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De l’Ascension à la Pentecôte

Chers amis,
 
Après avoir célébré l’Ascension, nous voici dans ce beau temps qui nous prépare à la Pentecôte. La promesse du don de l’Esprit Saint nous met dans une joie immense tout comme les apôtres furent remplis de cette espérance. Oui Jésus l’a promis Il est tous les jours avec nous.
Dans tout ce qui fait notre vie, notre quotidien, et surtout en ce temps de fléau Il est encore plus là. « Venez à moi vous tous qui peinez sous le poids du fardeau… »
Bientôt nous aurons nous l’espérons la grande joie de nous retrouver pour célébrer en communauté ecclésiale (bien sûr avec les gestes barrières sanitaires, de distanciation etc… Nous attendons encore les directives officielles). Il faut continuer d’être particulièrement vigilants car le virus circule toujours…
 
Vous avez reçu les documents officiels de notre évêque où tout est expliqué. Il est demandé de mettre dans nos églises tout en place (gel etc.. pour accueillir de manière optimale les personnes). Restons patients et confiants.
 
Nous sommes et restons missionnaires malgré l’immobilisme physique. Or nous ne sommes pas immobiles dans notre coeur et nos pensées.
Ci-dessous une méditation pour ce dimanche et une prière du saint Père pour les 5 ans de son encyclique Laudato Si.
 
Continuons de prier pour nos malades, nos défunts.
Comme toujours nous célébrons à toutes vos intentions en lien avec toutes vos familles et aussi ceux qui sont seuls.
 
Nos communautés continuent d’être connectées comme elles l’ont toujours été durant tout le confinement pour vous offrir ce lien spirituel par l’informatique.
Bien sûr vous continuez aussi d’être vous-mêmes les relais des informations à ceux qui ne sont pas connectés et à les diffuser très largement autour de vous.
Merci encore vivement parce que vous êtes ce trait d’union capital et important pour que l’information arrive partout. Bravo à vous !!!
Naturellement au-delà des machines, nous restons connectés (et c’est cela le plus important) par la pensée et la prière mutuelles.
Soyons tous missionnaires là où nous sommes !!! Chacun de nous est « un morceau, un bout de paroisse » là où il se trouve pour représenter tout notre territoire. C’est l’image utilisée par Saint Paul quand il parle du Corps du Christ. Chacun de nous est un membre de ce Corps. C’est celà l’EGLISE.
Nous sommes invités à bâtir ENSEMBLE même avec de petits moyens !!!
 
Gardons l’espérance comme les Apôtres pour être comme eux missionnaires de la lumière resplendissante de Jésus soutenus par la prière continuelle de Marie.
 
L’équipe des prêtres
 
 

7e dimanche de Pâques A – 24 mai 2020 – l’heure est venue

Ac 1, 12-14 ; 1P 4, 13-16 ; Jn 17, 1b-11a


La première lecture nous a montré les disciples qui, après avoir vu Jésus s’en aller vers le ciel, sont retournés du mont des Oliviers à Jérusalem et sont montés à l’étage de la maison  où ils se tenaient tous . Tous se demandent ce que sera demain, mais leur cœur est déjà plein d’espérance. Nous avons vécu aussi ces moments de transition où après avoir vécu l’épreuve et redécouvert un avenir possible, nous attendons un avenir meilleur en toutes choses et surtout pour notre foi. Même si nous avons derrière nous une longue expérience de vie dans la foi, nous sommes toujours en attente de ce que pourra devenir la présence de l’Esprit dans notre vie et dans la vie de l’Eglise. Nous le savons : c’est un Esprit de paix et de force qui nous est promis. Oui, nous y croyons : « dans les jours qui viennent », nous accueillerons la grâce de l’Esprit de Pentecôte venant en nous.
La « prière sacerdotale » de Jésus, qui nous est transmise dans l’évangile d’aujourd’hui, nous aide à nous mettre dans cette attente, même si elle ne parle pas explicitement de l’Esprit Saint. La prière de Jésus est vraiment celle du père de famille qui, sur le point de « partir », prononçait une dernière fois une prière en faveur de ses enfants (elle nous fait penser à Moïse priant Dieu et bénissant les tribus avant son départ). Jésus, malgré toute la souffrance qui pouvait l’habiter, dans la perspective toute proche de sa passion est apparu à la Cène dans toute sa dignité de Fils de Dieu ; il était en toute paix en conversation intime avec son Père (Abba, Papa), comme s’il était déjà dans l’éternité de Dieu. Oui, dans notre prière et même dans celle de ceux qui voient venir la mort peuvent coexister la foi et une immense paix.
Jésus demande à son Père que la gloire de Dieu soit manifestée ( à la fois celle de son Père et la sienne): Qu’est-ce que cette gloire dont les textes d’aujourd’hui nous parlent si souvent ? C’était déjà un mot central dans l’A.T.: A travers l’histoire d’Israel, la Gloire du Seigneur accompagnait la marche du peuple dans le désert…et elle était présente ensuite dans le Temple, puis elle a accompagné plus intérieurement le peuple en exil, en creusant sa foi. La Gloire a l’aspect d’un feu dévorant, elle illumine le visage ; elle fait resplendir sur l’homme qui se laisse « habiter » la splendeur de la face de Dieu. Rappelons-nous la transfiguration, où Jésus avait l’aspect d’un éclair, blanc comme neige, son visage se transforma.
La Croix a été le sommet de la gloire de Dieu, de la manifestation de ce qu’il est en profondeur. Elle a livré le secret le plus profond de la gloire, de l’amour du Père: Dieu a tant aimé le monde qu’Il nous a « donné » son Fils. Le Père et le Fils ont communié alors dans un même amour pour le monde, un même « rayonnement » de leur l’amour. Si Jésus demande à son Père de le glorifier c’est afin qu’il le glorifie à son tour. Nous touchons ici à ce qui fiat le cœur de la mission du Fils : révéler et sanctifier le nom du Père. 

