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Homélie de l’Épiphanie – 06/01/2019

Nous marquons cette fête de l’ÉPIPHANIE en faisant avancer les MAGES au premier plan, tout près de la crèche. Ces personnages sont représentés par des hommes de couleurs, les différentes races du monde connues à l’époque.

Jésus, que nous célébrons à Noël, est venu, avant tout pour les gens simples, les plus pauvres de l’époque. Ce ne sont pas les grands du pays qui sont venus le visiter ; ils ne savaient rien de la naissance de ce petit bébé dans la pauvreté… Les premiers qui sont venus le voir, qui ont été invités à la crèche par l’ange, ce sont les bergers, qui faisaient partie du bas peuple, des gens tout simples. Ensuite sont arrivés des étrangers, certainement des riches, mais qui venaient de loin et que nous fêtons aujourd’hui.

On pense que c’était des astrologues des savants en recherche, ouverts aux nouveautés de l’époque. Cette nouvelle étoile, était pour eux un signe qui annonçait la naissance d’un grand personnage : « Où est le roi des juifs qui vient de naître ? » demandent-ils au roi Hérode. Ils se sont mis en route à sa recherche ; ils ont suivi l’étoile et la parole du prophète juif, et ils ont atterri à Bethléem. Je voudrais bien savoir quelle fut leur réaction en trouvant, non pas un grand roi dans un beau palais, mais un petit bébé sur la paille. Mais la FOI ne les a pas quitté et « tombant aux pieds de l’enfant, ils se prosternèrent devant lui… » et ils lui offrirent des cadeaux royaux.

De cet événement il n’est resté, pour la plupart des chrétiens, que la « galette des rois ». Et nous ? Quelles leçons pouvons-nous en tirer ?

++ Sommes-nous des chercheurs de Dieu ? Les hommes d’aujourd’hui sont en recherche de tant de choses : la sécurité, le bien-être, être accueillis et reconnus (pour les immigrés), le respect et la reconnaissance. Et certains ne courent qu’après l’argent et le pouvoir ! Et moi, comme chrétien ? Est-ce que je recherche le Seigneur ? Dans la Bible, dans les Sacrements, dan la prière, dans mes rencontres et dans les événements ?

++ Si nous vivons notre foi en Dieu, sérieusement, nous devons nous mettre en route sans cesse, nous devons sortir, ne pas rester frileusement calfeutrés chez nous ; être accueillants à tous ceux et celles qui ont besoin de nous, aller vers ceux et celles qui ne viennent pas chez nous, aller « à la périphérie de l’Église » comme nous y invite le pape François.

L’ÉPIPHANIE ouvre une ‘voie d’accueil entre tous les Peuples’, puisque Jésus, le Messie est venu sur terre pour tous les hommes. Elle est le contraire de l’exclusion de certains individus, du rejet de certains peuples. Elle est ouverture et partage, à l’exemple des Mages qui ont partagé les cadeaux avec Jésus.

Frères et sœurs, soyons des chercheurs de Dieu, de la vérité, de l’amour, de la paix et de la justice ! Malgré nos soucis et nos difficultés, ne nous installons pas ; mettons-nous toujours en route, en recherche de ce Dieu qui se proposa à tous les hommes. Et, à l’exemple des Mages, donnons les meilleur de nous-mêmes ; alors le MESSIE fêté à Noël, sera vraiment « la LUMIÈRE venue éclairer tous les hommes »

AMEN.

Abbé Bernard SCHER



Homélie du dimanche 30/12/2018 – La Sainte Famille

Dans un discours en 1915, le pape François disait, en parlant de la FAMILLE : « Dieu est entré dans le monde par une famille. Et il a pu le faire parce que cette famille était une famille qui avait le cœur ouvert à l’amour, qui avait les portes ouvertes…. »

Ces dernières années, frères et sœurs, on a beaucoup parlé de FAMILLE : à propos du « mariage pour tous », de l’AMP (Assistance Médicale à la Procréation) et d’autres sujets touchant ce domaine.

Quelques jours après Noël, l’Église nous propose de célébrer la SAINTE FAMILLE, Joseph, Marie et le petit Jésus. A Noël les projecteurs étaient braqués sur lui, l’Emmanuel, Le-Dieu-avec-nous. Ce mignon petit bébé n’est pas resté petit comme nous le voudrions parfois ; au cours des années il a grandi. A l’âge de 12 ans il a célébré, comme tous les garçons juifs, la « Bar-mitsva » ; il est entré dans la communauté des adultes. Et dès maintenant il commence à s’affirmer.

