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Pâques, le tombeau vide – P. Lemessin

Pâques, le tombeau vide – P. Lemessin

Chronique du Père Stéphane Lemessin à l’occasion de la fête de Pâques ; découverte du tombeau vide, résurrection de Jésus Christ. Quelles implications dans nos vies ? Notre Foi ?
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Pâques 2019 – Homélie du Père Bernard SCHER

P Â Q U E S 2019

21/04/2019 « C »

« Le tombeau était vide !. » ….et les misères continuent pour Marie Madeleine et les apôtres . Après la passion, sa mort affreuse sur la croix, son ensevelissement, voilà que son corpos a disparu. Et les questions et les souffrances continuent pour eux.

Nous aussi nous sommes aujourd’hui encore affrontés à des tombeaux, peut-être pas vides mais remplis par des questionnements douloureux : nous vivons la mort de nos proches, de nos amis…Dans la vie qui nous semble si dure, et qui l’est vraiment pour beaucoup, nous risquons de nous enfermer dans nos tombeaux d’égoïsme, de lassitudes et de découragements, du chacun-pour-soi et du rejet des autres. A cause de tout cela le culte de la mort occupe toute la place dans les préoccupations de beaucoup.

Jésus, par sa RÉSURRECTION au matin de Pâques, nous ouvre une nouvelle Espérance, inconnue jusque là, qui nourrit notre foi. La Résurrection du Christ est un souffle nouveau qui nous empêche de désespérer devant les difficultés de notre vie.

+ Elle nous fait sortir de ces multiples tombeaux où l’être humain s’enferme, se détruit lentement et fait du mal aux autres

+ La résurrection est en marche lorsque quelqu’un surgit de son tombeau de haine et de violence, lorsqu’il émerge dans la lumière de la paix et de la réconciliation

+ La Résurrection est là lorsque nous sortons du tombeau de nos péchés et que nous accueillons le pardon et la miséricorde de Dieu.

+ La Résurrection est toujours vivante dans ces petits gestes d’accueil, d’entraide, de partage et d’espérance vécue concrètement….dans une main tendue, dans l’indifférence vaincu par l’ouverture de notre cœur à celui qui a besoin de moi….

Le tombeau vide au matin de Pâques proclame la Résurrection de Jésus et il nous invite à en témoigner aujourd’hui dans notre vie quotidienne.

Sommes-nous vraiment les témoins vivants de tombeaux ouverts sur la Vie et sur l’Espérance ? Et non pas des ‘prophètes de malheur’ qui ne cessent de se lamenter sur les malheurs, les catastrophes, les injustices…., de toutes ces information qui semblent faire le bonheur des médias, qui passent souvent à côté de ce qui est beau dans le monde ?

Au lieu de nous lamenter sur le vieillissement de nos communautés, de notre Église, ne faudrait-il pas plutôt nous interroger sur ce que nous faisons, chacun, chacune, pour que la foi et l’espérance apportées par le Ressuscité, soient vécues autour de nous. Les souffrances, les malheurs qui nous envahissent parfois, nous ne pouvons pas les supprimer, nous pouvons les surmonter en étant, les uns pour les autres, signes de Résurrection

L’Eucharistie, que nous célébrons régulièrement est le rappel de ce grand événement que nous fêtons à Pâque : la Mort et la Résurrection de Jésus, qui donne Vie et Espérance à tous les hommes.

Le Christ continue de ressusciter chaque jour dans notre monde ! Soyons les témoins vivants de sa présence parmi nous. Alors nous pouvons chanter de tout notre cœur : « Oui, le seigneur est vraiment ressuscité » !! ALLELUIA….. AMEN .



Notre-Dame de Paris

Notre espérance ne nous décevra jamais car elle est fondée non sur des édifices de pierre, toujours à reconstruire, mais sur le Ressuscité qui demeure à jamais. Nous avons perdu la beauté de l’écrin, mais nous n’avons pas perdu le bijou qu’elle contenait: le Christ présent dans sa Parole et dans son Corps livré pour nous. — Michel Aupetit, Archevêque de Paris.