La révélation, la sanctification du nom du Père se fera pleinement par le don de l’Esprit Saint. En effet, dans l’Evangile, à chaque fois qu’il est fait référence au don réciproque du Père et du Fils, et du don du Fils aux hommes, il est fait référence à l’Esprit Saint. C’est en quelque sorte le « rayonnement », la puissance d’amour de la vie trinitaire qui se révèle ainsi à nous. Un amour qui s’est diffusé dans la création puis, de façon encore plus extraordinaire par la venue du Christ pour le salut des hommes, jusqu’à la Croix. Dans le contexte de l’Ascension nous disposons notre esprit et notre cœur dans une attente plus intense que l’Esprit Saint se manifeste plus fortement encore en nous. Nous participerons vraiment à la gloire de Dieu si nous laissons l’Esprit Saint nous donner totalement à la suite de Jésus, par amour.
Jésus a prié pour ses disciples. Il sait que ce sera dur pour eux, de vivre leur mission au milieu du monde. Nous savons nous-mêmes combien la tentation peut-être grande de baisser les bras face aux épreuves qui durent trop longtemps. Jésus est mort pour nous délivrer de cette menace où notre faiblesse nous conduirait à ne plus être capables d’aimer. Il sait que pour nous délivre de cela, c’est-à-dire du péché, il faut une infinie manifestation d’amour dont il va manifester la force sur la Croix. Jésus ne prie pas pour le monde mais pour ceux que le Père lui as donnés: sa prière ses fait insistante car Il sait qu’Il ne pourra plus rien s’Il se trouve devant un refus radical de notre part : le péché contre l’Esprit. Jésus prie, car il compte bien nous sauver de cela !

Orientations
. Comme les apôtres qui, d’un seul cœur, au Cénacle, participaient fidèlement à la prière avec Marie, demandons à l’Esprit Saint de venir bientôt faire rayonner en nous l’amour même de Dieu. Le jour de la Pentecôte fera de nous les porteurs de cette lumière d’espérance promise à tous. .

 
 
 
Cette prière nous donne de réfléchir à notre planète et de se poser la question sur l’héritage que nous allons laisser à nos enfants
 

Rédigée par le Pape François, cette « Prière pour notre terre » conclut son encyclique sur l’écologie intégrale, Laudato Si’ (2015).

Dieu Tout-Puissant
qui es présent dans tout l’univers
et dans la plus petite de tes créatures,
Toi qui entoures de ta tendresse tout ce qui existe,
répands sur nous la force de ton amour pour que nous protégions la vie et la beauté.

Inonde-nous de paix, pour que nous vivions comme frères et sœurs
sans causer de dommages à personne.

Ô Dieu des pauvres,
aide-nous à secourir les abandonnés
et les oubliés de cette terre qui valent tant à tes yeux.

Guéris nos vies,
pour que nous soyons des protecteurs du monde
et non des prédateurs,
pour que nous semions la beauté et non la pollution ni la destruction.

Touche les cœurs
de ceux qui cherchent seulement des profits aux dépens de la terre et des pauvres.

Apprends-nous à découvrir la valeur de chaque chose, à contempler, émerveillés,
à reconnaître que nous sommes profondément unis
à toutes les créatures sur notre chemin vers ta lumière infinie.

Merci parce que tu es avec nous tous les jours.
Soutiens-nous, nous t’en prions, dans notre lutte pour la justice, l’amour et la paix.

AMEN



Entre Pâques et Pentecôte : l’Ascension

Chers amis,
Encore une semaine de passée.
Nous voici dans ce temps liturgique si particulier qui nous annonce la venue de l’Esprit Saint annoncée par Jésus.
C’est l’occasion de continuer de l’invoquer avec le puissant secours de Marie pour nous soutenir dans tout ce que nous vivons et dans ce que notre monde traverse en vivant ce fléau.
Comme toujours nous célébrerons encore à huis clos en lien avec toutes vos intentions.
 
Recevez ci-joint deux méditations pour ce dimanche et l’Ascension.
Restons forts et unis dans la pensée et la prière partagées en communion les uns avec les autres et bien sûr toujours avec nos frères et soeurs malades et isolés et souffrant et ceux qui les accompagnent.
 
Dans cette période si troublante et troublée il faut apprendre à vivre avec tous ces changements de réflexes et de rapports aux choses et aux personnes (gestes barrières, sanitaires…) mais en gardant toujours à l’esprit l’humanité, la convivialité, le respect mutuel.
 
Bon courage à tous
En union de prière et de pensée,
 
L’équipe des prêtres

 

6e dimanche de Pâques 17 mai 2020.