Pendant la plus grande partie de sa vie sur terre (environ 30 ans) le Fils de Dieu fait Homme a vécu au sein d’une famille, au milieu des gens du village de Nazareth ; Joseph lui a appris son métier de charpentier. C’est dans une famille toute simple, laborieuse, qu’il a grandi et les paraboles, les exemples qu’il donnera plus tard dans son enseignement ont, la plupart du temps, comme sujets, la vie de la campagne, de familles et de gens tout simples : le semeur, le berger, le blé qui pousse le pain qui nourrit…. Ce sont ses parents qui lui ont appris à grandir dans l’amour et la foi en Dieu. Le Messie n’est pas « un Dieu tombé du ciel », mais  un homme bien de chez nous, qui a les pieds par terre. Ses parents ont respecté la loi juive le concernant, ils l’ont fait circoncire, et, lorsqu’il avait l’âge, ils l’ont emmené au Temple. C’est là qu’ils ont vécu cet événement douloureux de la perte de leur enfant: pendant trois jours ils courent à sa recherche !

Aux reproches de Marie, sa mère il a cette réponse mystérieuse : « Ne saviez-vous pas  qu’il me faut être chez mon Père ? »

Dans nos familles, une des premières missions des parents  est de transmettre à leurs enfants les valeurs humaines indispensables à toute vie en société : le respect des autres, l’accueil, le partage et la générosité, l’amitié et, pour les parents chrétiens, la foi en Dieu et l’Espérance. Aujourd’hui cette transmission n’est pas facile du tout, à cause de la fragilité des couples, des séparations de plus en plus nombreuses, des parents qui travaillent tous les deux ou qui sont au chômage, des enfants et des jeunes qui réagissent différemment.

Avant tout nos familles doivent être ce milieu d’amour, de respect mutuel et de partage ; ce que les parents donnent avec amour à leurs enfants, portera toujours des fruits, même si, parfois ils ont l’impression d’avoir raté leur éducation. Et n’oublions pas que les enfants peuvent aussi nous donner des leçons à nous les grands ; il faut que nous les prenions au sérieux !

Frères et sœurs, qu’à l’exemple de la SAINTE FAMILLE nos familles soient unies par l’Amour, le respect mutuel, par l’Amour et la confiance en Dieu.

Durant cette Eucharistie, confions à Dieu toutes nos familles, surtout celles qui vivent des difficultés. Que Jésus, Marie et Joseph les accompagnent dans leur vie quotidienne.

AMEN.

Abbé Bernard SCHER



Homélie de Noël

En découvrant le fascicule « À la découverte de la route des crèches », je me demande ce que vivent, ce que ressentent ces milliers de personnes, chrétiens ou non, qui viennent admirer ces nombreuses crèches, toutes belles, toutes construites avec foi et amour

Au-delà de la beauté artistique, le petit Enfant Jésus, parfois perdu dans un environnement magnifique, parle certainement au cœur de beaucoup. Et je voudrais simplement me mettre à leur place :

** Dans ces quelques instants d’admiration nous pensons que Noël c’est la PAIX. Cette Paix qui est « matérialisée » (malheureusement pendant quelques heures seulement) par « les trêves de Noël » là où les guerres font encore rage. Nous ne savons pas combien de gestes de paix se vivent en ces jours, dans les familles, entre voisins ou ailleurs. Mais n’oublions pas que la Paix doit passer quotidiennement par nos mains. Le partage de la Paix, tout à l’heure, avant la communion, nous le rappellera fortement.

** NOËL c’est aussi la fête de la LUMIÈRE. Les illuminations de nos villes et nos villages, de nos maisons en sont le signe éclatant. Luc nous dit, dans l’Évangile :

« La gloire du Seigneur enveloppa les bergers de sa lumière ». La Lumière doit fleurir en notre vie quotidienne ; samedi soir, à Leiding, nous avons accueilli, avec nos frères allemands, « la Lumière de Bethléem » ; marchons vers nos frères et sœurs, surtout vers les plus pauvres, illuminons leur vie  en leur apportant un peu de bonheur !

** NOËL, c’est le visage des enfants illuminés de JOIE, devant la crèche et devant leurs cadeaux. Malgré les difficultés que nous vivons, la Joie peut et doit briller sur notre visage de croyants, comme elle brillait hier soir sur les visages des enfants à Tromborn. Nietzsche, le philosophe athée disait : « Je croirais à leur Dieu, s’ils avaient davantage l’air d’être sauvés » Donnons notre sourire à ceux que nous rencontrons, ouvrons-nous à eux pour leur transmettre le sourire de l’Enfant-Jésus et de ses parents,

** et ainsi NOËL sera l’ESPÉRANCE folle, qui grandira petit à petit dans nos cœurs et dans le monde ; soyons des semeurs joyeux d’Espérance, Dieu ne nous abandonne pas : disons, avec les anges : « Gloire à Dieu au plus haut des cieux et paix sur la terre aux hommes qu’il aime ».