Notre-Dame de Paris
Notre-Dame de Paris

(Crédit image Notre-Dame de Paris: Gpesenti Licence CC -by-sa sur wikipedia)

Goûtez et voyez comme est bon le Seigneur Ps 34,9 – Conf. Carême Mme HARTER

S’émerveiller de la grandeur et de la bonté de Dieu qui toujours pardonne. Le sacrement de réconciliation permet de goûter cet amour immense. Conférence de Carême donnée par Mme HARTER Marie-Marguerite à Boulay-Moselle à l’occasion de la « Journée du Pardon ».



Homélie du 5e dimanche de Carême – Père Bernard SCHER

5ème DIMANCHE DE C A R E M E
7/04/2019 « C »

      Les scribes et les pharisiens continuent de provoquer Jésus. En lui amenant cette femme surprise en situation d’adultère, ils pensaient avoir trouvé le moyen imparable pour le condamner et lui faire perdre la face devant le peuple qui venait, nombreux, vers lui pour l’écouter : – ou bien il condamne la femme et ses paroles sur la miséricorde, le pardon et l’amour ne signifient plus rien. – et, s’il lui pardonne, il se met « hors-la-loi », il désobéit à la loi de Moise et il n’est plus crédible. Ce qui est choquant c’est qu’on amène la femme seule, son complice court toujours ; il n’est pas inquiété, ni puni .

      Tout d’abord Jésus garde le silence ; il veut certainement faire comprendre qu’il n’est pas à l’affut des fautes, qu’il n’est pas venu pour condamner les hommes, mais pour les sauver. Il ne supprime pas, il ne nie pas la justice humaine mais il donne à chacun, à chacune la chance de se convertir.

      Avant de donner sa réponse, Jésus se met au niveau de la femme par terre ; ensuite, une fois de plus il retourne le piège contre les accusateurs hargneux : « Celui d’entre vous qui est sans péché, qu’il lui jette la première pierre » leur dit-il. …Et ils s’en vont l’un après l’autre parce qu’ils savent bien que Jésus les connaît et qu’il est capable de dévoiler leurs propres péchés.
      Nous posons peut-être aussi à Jésus cette question : « Qu’en dis-tu ? » Oui, que dis-tu de ces fous qui assassinent aveuglément au nom de Dieu, de ceux qui cassent tout pour voler, que dis-tu de ces escrocs qui s’enrichissent honteusement sur le dos des autres ? Que penses-tu de ces très nombreux étrangers qui fuient leur pays et que beaucoup de chez nous ont du mal à respecter, et refusent de les accueillir ?
      La réponse que Jésus donne ne concerne pas du tout la femme, mais uniquement ses accusateurs, et elle nous est destinée à nous aussi qui avons parfois les mêmes réactions qu’eux. Si nous jugeons et critiquons les autres, parfois même jusqu’à les démolir, nous entendrons Jésus nous dire : « Qu’est-ce qui te permet de condamner ton frère ?  N’oublies pas que toi aussi tu es pécheur et que tu as toujours besoin d’être pardonné. » Lorsque nous accusons les ‘gilets jaunes’, les migrants, les musulmans et les juifs de tous nos malheurs, c’est signe que nous ne sommes pas tout à fait à l’aise avec l’Évangile ni avec notre religion.
      En disant à cette femme toute tremblante : »Moi non plus je ne te condamne pas ; va, et désormais ne pèche plus ! » Il la remet debout et lui ouvre le chemin d’une nouvelle vie ; elle a certainement compris que le Dieu de Moïse est, avant tout, le Dieu de l’amour, de la miséricorde et du pardon.
      ….Si nous critiquons quelqu’un (cela peut arriver) efforçons-nous toujours de découvrir en cette personne, l’étincelle de bien, de positif qui est en elle; pour Dieu, notre Père, jamais personne n’est perdu définitivement.
Qu’il ouvre notre cœur au pardon, au respect, à l’accueil et à l’amour pour tous.
Alors nous pourrons célébrer dans la JOIE, la RÉSURRECTION de JÉSUS à PAQUES
         AMEN.