Ac 8, 5-8.14-17 ; 1P 3, 15-18 ; Jn 14, 18-21

Aux lendemains de Pâques, les disciples de Jésus sont passés du découragement à une joie croissante : ils deviendront de plus en plus les témoins enthousiastes de la Bonne Nouvelle de la résurrection de Jésus. Ainsi les disciples d’Emmaüs sont revenus à Jérusalem pour dire comment ils avaient rencontré le Seigneur ; et bientôt, après la Pentecôte, ce sera la grande dispersion sur les routes du monde pour annoncer le monde nouveau inauguré avec la Résurrection. Pourtant, les Actes des Apôtres nous montrent qu’à la suite de leur Maître, les disciples du Christ ont vite rencontré l’épreuve de la persécution. (Paradoxalement, c’est la persécution qui va déclencher l’extension de la mission). Dans la seconde lecture nous avons vu comment Pierre demandait aux nouveaux convertis de ne pas avoir peur, et d’avoir le courage de rendre compte de l’espérance toute neuve qui les animait. Rendre compte de sa foi, ce n’est pas se lancer dans des argumentations compliquées, mais c’est témoigner courageusement et simplement d’une vie renouvelée par le message de Jésus. Tous les chrétiens de l’époque, comme d’ailleurs les disciples de Jésus pendant sa passion, n’ont pas été héroïques : certains ont même renié leur foi au moment du danger. Saint Pierre, qui avait lui-même trahi le Seigneur, saura trouver les paroles pour encourager les nouveaux convertis. Le message de Pierre nous rejoint dans la situation qui est la nôtre : dans bien des pays, ceux qui veulent rester fidèles à leur foi en Jésus-Christ sont persécutés et mis à mort. Des chrétiens peuvent être décapités ou pendus parce qu’ils croient au Christ, Fils de Dieu ; et nous savons qu’au Moyen Orient, dans certains pays d’Afrique ou d’Asie leur situation est souvent tragique. Dans notre pays, les chrétiens ou les « cathos » comme on dit, ne sont pas en danger, mais ils sont parfois ridiculisés  à l’école, au bureau ou même en famille ; dans certains cas ils risquent la condamnation s’ils n’appliquent pas certaines lois qui s’opposent à l’Evangile.
Dans le prolongement de cette lettre de Pierre, l’évangile nous apporte un éclairage réconfortant : dimanche dernier, Jésus nous disait : « Je suis la voie, la vérité, la vie » ; aujourd’hui, Il ajoute : « Je prierai le Père, il vous enverra un Défenseur qui sera toujours avec vous : c’est l’Esprit de vérité ». Rappelons-nous que cet Esprit de vérité nous a été donné au jour de notre baptême et de notre confirmation. Sommes-nous ouverts à cette lumière et cette force qui nous est proposée ? Pierre disait aux chrétiens de sa communauté que pour être disponibles à cette vérité il fallait déjà avoir une conscience droite ; (il précisait d’ailleurs qu’il « vaudrait mieux souffrir pour avoir fait le bien que pour avoir fait le mal ! ») Et Jésus, dans l’Evangile, dit « si vous m’aimez, vous resterez fidèles à mes commandements » On voit bien par-là que l’adhésion et la fidélité à la foi n’est pas d’abord une question de raisonnements compliqués ou de volonté inquiète : mon intelligence ne peut accéder paisiblement à la vérité de la foi et ma volonté y rester fidèle que si l’amour du Christ m’habite : il me donne alors la lumière de son Esprit Saint pour m’aider à « voir » ce qu’un cœur encore trop replié sur soi ne discernera qu’avec difficulté. Dans l’ordre de la foi, la Vérité est identifiée à une seule personne, le Christ : nous avons beaucoup de chemin à faire pour connaître tout de lui, mais un enfant peut déjà savoir au fond de lui-même qu’il est la Vérité : une vraie rencontre dit toujours plus qu’un discours.
Jésus nous dit qu’Il est la fois la vérité de Dieu et la vérité de l’homme. Il avait annoncé  « Vous reconnaîtrez que je suis en mon Père, que vous êtes en moi et moi en vous » : c’est à travers lui que nous découvrons qui est Dieu et qui est l’homme. Le Christ est la vérité sur Dieu : «  qui me voit, voit le Père » disait-il ; tout son comportement nous révèle le vrai visage de Dieu, un Dieu qui est Père et qui aime chacun de ses enfants. En voyant vivre Jésus nous découvrons aussi la vérité de l’homme, tel que Dieu l’a fait et le veut en le sauvant par son Fils : totalement libre, pleinement responsable de ses actes, vrai avec lui-même et avec les autres. Il suffit de relire la parabole du fils prodigue et de tourner chaque page de l’évangile pour y découvrir que Jésus est vrai : vrai dans ce qu’il dit, vrai dans la conformité de sa vie à ses paroles : du fond de nous-mêmes, avec l’aide de l’Esprit, jaillit en nous le désir de nous identifier à Lui, devenir nous-mêmes « vrais ». Et en cela nous nous rapprochons du Dieu de vérité.
Puissions-nous passer nous aussi du temps de l’épreuve à celui de la joie. En ces temps de Pâques la Parole de Dieu nous y aide : l’épreuve elle-même nous a préparés, avec l’action silencieuse de la grâce au fond de notre cœur, à mieux nous rendre compte, et mieux rendre compte aussi de l’espérance qui est en nous depuis notre baptême. Que le Christ nous aide à mieux le voir et mieux en être les humbles témoins.

 

 

 

