.
Décidément cette année 2020 aura laissé de nombreuses marques et cicatrices.
Mais…………………… il y a comme aujourd’hui le soleil qui brille et aussi celui dans le coeur une vraie joie avec la naissance d’un enfant même dans l’année du covid eh oui! comme pendant les guerres des enfants sont nés eh oui…
Il y a aussi ces petites attentions aux personnes : on prend et on donne des nouvelles etc………..
Cette fin d’année qui paraît si morose doit aussi nous l’occasion de voir un peu quand même les choses avec un autre regard : celui du disciple du Seigneur.
A l’époque les apôtres eux-mêmes avaient des difficultés et pourtant ils ont fait confiance et ont relayé la Bonne Nouvelle de Jésus.
Nous aussi malgré tout essayons de rester positifs.
C’est facile à dire mais pour la réalisation…
Demandons vraiment la force à l’Esprit Saint et à Marie ainsi qu’à tous nos amis du Ciel que nous venons de fêter.
 
Bon courage à à toutes et à tous !
 
RAPPEL : toutes les intentions pour les défunts sont prise en compte par les prêtres lors de leurs prières et des messes qu’ils célèbrent à huis clos pendant ce confinement et vous pouvez aussi faire part d’autre demandes pour vos chers défunts en déposant les enveloppes à Gomelange, Tromborn et Bouzonville. Toutes les intentions seront dites.
Merci de vous faire le relais auprès des personnes qui demanderaient des explications.
C’est également un vrai service de la diaconie de l’Eglise.
Merci beaucoup aussi pour tous ces gestes d’attention fraternelles. On en a tous besoin.
Chacun peut faire un petit exercice quand il le peut :
Je peux proposer mes services à une personne isolée ou vulnérable comme faire les commissions, lui rendre un service etc…
Je peux aussi m’interroger sur les talents que j’ai et que je peux mettre à profit de la communauté ou de quelqu’un
Je peux témoigner de mon espérance autour de moi en mettant un peu de joie dans les coeurs
Je peux téléphoner à untel pour prendre et donner des nouvelles voire aussi prier avec lui par téléphone
Je peux vivre la messe tous les jours sur KTO à 10h, RCF Moselle à 11h, le dimanche sur FR2 à 11h
ou le chapelet sur KTO à 15h30…….etc……..
 
Ci-dessous quelques liens pour approfondir notre foi. Et si vous avez des idées on est preneur pour les diffuser aux paroissiens.
Veuillez svp vous faire largement les diffuseurs de nos messages autour de vous et aussi au personnes qui ne sont pas équipées en informatique. Merci beaucoup!
 
Bonne semaine  et que le Seigneur vous bénisse,
 
L’équipe des prêtres
 
 
Père Éternel, je crois en toi et je crois en ton Fils Jésus que tu as envoyé pour le pardon et le salut de chaque homme.
Sa Parole est mon espoir et mon réconfort.
Je sais qu’à cet instant, en t’invoquant : tu me bénis, tu me consoles, tu chasses mes peurs.
Parce que tu es un Dieu proche.
Aide-moi à traverser les choses difficiles dans ma vie.
Donne-moi des yeux pour voir les besoins des personnes en souffrance dans ma vie et montre-moi comment répondre à ces besoins car je sais que tu comptes sur moi en ce monde.
Sois ma force, sois ma lumière, sois mon guide. Je t’aime pour l’éternité.
Amen.
 
 

Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu (Mt 25, 1-13)   

En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples cette parabole :     « Le royaume des Cieux sera comparable à dix jeunes filles invitées à des noces, qui prirent leur lampe pour sortir à la rencontre de l’époux.     Cinq d’entre elles étaient insouciantes, et cinq étaient prévoyantes :     les insouciantes avaient pris leur lampe sans emporter d’huile,     tandis que les prévoyantes avaient pris, avec leurs lampes, des flacons d’huile.     Comme l’époux tardait, elles s’assoupirent toutes et s’endormirent.     Au milieu de la nuit, il y eut un cri : ‘Voici l’époux ! Sortez à sa rencontre.’     Alors toutes ces jeunes filles se réveillèrent et se mirent à préparer leur lampe.     Les insouciantes demandèrent aux prévoyantes : ‘Donnez-nous de votre huile, car nos lampes s’éteignent.’     Les prévoyantes leur répondirent : ‘Jamais cela ne suffira pour nous et pour vous, allez plutôt chez les marchands vous en acheter.’     Pendant qu’elles allaient en acheter, l’époux arriva. elles qui étaient prêtes entrèrent avec lui dans la salle des noces, et la porte fut fermée.     Plus tard, les autres jeunes filles arrivèrent à leur tour et dirent : ‘Seigneur, Seigneur, ouvre-nous !’     Il leur répondit : ‘Amen, je vous le dis : je ne vous connais pas.’     Veillez donc, car vous ne savez ni le jour ni l’heure. »