** Devant la crèche on ne peut pas s’empêcher de dire que NOËL c’est  surtout l’AMOUR, Amour de Dieu pour les hommes, qui nous a donné son Fils Jésus, Amour vécu entre nous à son exemple. Rayonnons cet Amour autour de nous chaque jour !

Frères et sœurs, que ce petit Enfant de la crèche que nous venons admirer, grandisse dans notre vie de chaque jour ; il vit avec nous nos joies et nos espérances, il porte avec nous nos souffrances. Nous le recevons chaque fois que nous vivons l’Eucharistie. Avec AMOUR, portons sa PAIX, sa LUMIÈRE, sa JOIE et son EPÉRANCE autour de nous, Alors « NOËL se vivra chaque jour »

Amen.

Abbé Bernard SCHER

 

Lettre pastorale de M. l’abbé Jean-Louis BARTHELMÉ

Quel avenir pour nos églises, nos paroisses,
nos communautés de paroisses ?

Chers paroissiens et habitants de l’archiprêtré de Bouzonville toute l’équipe pastorale de notre secteur vous souhaite, à vous, à vos familles et à tous vos amis, de très sereines et apaisantes fêtes de Noël, ainsi qu’une bonne entrée dans la nouvelle année 2019.

Au nom de toutes mes collaboratrices et collaborateurs, je me permets de vous adresser ce message sous forme de lettre pastorale destinée à tous les paroissiens et habitants de notre secteur constitué de nos cinq communautés de Paroisses : St Benoît de Bouzonville, St Bruno de Tromborn, St Wendelin de Gomelange, Notre Dame des Moulins de Freistroff et Notre Dame de Grafenthal de Schwerdorff ; cinq communautés de paroisses qui forment désormais, notre nouvel archiprêtré de Bouzonville, depuis le 1er septembre 2018.

Le 24 juin dernier, notre Évêque, Mgr Jean-Christophe LAGLEIZE, a promulgué un projet pastoral intitulé :

« Une Église de disciples-missionnaires :
projet pour une conversion pastorale
et missionnaire de l’Église en Moselle ».

Comme le souligne bien l’intitulé de ce nouveau projet pastoral diocésain, nous sommes toutes et tous invités à vivre d’abord, une conversion profonde pour nous projeter dans les années à venir. Quel sera l’avenir de nos communautés chrétiennes, de nos communautés de paroisses, de nos archiprêtrés ? Qui peut le dire ? Personne !

Mais, quoi qu’il arrive, l’avenir se prépare ! Pas n’importe comment ; les écueils à éviter sont les suivants : « faisons comme on a toujours fait ! » et « revenons en arrière, faisons comme autrefois, c’était bien mieux qu’aujourd’hui ! » Se convertir ne veut pas dire s’enfermer dans la routine et encore moins, se réfugier dans la nostalgie du passé ! Alors, comment faire ?

Ces 20 dernières années beaucoup de choses ont changé ; le monde, la société et l’Église ont évolué, malheureusement, pas toujours de façon positive et pas toujours avec un élan d’espérance ! Le climat de morosité sociale, politique et ecclésiale en ces temps qui sont les nôtres, nous invite, plus que jamais, à ne pas baisser les bras, à ne pas nous enliser dans le défaitisme et le pessimisme ! Au contraire, en tant que chrétiens baptisés, au nom de l’Évangile et du Christ, nous avons à proposer un autre chemin d’espérance que celui de la violence, du rejet, de l’exclusion et de la division !

En ce qui nous concerne directement, au niveau de l’archiprêtré de Bouzonville, nous avons déjà commencé à réfléchir avec l’équipe d’archiprêtré et les Équipes d’Animations Pastorales, aux différentes manières de mettre en œuvre, concrètement, ce projet pastoral dans notre secteur.

L’étape suivante consiste à informer très largement tous les chrétiens et habitants de notre secteur sur le contenu précis de ce projet pastoral. Nous le faisons, dans un premier temps avec cette lettre pastorale de secteur et, dans un deuxième temps, nous allons organiser deux rencontres importantes, sous forme de forum où tous les chrétiens, paroissiens de notre archiprêtré seront invités ; les deux rencontres auront exactement le même contenu pour permettre à un maximum de personnes d’y participer et de se mobiliser. J’espère qu’un grand nombre de personnes se déplacera, se mobilisera pour découvrir ensemble, l’ampleur de ce projet et les implications concrètes qu’il va générer dans notre archiprêtré.