Ascension 21 mai 2020

Ac 1, 1-11 ; Ep 1, 17-23 ; Mt 28, 18-20

En cette fête de l’ascension nous découvrons que le Christ ressuscité est revenu vers nous dans un nouveau mode de présence : Jésus l’avait bien dit à ses disciples : je m’en vais et je reviens vers vous. Il est là désormais, avec son Esprit, plus intime à nous-mêmes que nous-mêmes. En venant en nous et dans la vie de tout le peuple de Dieu, le Christ nous fait en même temps monter avec lui dans le mystère de la vie de Dieu lui-même. En effet si le Fils de Dieu est descendu vers nous, c’est pour nous faire monter avec lui vers son Père. Aujourd’hui notre Seigneur Jésus-Christ monte au ciel , disait St Augustin, que notre cœur y monte aussi.
Jésus a dit à ses disciples : Ne restez pas là à regarder le ciel» ! Le Royaume , la foi que nous vivons, n’est pas dans un « ailleurs » ou un « lendemain » incertain : avec l’aide de l’Esprit, il est déjà au milieu de vous  et, à la suite des apôtres, nous en sommes aussi les bâtisseurs, au cœur de notre monde. Cette mission est un signe de confiance et une responsabilité immense, mais Jésus rassure tous ses disciples d’hier et d’aujourd’hui et il nous rappelle qu’il nous garde et nous soutient : Le monde aura beau nous bousculer, nous persécuter, nous faire croire que tout est perdu d’avance, soyons assurés que vous aurons toujours auprès de nous l’Esprit Saint, le Défenseur qu’Il a promis.
Jésus nous rassure dans notre mission en nous transmettant de réels pouvoirs : en son nom, nous pourrons chasser les esprits mauvais ; c’est-à-dire que lorsque se manifestera le mal fondamental de la haine et de violence, nous recevrons la grâce d’être des bâtisseurs de paix, capables de chasser la haine par la folie de l’amour. Alors que depuis Babel, les hommes n’arrivent plus à se comprendre, les chrétiens pourront inventer les langages nouveaux de la communion entre les personnes et les cultures ; ce sera la mondialisation de l’amour en quelque sorte ! Lorsque l’Eglise sera atteinte par le venin de la calomnie et de la dérision, elle en sortira finalement indemne et grandie, à la surprise de tous : l’amour et la miséricorde finissent toujours par être victorieux ! Les disciples de Jésus imposeront les mains aux malades, étant hier comme aujourd’hui, les premiers à venir réconforter les petits et ceux qui souffrent : ce sera notre joie comme elle a été et reste celle de Jésus.
Suivons le chemin des apôtres : dès qu’ils sont sortis du cénacle, la joie qui les habitait et les signes qu’ils faisaient bouleversaient beaucoup de gens, qui se faisaient alors baptiser. Ils ont trouvé un monde triste et où les pauvres vivaient dans la peur. Aujourd’hui encore, nous voyons combien les peuples nouvellement évangélisés sont habités par la joie, de même que nos communautés chrétiennes qui se renouvellent en devenant missionnaires. Nous sommes bouleversés quand nous voyons des chrétiens de Syrie, d’Irak ou d’ailleurs rester fidèles dans leur foi : Ces chrétiens nous encouragent en nous rappelant que la croix est toujours là, aube toutefois des résurrections de demain. En tout cela, la force promise par le Christ ne cesse de nous être donnée.
En quittant ses disciples, Jésus leur a dit : celui qui croira et sera baptisé sera sauvé ; celui qui refusera de croire sera condamné. Oui nous sommes bien conscients de ce que le baptême nous a offert un extraordinaire chemin de salut : que l’Esprit Saint nous aide à y être fidèles. La phrase de Jésus parle aussi des refus de croire qui viennent de l’orgueil et de la mauvaise volonté. Beaucoup de gens dans le monde ne croient pas, ou sont dans l’obscurité de la foi : ils ne sont pas pour autant dans le refus de croire. Ainsi, dans nos pays, les jeunes générations n’ont pas entendu parler de Dieu et du Christ de telle façon qu’ils puissent l’aimer ; ils ont surtout entendu des remises en question de la foi et de l’Eglise. Certains, entendant une explication toute simple des vitraux de leur église, sont soudain émerveillés et disent pourquoi nous avait-on caché tout cela ? Nous devons faire en sorte en tout cas, si nous avons la joie d’avoir la foi, d’apprendre à rendre compte de l’espérance qui est en nous. Seul l’Esprit Saint peut nous aider à être de vrais témoins en nous donnant de vivre nous-mêmes transformés par l’amour du Christ
En ces jours qui nous rapprochent de la Pentecôte demandons à l’Esprit Saint de préparer notre cœur afin qu’après le temps d’épreuve le souffle de son amour brûle notre cœur comme il brûlé celui des disciples, faisant que désormais, rien ne soit plus comme avant. Prions-le de nous aider à mieux vivre la Vérité. Aujourd’hui, nous te prions, Seigneur : viens raviver le don que tu nous as fait au jour de notre baptême et de notre confirmation. Qu’il nous inspire et nous soutienne pour témoigner concrètement de la joie et de l’espérance qui nous sont donnés par l’Esprit du Christ ressuscité. Amen



Christ est le Chemin, la Vérité et la Vie

Chers amis,
Voilà encore une semaine de passée…
On parle de déconfinement et beaucoup pensent que tout redevient normal.
Or qu’est ce que la normalité?
Est-il normal de suivre un vague sentier sans lendemain?
Est-il normal d’imposer SA vérité?
Est-il normal de briser la vie ou de la négliger, ou de l’enlever?
Ce dimanche c’est le Christ Lui-même qui vient apporter un message lequel fait écho au message pascal qui prône l’espérance, la confiance et l’amour.
Oui Il peut dire qu’Il est le chemin car c’est par Lui et à travers Lui que nous verrons Dieu tel qu’Il est
Oui Il peut dire qu’Il est la Vérité car il ne se trompe jamais et aussi Il ne veut pas nous tromper.
Oui Il peut dire qu’Il est la Vie car une fois sorti du tombeau Il est vivant à tout jamais.
Alors n’ayons pas peur de marcher avec Lui comme le fit Marie que nous prions particulièrement en ce mois.
Pour l’instant nous n’avons encore aucune consigne concernant les rassemblements dominicaux et le reste de la vie paroissiale publique.
N’allons pas trop vite en besogne car le virus circule vivement chez nous.
Attendons ce que les autorités locales diront bientôt.
Dimanche nous célébrons comme toujours à vos intentions.
Nous pensons fort à vous.
portez-vous bien et courage surtout.
En union avec vous et tous les vôtres.
 
l’équipe des prêtres
Ci-dessous une petite méditation pour vous aider à entrer dans la joie de ce temps pascal.
 
 

 
 

5e dimanche de Pâques A – 10 mai 2020. Montre-nous le Père

Ac 8, 1-7 ; 1P 2, 4_9 ; Jn 14, 1-12


Aux lendemains de Pâques nous avons vu la joie des apôtres grandir au fur et à mesure de leurs rencontres avec Jésus ressuscité, et notre foi a grandi en même temps que la leur. Lorsque Jésus leur avait annoncé sa mort prochaine, les disciples avaient été profondément bouleversés ; aussi Jésus les avait rassurés en leur montrant qu’il ne partait pas pour l’inconnu : il rentrait chez lui au terme d’un long voyage. Comment ne seraient-ils pas heureux de savoir qu’il allait rentrer à la maison du Père  ? Le maître partait le premier, mais pour nous préparer à chacun une place et s’assurer que tout soit prêt pour son arrivée. L’évangile d’aujourd’hui est bien parlant dans les situations que nous venons de vivre ! La proximité de la mort était devenue omni présente dans un monde qui auparavant semblait l’avoir oubliée. Mourir, ce n’est pas descendre comme une âme errante dans une vie ténébreuse ; ce n’est pas non plus revenir à la matière organique et servir uniquement à la construction d’autres êtres vivants. Pour les chrétiens, mourir c’est une porte qui s’ouvre pour aller dans la Maison du Père, en partageant sa propre vie divine ; et chacun y trouvera sa propre demeure.
L’image biblique de l’arc en ciel peut nous aider à entrer dans ce mystère de « l’Alliance » avec la vie divine qui sera le nôtre : L’arc en ciel de nos fins d’orages est fait de 7 couleurs, de toutes les couleurs…Ces couleurs viennent de la réfraction de l’unique couleur blanche dans des milliers de gouttelettes d’eau en suspension dans l’air ; rassemblées en un faisceau elles formeront le blanc. Ainsi, chacun de nous reflètera quelque chose d’unique de la lumière divine.
Et pourtant beaucoup semblent avoir peur de la vie éternelle, oubliant que cette vie éternelle avec Dieu notre Père ne connaîtra aucune des limitations douloureuses que nous connaissons sur cette terre. La vie éternelle sera une pleine communion, corps et âme, avec le Christ ressuscité, dont nous partagerons la gloire et la joie.