    – Acclamons la parole de Dieu.

* * * * * *

Homélie

Il faudrait qu’après avoir lu cette parabole des  » vierges sages et des vierges folles « , nous prenions le temps de nous dire les uns aux autres l’impression que nous avons ressentie et de comparer nos expériences. Je suis certain qu’un sentiment général se dégagerait de cet échange : une certaine perplexité, car ici Jésus s’exprime de manière assez inhabituelle. Il a tant de fois recommandé à ses auditeurs de ne pas se faire du souci pour le lendemain, et le voilà qui commande de se préparer soigneusement en vue de l’avenir. Lui qui a demandé à ses disciples de partager comme des frères, il met ici en valeur l’attitude égoïste des  » vierges sages « . Lui qui a toujours annoncé un Dieu de bonté et de pardon, le voilà qui le présente ici comme celui qui ferme la porte définitivement, comme s’il prononçait un affreux « trop tard.. » Bien plus, il conclut sa parabole par un avertissement net et précis : « Veillez donc », alors que dans l’histoire, toutes les jeunes filles se sont endormies, les prévoyantes comme les autres. Alors, que veut-il nous dire ?

Il faut chercher dans la vie même de Jésus ce qui est à l’origine de cette parabole. Et à propos de cette histoire de noces, faire le rapprochement avec d’autres paroles de Jésus. Un jour, on vient lui faire des reproches parce que ses disciples ne jeûnent pas. Il répond : « On ne jeûne pas tant que l’époux est avec ses compagnons de noce ». Jésus se présente donc comme le jeune marié qui prépare ses noces avec l’humanité. C’est un thème qui revient dans toute l’Écriture, jusqu’au dernier livre, l’Apocalypse, où l’auteur annonce « le festin des noces de l’Agneau » et ses préparatifs. Essayons de mieux comprendre.

Au début, l’arrivée de Jésus provoquait l’enthousiasme dans les villes et les villages. Puis, petit à petit, les gens s’en sont allés. Ne sont restés que quelques centaines de fidèles, peut-être moins. Et l’accueil dans les villes et des villages s’est fait plus timide, a manqué d’enthousiasme. Il y a même eu des rejets, des refus. Jésus prononcera des malédictions contre les villes du bord du lac, Capharnaüm, Chorazin et Bethsaïde. Bref, le premier élan d’enthousiasme passé, tout est retombé comme avant. On n’a pas suivi ce prophète; on lui en a même voulu, tant les espérances déçues suscitent souvent des rancunes tenaces. Le chemin est court entre l’amour et la haine. Et c’est un sentiment bien humain, trop humain, qui, parfois, nous pousse à brûler ce que, la veille, nous avons adoré.

C’est dans cette situation de doute et de tension que Jésus a dû raconter l’histoire des dix jeunes filles. Le récit n’a rien d’étrange, même si on n’y parle pas de la mariée. C’est une scène tout à fait courante, aujourd’hui encore, dans les pays arabes. Les femmes se réunissent dans une maison, les hommes dans une autre, autour du marié. Ils chantent d’interminables chants d’amour, racontent des histoires, préparent longuement le marié à l’union qui sera consommée tard dans la nuit. Puis on se rend à la maison de la fiancée, pour l’accompagner vers la maison de l’homme. Et comme on n’est pas tenu à la ponctualité, nul ne sait quand le cortège des hommes va arriver. En tout cas, les demoiselles d’honneur doivent être prévoyantes. Il faut que les petites lampes à huile soient prêtes. Voilà le cadre de l’histoire. Jésus utilise simplement une coutume de son temps, pour nous dire quelque chose d’essentiel : l’attente du « mariage » ne sera pas déçue. N’en abandonnez pas l’espérance. C’est votre bien le plus précieux. Cette espérance contient toutes les autres, toutes vos joies. Ne la gâchez pas. Par contre, on ne vous promet rien sur l’heure de l’accomplissement, ni la façon. L’important, c’est que vous attendiez de pied ferme. C’est une longue attente. Préparez-vous dans la perspective de cette longue attente.