4è dimanche de Carême – Homélie du Père Bernard SCHER

4ème DIMANCHE DE C A R E M E

31/03/2019 « C »

Habituellement on appelle cet évangile que nous venons d’entendre : La parabole de l’enfant prodigue » Il est ‘prodigue’ parce qu’il a jeté l’argent de son père par la fenêtre, il a tout dépensé sans compter…Je préférerais l’appeler : « la parabole du Père prodigue », le Père est ’prodigue en amour’, il ne compte pas son amour pour ses deux fils, il se dépense sans compter pour les deux.

Ce ’Père ‘que Jésus nous présente est l’image de Dieu-Père passionné par ses enfants. Il attend dans l’espérance, son fils cadet…Il croit ferment qu’il reviendra, et il lui pardonne toutes les souffrances qu’il lui a causées. Il va, il court vers lui, il l’accueille avec joie, les bras ouverts, parce qu’il retrouve le fils qui « était mort et qui est revenu à la vie » Ensuite il sort pour supplier son ainé d’entrer, en lui disant que tous ses biens lui appartiennent à lui qui est resté fidèle.

Cette histoire est aussi une réponse aux pharisiens et aux scribes qui reprochaient à Jésus de faire bon accueil aux pécheurs : « Rendez-vous compte ! Il va même manger avec eux ! » Ce qui compte pour lui, c’est l’accueil, l’amour pour tous…et surtout pour ceux qui sont rejetés.

Le plus jeune fils aimait certainement son Père. Mais, comme certains jeunes aujourd’hui, il avait envie de liberté, il voulait « s’éclater », voir d’autres horizons, il se sentait assez grand pour vivre sa vie comme il l’entendait

Très rapidement il s’est rendu compte que, sans argent il n’y a plus d’amis. Et la fonction de gardien de cochons ne lui permet même pas de manger à sa faim. Et, il décide de retourner chez son père, non pas tellement par amour, mais par besoin.

Ne ressemblons-nous pas parfois à ce fils, vis-à-vis de Dieu notre Père ?

Le fils ainé semble être un bon fils : fidèle à son père, il est travailleur et ne lui a jamais rien demandé. Mais il ne supporte pas l’attitude du père envers celui qu’il n’appelle même plus ‘son frère’ ; il reproche au père d’accueillir, il ne dit pas ‘mon frère’, mais « ton fils que voilà, qui a dévoré ton bien avec les prostituées »…et il rejette son frère et son père ; ce denier sort vers lui et le supplie de venir se réjouir avec les autres. Mais il se sent parfait et il refuse de changer.

Une belle leçon pour nous : nous ne pouvons pas être ‘bon fils de Dieu le père’, bonne chrétienne, si nous ne sommes pas fraternels avec les autres. Notre Dieu est avant tout un Père et non le justicier qui nous punit chaque fois que nous faisons un faux pas (comme l’Église l’a enseigné assez longtemps). Il est un Père qui souffre en silence du départ de son fils et qui espère son retour chaque jour, un Père qui associe le fils ainé à sa joie : il sort vers lui pour le supplier d’entrer ;

Pour terminer, écoutons ces belles paroles de Charles Péguy ; »Toutes les paraboles sont belles, mon fils, toutes sont grandes….Mais, avec celles-ci des milliers et des milliers d’hommes ont pleuré…De toutes les paraboles de Dieu, c’est celle qui a éveillé les échos les plus profonds. C’est la seule qui ne soit jamais effacée du cœur du pécheur… »

Dieu, notre Père, nous dit à nous aussi : «Tu sais, toi tu es toujours avec moi ;ce qui est à moi est à toi » C’est cela la grande Joie de PAQUES que nous vivrons dans quelques semaines AMEN.