Mais peut-être avons-nous envie, comme Thomas et Philippe, de demander à Jésus de montrer le chemin pour aller vers le Père. Et c’est alors que Jésus nous répond comme à ses disciples : Je suis le Chemin, la Vérité, la Vie ; personne ne vas vers le Père sans passer par moi. Et Jésus a montré aussi à ses disciples qu’il était lui-même la porte, l’unique porte d’accès à la Maison du Père, au terme du pèlerinage de notre vie. Et comme nous l’avons entendu dimanche dernier il est aussi le berger qui nous conduit vers le terme du chemin. Autrement dit, pour entrer dans le mystère de la foi, il faut entrer en relation personnelles avec le Seigneur, lui demander humblement de se manifester à nous. Une interrogation de Jésus à ses disciples s’adresse aussi à nous :  depuis si longtemps que je suis avec vous, ne savez-vous pas que celui qui m’a vu a vu le Père ? Cette petite phrase est bouleversante : il y a tellement de millions d’hommes à travers les siècles qui auraient voulu voir Dieu ou quelque chose de lui, et se sont trompés sur lui !
Mais le « voir » dont parle Jésus est bien plus qu’une question d’images : il est d’abord intérieur, fruit d’une rencontre ; comme lorsqu’un ami nous fait une confidence sur lui-même, et ayant su l’écouter nous lui disons : « oui, je vois ». Les images sensibles auxquelles nous sommes très attachés aujourd’hui – avec la télévision par exemple – peuvent être des signes de la réalité, mais elles nous laissent souvent à la surface de la réalité. Quand il s’agit de la réalité de la foi, notre regard sur l’humanité du Christ et sur son Père, est habité par une lumière propre à la foi : celle-ci nous fait voir, comme au jour de la Transfiguration, ce que nous ne pourrions pas voir autrement.


Dans l’au-delà, c’est-à-dire avec Dieu, il n’y aura pas comme chez nous belles demeures et des moins belles demeures ! Chacun sera accueilli tel qu’il est dans ce « nom » unique par lequel le Seigneur nous aime depuis notre baptême. Nous découvrirons alors que chacun verra sa place dans le Corps ressuscité du Christ : il y aura une façon d’être avec Dieu et d’être ensemble qui sera adaptée à ce que nous sommes. Là où je vais nous dit Jésus c’est à la fois la maison de mon Père et votre maison : chacun a sa place, le fils aîné comme le fils prodigue. A chacun, le Père nous dira en nous accueillant :  tout ce qui est à moi est à toi….
Si nous avons écouté les Actes des apôtres et St Pierre dans les deux premières lectures, nous nous apercevons que le Seigneur construit dès maintenant avec nous cette variété de demeures ; ces textes évoquent les premières communautés chrétiennes qui se construisaient comme les nôtres aujourd’hui : une Eglise constituée de « pierres vivantes », où chacun se reconnaît membre du Christ ressuscité. Avons-nous conscience que le Christ compte sur chacun de nous pour rendre visible cette Eglise, ce « corps » qui est le sien ? L’Eglise est une communauté dans laquelle chacun a sa mission et est appelé à servir suivant son appel et ses charismes. C’est pour cela que Jésus a choisi 12 apôtres ; c’est pour cela aussi que l’Eglise naissante a appelé des diacres pour aider les apôtres à assumer les différents services de la communauté chrétienne.


Dans les moments difficiles vécus par tous ces derniers mois beaucoup ont pu se demander quelle place serait la sienne, aujourd’hui ou demain, dans la « maison du Père ». Quelle joie alors de redécouvrir dans la foi, quoi qu’il en soit de « l’aujourd’hui de Dieu » : ces paroles apaisantes du Père qui nous redonnent vie : « tout ce qui est à toi est à moi » : Le Père nous envoyé son Fils pour nous le dire et nous demander de le dire à tout homme de bonne volonté..



Le Dimanche du Bon Pasteur (VOCATIONS)

Chers amis,

Nous revenons vers vous après une semaine pour vous donner des infos pratiques liées au dimanche des Vocations.

Ce dimanche nous célébrons encore à vos intentions.

N’oublions pas de portez dans notre coeur celles et ceux qui ont un beau projet pour engager leur vie à la suite de Jésus.

Ci-dessous quelques pistes pour la prière en n’oubliant pas d’invoquer le bon Saint Curé d’Ars

Saint Curé d’Ars, tu as fait de ta vie une offrande sans partage à Dieu pour le service des hommes ; que l’Esprit-Saint, par ton intercession, nous conduise aujourd’hui à répondre, sans défaillance, à notre vocation personnelle.

Tu as été un adorateur assidu du Christ au tabernacle. Apprends-nous à nous approcher avec foi et respect de l’Eucharistie, à goûter la présence silencieuse dans le Saint-Sacrement.

Tu as été l’ami des pécheurs. Tu leur disais : « Vos fautes sont comme un grain de sable en comparaison de la grande montagne de la miséricorde de Dieu ». Dénoue les liens de la peur qui nous retiennent parfois loin du pardon de Dieu ; augmente en nous le repentir de nos fautes. Découvre-nous le vrai visage du Père qui attend inlassablement le retour du fils prodigue.