Pour cela, il y a trois conditions. La première, c’est de  » faire la volonté de Dieu « , dès maintenant. Il y a une certaine manière, très précise, de faire cette volonté. Je me souviens d’une rencontre de catéchisme, il y a quelques années, où nous avions lu ce passage d’Évangile. Un garçon a commenté ainsi :  » Les jeunes filles prévoyantes se sont dit : ‘On va faire la noce, on va bien s’amuser. Alors, pour que tout soit réussi, il faut beaucoup de lumière.’ Et elles ont tout préparé en pensant à tous ». J’ai alors demandé :  » Et les insensées ?  » Il m’a répondu : « Elles ont dû aller chez la coiffeuse ». C’est vrai. Sans doute, elles n’ont pensé qu’à elles. Elles n’ont pas pensé au bonheur des autres. Faire la volonté de Dieu, c’est faire le bonheur des autres.

Deuxième condition : il faut vivre ce temps présent comme le temps de la persévérance et surtout avec ce que notre traverse. Un coup de foudre qui ne dure pas, ça ne sert à rien. Notre existence terrestre s’inscrit dans la longue durée. Il ne suffit pas d’être  » tout feu tout flamme  » quand on est jeune. Il faut que ça dure jusqu’au jour où  » voici l’époux qui vient.  » Et ça, ce n’est pas facile, quand on voit que les choses n’avancent pas vite, qu’il y a toujours la misère, la faim, la guerre, et qu’on a la tentation de  » baisser les bras « . Le vrai chrétien est un veilleur. Il ne laisse pas s’éteindre son désir.

Troisième condition : regarder le jour du Retour du Seigneur comme un jour de noce, et donc l’envisager avec confiance et espérance. Ah, si nous pouvions enfin sortir de notre peur de Dieu. Jésus nous redit que le jour de la Rencontre ressemblera à un jour de noce, un jour de joie. Ce sera la plus grande joie de notre vie, car elle sera éternelle.

Vivons donc dès maintenant dans cette perspective. Le jour de notre mort sera le jour de nos noces. De nos noces avec la Vie. AMEN

 
 
 
 
 

Chers amis de youPRAY,
Nous voici à nouveau dans une période de confinement, confinement plus light mais confinement tout de même, sans possibilité à ce stade de pouvoir participer à des célébrations, de rejoindre nos communautés…
Pour traverser ce temps particulier qui peut être déstabilisant et anxiogène, nous avons préparé une retraite en ligne spéciale pour vous intitulée “le bonheur où on ne l’attend pas”.
Sur le papier, le confinement n’est en effet pas le moment le plus propice pour être heureux. Et pourtant, l’Evangile des Béatitudes, que nous avons médité à la Toussaint alors même que nous entrions dans ce nouveau confinement, nous assure que nous pouvons être heureux au coeur même des situations les plus improbables de nos vies : dans la pauvreté, la tristesse, la faim, la persécution…
Alors chaque jour, à partir du vendredi 6 novembre jusqu’à l’entrée en Avent, recevez dans votre boite mail un « praycast » audio de 10 minutes à écouter chez vous ou en déplacement :
lundi et jeudi, écoutez le coaching “spécial confinement” avec selon les jours le Cardinal Barbarin, Olivier Belleil, Soeur Marie de la Visitation, P. Jacques Philippe…
mardi, vendredi et dimanche, écoutez l’évangile du jour lu et médité suivi d’un chant
mercredi, on arrête de se plaindre et on loue le Seigneur avec la “playlist du jour”
samedi, une dizaine de chapelet médité avec Jeanne d’Arc qui a des choses à nous dire en ces temps difficiles.