Tu as été le soutien des pauvres : « Mon secret est bien simple, c’est de tout donner et de ne rien garder ». Apprends-nous à partager avec ceux qui sont dans le besoin ; rends-nous libres vis-à-vis de l’argent et de toutes les fausses richesses.

Tu as été un fils aimant de la Vierge Marie, « ta plus vieille affection ». Apprends-nous à nous tourner vers elle avec la simplicité et la confiance de l’enfant.

Tu es devenu le témoin exemplaire des Curés de l’univers. Que ta charité pastorale conduise les pasteurs à rechercher la proximité avec tous sans acception des personnes ; donne-leur l’amour de l’Église, l’élan apostolique, la solidité dans les épreuves.

Inspire aux jeunes la grandeur du ministère sacerdotal et la joie de répondre à l’appel du Bon Berger.

Saint Curé d’Ars, sois notre intercesseur auprès de Dieu. Obtiens-nous ce que nous te demandons (préciser ici telle demande particulière), toi le pasteur humble et fidèle, infatigable dans le service de Dieu et des hommes. Amen.

Mgr Guy Bagnard, Évêque de Belley-Ars.

 

Cher Père,

 

Je vous prie de trouver ci-dessous une annonce du Père Stéphane Kamm, curé-archiprêtre de Thionville, mais également directeur du Service diocésain des Vocations.. Les vocations, dans l’Eglise, sont diverses et variées. La pastorale des vocations est l’affaire de tous. Le 4ème dimanche de Pâques (cette année le 3 mai) correspondra à la 57ème journée Mondiale de prière pour les vocations. Dès à présent, si ce n’est déjà le cas, cette intention peut habiter notre prière.

 

Merci au Père Kamm et à tous les membres d’équipe diocésaine pour le travail accompli dans la foi et la persévérance.

 

Dans l’espoir que ce long et parfois difficile confinement ouvre des chemins nouveaux de relations et d’intériorité, je vous salue bien fraternellement.

 

+Jean-Pierre Vuillemin

 

 

 

De la part de l’abbé Stéphane KAMM :

 

Chers confrères, chères animateurs et animatrices et responsables de Mouvements,

 

La pastorale des vocations n’est pas une option dans l’Eglise. L’interpellation, le témoignage sont, pour l’avenir immédiat, de réels défis. Bien avant moi, les responsables du services des vocations ont fait l’expérience d’être bien seuls dans ce ministère. Depuis 2 ans, j’ai la chance de porter ce souci avec Madame Hilt Emilie (ALP). Avec d’autres personnes bénévoles nous essayons d’être présents dans les rassemblements diocésains. Actuellement le service accompagne 3 jeunes entre 14 et 18 ans, 4 personnes adultes qui se posent plus au moins sérieusement la question d’une vie religieuse ou sacerdotale. La complexité du service des vocations est d’assumer l’accompagnement des personnes et d’être en même temps une force d’interpellation pour les communautés, les paroisses, les mouvements.

 

Cette période de confinement a fait jaillir des initiatives diverses et variées. J’ai moi-même publié à Thionville 4 petites vidéos sur le sacerdoce.

D’ailleurs le service national a lui aussi publié des témoignages allant dans ce sens.

Vous trouverez à la suite de mon message, plusieurs propositions qui nous arrivent du National. Une neuvaine, des vêpres solennelles pour les vocations, une chaine de prière à relayer auprès de vos paroissiens, une prise de parole de la responsable du service national et enfin un lien pour regarder les différentes vidéos témoignages.

 

Le service des vocations, nous en avons l’intime conviction, ne pas être une entité à part entière. Il se doit d’être en relation avec les autres services, notamment celui de la catéchèse, de la famille et des jeunes. Il nous faut également recréer les liens avec tous les mouvements d’Eglise tout particulièrement ceux qui accompagnent et forment notre jeunesse.

C’est dans ce souci, que nous essayons, mois après mois depuis un an, d’inviter les prêtres actifs et retraités des archiprêtrés à un temps fraternel de réflexion et d’échange au service des vocations.

 

Les ordinations donnent au service des vocations la possibilité d’inviter la ville de Metz à prier pour les vocations la veille de la célébration. Cette année, l’événement n’aura pas lieu à la date prévue. Nous sommes déjà en réflexion pour reprogrammer un événement la veille des ordinations. Profitons des temps que nous traversons pour oser une nouvelle formule. J’appelle les confrères du centre ville et de la périphérie de Metz a se rendre éventuellement disponible pour que l’événement vienne marquer la vie de leur paroisse. Nous sommes pour le moment en réflexion. Nous ne manquerons pas de revenir vers vous.

 

L’équipe du service des vocations se confie à votre prière.

 

Cédric et Sophie, Victor, Clément, Emilie et moi même vous assurons de notre prière.

 

Stéphane Kamm

 

 

 

1 – Neuvaine de prière sur le site Hozana

https://hozana.org/communaute/8986-tous-en-piste-l-eglise-de-france-en-priere-pour-les-vocations

Cette neuvaine permet chaque jour de porter une vocation particulière dans la prière. Merci de diffuser ce lien au plus vite dans vos réseaux pour que les personnes puissent s’inscrire en ligne afin que, comme nous le voulions, toute l’Eglise de France se mette en prière pour les vocations.
La neuvaine est construite à partir du livret de prière pour les vocations que nous vous présentions sur notre site et consultable ici.https://fr.calameo.com/read/0061769836533049cdcad

 

2 – Vêpres solennelles de prière pour les vocations le dimanche 3 mai 2020

Ces vêpres seront enregistrées chez les religieuses de l’Assomption de Paris puis téléchargées sur la chaîne YouTube de la Conférence des évêques de France. Ainsi chacun pourra prier les vêpres quand il le voudra, le 3 mai 2020, à partir de 15h la vidéo sera en ligne.

https://www.youtube.com/user/EgliseCatholiqueFr

 