Comment participer ?
Si vous receviez déjà la newsletter de youPRAY lors des précédentes retraites en ligne, pas besoin de vous inscrire à la retraite « Le bonheur où on ne l’attend pas » : vous recevrez automatiquement le premier mail de la retraite le vendredi 6 novembre.
Vous pouvez aussi vivre la retraite en téléchargeant l’application sur votre portable.
Si vous ne le receviez pas ou qu’on vous a transféré ce mail et que vous souhaitez participer à la retraite, cliquez ici (c’est gratuit et sans engagement) :

Prenez soin de la vie spirituelle de ceux que vous aimez
Vous connaissez certainement des proches qui seraient heureux de prier avec les propositions de youPRAY. N’hésitez pas à inscrire des amis proches en cliquant sur le bouton ci-dessous. C’est gratuit et sans engagement pour eux. Ils pourront se désinscrire à tout moment.

Je vous souhaite, avec toute l’équipe de youPRAY, de vivre ce nouveau temps de confinement comme un temps de grâce.
Timothée Berthon
Créateur de youPRAY

Ils ont participé à la retraite de Carême & Confinement
au printemps 2020…
« Merci d’avoir pu être présent et d’un grand secours pour donner à ce temps de confinement une vraie dimension spirituelle. Je rend grâce pour tout cela. » François F.
« Merci pour tous ces jours si nourrissants. Un bel accompagnement quotidien.
Vous avez fait un travail fantastique. » Catherine H.
« Grand merciiii pour tout le bien et le bon de Dieu que vous m’avez offert. Le Seigneur doit en être réjoui ! » Nathalie P.
« MERCI pour cet accompagnement d’une grande qualité dans ces moments de chamboulement ! » Anne-Laure L.
« Merci, youpray à été pour moi un très bon soutient spirituel. » Marie-Madeleine M.
Ils prient avec l’application youPRAY
« J’aime énormément votre application que je consulte tous les jours. Les chants sont beaux. La méditation est très bénéfique. J’aime aussi réciter le chapelet avec les diverses propositions que je trouve dans votre programme. Je vous félicite de tout coeur de même que je vous remercie infiniment. » Edith M.
« J’ai découvert youPray pendant le confinement… un vrai soutien, un vrai bonheur !
C’est un RV quotidien qui me nourrit chaque jour de la Parole… les enseignements sont d’une belle richesse… les chants si différents les uns des autres m’ont fait découvrir des merveilles… Mon âme est bouleversée , je suis remplie de Joie ! » Patricia L.
A propos de youPRAY

Lancée en avril 2019, youPRAY est une application mobile dont le but est d’aider ceux qui le souhaitent à méditer, prier et nourrir leur vie spirituelle. Lors des temps forts liturgiques (Avent et Carême), youPRAY propose également une retraite par mail. Vous pouvez bien sûr retrouver cette retraite directement dans l’application ainsi que de nombreux autres contenus pour approfondir votre vie spirituelle.

Nouveau confinement, nouvelle retraite !
Chers amis de youPRAY,
Pour traverser ce temps particulier qui peut être déstabilisant et anxiogène, nous avons préparé une retraite en ligne spéciale pour vous intitulée “le bonheur où on ne l’attend pas”.
Sur le papier, le confinement n’est en effet pas le moment le plus propice pour être heureux. Et pourtant, l’Evangile des Béatitudes, que nous avons médité à la Toussaint alors même que nous entrions dans ce nouveau confinement, nous assure que nous pouvons être heureux au coeur même des situations les plus improbables de nos vies : dans la pauvreté, la tristesse, la faim, la persécution…
A partir d’aujourd’hui jusqu’à l’entrée en Avent, nous vous proposons de prier chaque jour avec un « praycast » audio de 10 minutes à écouter chez vous ou en déplacement :
  • lundi et jeudi, écoutez le coaching “spécial confinement” avec selon les jours le Cardinal Barbarin, Olivier Belleil, Soeur Marie de la Visitation, P. Jacques Philippe…
  • mardi, vendredi et dimanche, écoutez l’évangile du jour lu et médité suivi d’un chant
  • mercredi, on arrête de se plaindre et on loue le Seigneur avec la “playlist du jour”
  • samedi, une dizaine de chapelet médité avec Jeanne d’Arc qui a des choses à nous dire en ces temps difficiles.
Bonne retraite !
Toute l’équipe de youPRAY