3 – Une Chaine de prière le dimanche 3 mai

Nous invitons tous les chrétiens à s’inscrire sur une demi-heure de prière durant la journée du dimanche 3 mai. Chacun pourrait reprendre la prière de la neuvaine et nous prierions ainsi pour les vocations tout au long du jour. Inscription en ligne :https://doodle.com/poll/46f9aky2ezhfp8c5

 

« Le RDV de la semaine »

Une vidéo de 3 mn, dans la rubrique « le RDV de la semaine » sera publiée par la CEF vers le jeudi 30 avril pour évoquer la journée mondiale de prière pour les vocations. Elle sera donc consultable et diffusable ici :

https://eglise.catholique.fr/guide-eglise-catholique-france/conference-des-eveques-de-france/rendez-de-semaine-pere-thierry-magnin/

 

*** BONUS ***

Depuis une quinzaine de jours nous publions des témoignages de personnes, aux vocations diverses, en leur demandant : Comment l’expérience du covid-19 me fait porter un nouveau regard sur sa vocation ? De beaux témoignages ont été ainsi mis en ligne. La campagne se nomme #VocationVirale et se consulte soit sur le site, soit que la page Facebook du réseau vocation quelle est ma vocation.



Disciples d’Emmaüs

Chers amis,
Encore une semaine de passée.
Nous espérons que vous tenez tous bon.
Ce dimanche, l’Evangile si connu nous donne de nous replonger dans le coeur même de l’Eucharistie. Les disciples reconnaissent Jésus à la fraction du pain et nous sommes privés un temps de ce pain. C’est une vraie source de souffrance. Et pourtant nous reconnaissons aussi Jésus dans nos frères et soeurs, dans les services que nous pouvons leur offrir.
Merci à ceux et celles qui ont bien voulu participer à l’opération « je rédige une lettre pour un senior ».
Près de 80 lettres nous sont parvenues et elles égayent le coeur de nos aînés et des soignants.
Ce sont autant de marques de solidarités et de prières en actes.
Ci-joint une petite méditation sur l’évangile de ce dimanche.
Pour les bons observateurs, vous remarquerez dans la trame du texte, le canevas de la messe
1) accueil/ 2) liturgie de la Parole/ 3) liturgie eucharistique/ 4) envoi
 
Bonne méditation et unité dans la prière.
Demain nous célébrons en pensée avec TOUS et à toutes vos intentions
 
l’équipe des prêtres

 

 

LES DISCIPLES  D EMMAUS

 

 

Ils rentraient démoralisés, tout tristes. Tous leurs espoirs s’étaient effondrés. Jésus en qui ils avaient confiance à cause de ses paroles et de ses actes et en qui ils voyaient le libérateur est mort. Tout est fini, c’est fichu.
La résurrection ? Jésus vivant ? Apparitions de femmes !

En ce confinement, à certains moments ne sommes-nous pas comme les disciples d’Emmaüs ? Tristes, moroses, démoralisés, le cafard nous prend. On ne voit pas l’issue. Et comment ça va se passer après ? Toutes les conséquences de cette pandémie et de ces confinements. Ça va être difficile…

Ils ne croient pas que Jésus est vivant, mais comme ils l’ont beaucoup aimés, écoutés et suivis pendant 3 ans et qu’ils sont fidèles à l’enseignement de Moïse et des prophètes, c’est Jésus qui vient à eux, les accompagne, marche avec eux sur leur route et il les écoute.

Tu marches à côté de nous aujourd’hui et nous ne te découvrons pas.

Oui nous pouvons parler avec Jésus, dire ce qui pèse sur notre cœur et alors il nous parle « comme votre cœur est lent à croire ». Et il leur explique les écritures, la parole de Dieu. Et leur cœur était tout brulant.
Oui écoutons Jésus, et il ouvrira notre cœur par sa parole.

Que nous dis-Tu aujourd’hui, que me dis-Tu à travers cette Parole de Dieu aujourd’hui ? Que nos cœurs deviennent brulants !

« Reste avec nous »

Invitons Le chez nous dans notre maison. Lorsqu’il rompit le pain ils le reconnurent : c’est Lui, Il est vivant, Il est ressuscité. Il est là avec eux, Il est présent. Oui que notre cœur soit vif à croire que tu es là présent, vivant, avec nous , non seulement à travers Ta parole mais réellement présent dans ton eucharistie.
Aujourd’hui nous ne pouvons recevoir l’eucharistie, mais que l’intensité de notre communion de désir nous Le rende présent .

Et souhaitons qu’à notre prochaine vraie communion nous ayons cette même émotion , illumination que les disciples d’Emmaüs : C’est Toi Jésus, c’est Toi qui se donne à moi. Bénis sois-tu d’être pour toujours vivant dans ta Parole et ton Eucharistie, même dans nos difficultés, surtout dans nos difficultés !

Alors quelle source de joie et de paix en profondeur !

« A l’instant ils se levèrent et retournèrent à Jérusalem »

Ils partent en mission, ils annoncent, ils témoignent que Jésus est vivant. Où sont passées tristesse, découragement, fatigue ? Et hop ! Tout de suite 2h de marche à nouveau et en pleine nuit pour proclamer la bonne nouvelle.
Jésus est ressuscité, il est vivant, il est avec nous : joie et bonheur.

 

Si nous laissons Jésus rentrer dans notre vie, si nous nous laissons bousculer, transformer, convertir par sa Parole et son Eucharistie, alors remplis de joie nous éprouverons le besoin de témoigner de ce que Jésus est venu consoler, guérir, libérer, convertir dans notre vie.

 



Homélie du 4e dimanche de Carême – Père Bernard SCHER

4ème DIMANCHE DU C A R E M E

22/03/2020 « A »

Les apôtres de Jésus sont très rapides pour juger et pour critiquer, comme les pharisiens. Dans cet aveugle de naissance ils voient un homme puni par Dieu, à cause de ses péchés ou de ceux de ses parents. Les pharisiens lui disent: « Tu es tout entier dans le péché, et tu nous fais la leçon : » Explication facile de la cécité de cet homme : il n’a que ce qu’il mérite, on n’a donc pas besoin de s’occuper de lui !

Cette tentation de juger, de critiquer et de condamner les autres est encore d’actualité aujourd’hui : « Les jeunes ne valent plus rien….Les turcs et autres étrangers nous envahissent et viennent prendre notre travail….les chômeurs sont des fainéants…. »Et on peut continuer….Nos communautés sont encore loin d’accueillir ceux qui sont différents de nous ! En nous posant la question : ‘Qui sommes-nous pour juger ?’ le Pape François nous invite à réfléchir au respect et à l’accueil des autres tels qu’ils sont.

Cette question des apôtres rejoint notre mentalité, lorsque nous disons :

Qu’est ce que j’ai fait au Bon Dieu pour subir cela ?

Pourquoi Dieu permet-il les catastrophes : inondations…coronavirus…. ?

Dieu ne supprime pas les guerres, les injustices….Pourquoi ?

Avec de telles réflexions nous voudrions nous débarrasser, à bon compte de notre responsabilité en rendant Dieu responsable de tous les malheurs. Mais Jésus remet les choses en place en expliquant : « Sa cécité n’est pas une punition….C’était pour que les œuvres de Dieu se manifestent en lui…aussi longtemps que je suis dns le monde, je suis la lumière du monde. » A travers jésus, Dieu prouve qu’il n’est pas un tyran, mais un Père qui aime tous ses enfants.

En donnant la vue à cet homme, Jésus lui redonne la vie et sa place dans la société ; de par sa non-voyance il était exclu de l’environnement qu’il n’avait jamais vu, mais aussi de la vie religieuse parce que puni par Dieu, d’après les responsables religieux.

L’aveugle-né n’a pas de nom : il peut être chacun de nous : ne sommes-nous pas souvent aveugles, non pas de naissance, mais parce que cela nous arrange bien ? Ne pas voir le pauvre, qui, dans les grandes villes, nous tend la main sur le bord du trottoir….Passer froidement à côté de celui que je n’aime pas, qui es différent de moi, ignorer celui qui a besoin de moi….Tout cela est bien pratique. Mais ces personnes que je ne vois pas, que je ne veux pas voir, ont besoin de moi, je n’ai pas le droit de les ignorer, de les rejeter, ni de les critiquer.

Frères et sœurs, durant ce temps de Carême qui nous reste avant Pâques, laissons-nous guérir de nos aveuglements ; regardons les événements et les personnes avec des yeux remplis d’espérance. Ouvrir les yeux c’est regarder au-delà des apparences, comme Dieu « Qui ne regarde pas les apparences, mais le cœur » (David, 1ère lecture)

Paul nous demande « de nous conduire comme des enfants de lumière, cette lumière qui a pour fruit tout ce qui est bonté, justice et vérité »

Disons, nous aussi : « Je crois, Seigneur que tu es la lumière qui vient nous éclairer de ta bonté, de ton amour »

AMEN.



Premier dimanche de l’Avent – Homélie du Père Bernard SCHER

PREMIER DIMANCHE DE L‘ A V E N T

1/12/2019 « C »

Qui n’a pas rêvé qu’un jour le budget des armées soit converti en budget d’entraide, de partage et que le bruit des fusils se transforme en chant d’amour ? « Jamais nation contre nation n lèvera l’épée ; ils n’apprendront plus la guerre » En voyant notre monde d’aujourd’hui beaucoup pensent que ce sont là de douces rêveries, tout à fait irréalisables, et ils voient l’avenir bouché pour lsd jeunes et aussi pour des moins jeunes. Le libéralisme effréné où seul copte l’argent , ne tient plus compte de l’homme ; si nous ne respectons pas la nature, si nous démolissons notre »maison-terre », l’humanité va à sa perte. Et c’est vrai également pour notre Église qui n’est plus crédible pour beaucoup et qui n’est plus capable d’apporter des solutions valables pour faire avancer la justice, le respect, l’accueil pour tous.

Si nous en restons là, en disant : »C’est ainsi, on n’y peut rien ! » Nous serons des pessimistes et des fatalistes. Et le fatalisme n’est pas chrétien parce que nous savons que l’homme a été créé à l’image de Dieu qui lui a donné la terre, en lui demandant de la transformer et de la rendre plu belle. Et cela nous est possible parce que

Jésus nous promet la parousie que nous devons construire chaque jour avec lui. Comme chrétiens nous sommes envoyés pour vivre le message de l’Évangile, pour mettre en pratique concrètement notre foi, pour témoigner de la Bonne Nouvelle.

Nous sommes toujours affrontés à un combat entre les ténèbres et la lumière, entre les forces de mort et les forces de vie ; résistons courageusement à ce mal sournois du découragement qui nous guette toujours. Autour de nous il y a tant des gestes de vie et d’espérance qui sont posés par des personnes qui restent attentives aux autres, qui se débattent courageusement ensemble contre les épreuves de toutes sortes.

Si nous les chrétiens, nous nous rendions compte de tout le bien, le positif qui se vivons autour de nous, dans le monde, aussi en dehors de nos églises, nous serions vraiment les témoins vivants de l’action du Christ autour de nous.

Forts de la présence de Jésus parmi nous, lorsque nous sommes affrontés aux difficultés, aux doutes et aux souffrances : à partir de ce 1er dimanche de l’AVENT faisons reculer la grisaille de nos inquiétudes ; offrons à ceux qui nous entourent un geste, un sourire, une parole de réconfort….à ceux qui ne les attendent peut-être plus. Soyons des prophètes de bonheur lorsqu’il faut dire ‘non’ aux injustices, aux racismes, aux égoïsmes ; soyons des « rayonnants » d’optimisme et de courage dans les difficultés.

« Veillez, tenez-vous prêts » nous dit Jésus. Etre vigilant c’est s’inscrire dans cette attente confiante du Seigneur quand il viendra

Veiller c’est discerner dans tous les autres et dans le monde les merveilles que Dieu ne cesse de réaliser par son Esprit toujours à l’action.

Fr. et S., marchons ensemble, dans la joie et dans l’espérance vers NOËL, où nous accueillera l’EMMANUEL, le DIEU-AVEC-NOUS AMEN.