Une faible mobilisation des catholiques de notre archiprêtré à ces deux rencontres sera le signe très clair que l’engagement chrétien au service des paroisses, de l’Église, au nom de l’Évangile n’est pas une priorité pour nos paroissiens. Si les gens ne se bougent pas pour la mise en œuvre de ce projet pastoral, il n’y aura peut-être plus d’autres opportunités à nous réveiller avant la perspective de fermetures définitives de la plupart de nos églises, parce que plus personnes ne s’y intéresse, ne les entretient et ne les finances. Une paroisse sans la participation active des paroissiens est d’avance vouée à disparaître !

Pour éviter cela, je vous invite à venir très nombreux à l’une ou l’autre de ces deux rencontres qui aura lieu le :

 Vendredi 25 janvier 2019 à 20h00
à la salle des fêtes d’Anzeling
ou le vendredi 1er févier 2019
à la salle des fêtes de Tromborn.

En vous remerciant d’avance, je vous redis à toutes et à tous la confiance que je mets en chacune et chacun d’entre vous pour relever tous les défis que l’avenir nous réservera. À tous je souhaite encore de très saintes et belles fêtes de fin d’année.

Abbé Jean-Louis Barthelmé,
Curé-archiprêtre de Bouzonville.



Homélie du 4ème dimanche de l’Avent – 23/12/2018

Vu les problèmes que connait notre pays actuellement, on parle beaucoup de « rencontres, concertations, débats … » Les grands de ce monde se rencontrent pour essayer de régler des problèmes concernant le monde entier.
L’Évangile de ce quatrième dimanche de l’AVENT nous rapporte une autre entrevue, beaucoup plus discrète, dont personne, à l’époque, n’était au courant : deux cousines, des femmes toute simples se sont rencontrées dans un petit village de montagne, en Judée ; c’est la rencontre, non pas des grands du monde d’alors, mais celles entre deux femmes inconnues dont va naitre un monde nouveau pour tous les hommes de la terre.

Après la visite de l’ange, Marie s’est MISE EN ROUTE pour se mettre au service de sa vieille cousine enceinte et pour lui porter la Bonne Nouvelle. A partir de là elle était d’ailleurs EN ROUTE durant toute sa vie : enceinte elle devait se déplacer avec son époux Joseph, à Bethléem pour le recensement. Après la naissance de son enfant elle devra fuir en Égypte ; une douzaine d’année après elle courra avec Joseph à travers les rues de Jérusalem pour rechercher Jésus. Ensuite elle suivra son Fils dans ses prédications, sur les routes de Palestine. Finalement elle l’accompagnera sur le chemin du calvaire, jusqu’à la croix. Et après l’Ascension elle sera avec les apôtres dans l’annonciation de la Bonne Nouvelle.

Et nous ? Sommes-nous des chrétiens actifs ? Ou bien faisons-nous partie des ces chrétiens, de plus en plus nombreux, qui ont peur de sortir vers les autres, et qui par le fait même glissent progressivement vers l’abandon des sacrements, de la prière et du partage ? Le Pape François nous invite régulièrement à sortir « à la périphérie de l’Église ». Heureusement que bon nombre de bénévoles le font encore et s’engagent au service de ceux qui sont dans le besoins ! (comme Marie qui est allé aider sa cousine Élisabeth).

Quelle devait être LA JOIE de ces deux femmes ! Marie vient d’accepter la mission de devenir la mère du Messie ; elle va porter cette Bonne Nouvelle à sa cousine Élisabeth qui elle aussi connait, enfin, la joie d’être enceinte. Elles remercient Dieu pour ces grandes JOIES.

Nos rencontres habituelles sont-elles animées par la JOIE ? Sommes-nous heureux de rencontrer toutes les personnes que nous côtoyons tous les jours ? Nous retrouver régulièrement à l’église pour l’Eucharistie est-ce une joie pour nous ? Comment vivons-nous la JOIE de NOËL ?

Frères et sœurs, fêter NOËL c’est accueillir Dieu dans notre vie avec joie, c’est lui dire « oui » à la suite de Marie, c’est nous bouger, nous mettre en route pour aller vers ceux « qui n’ont pas leur compte de vie, d’amour, de joie et de paix.

Que JÉSUS que nous fêtons à NOËL et que nous recevons dans cette Eucharistie, nous donne son Esprit, afin que nous portions avec JOIE, l’ESPÉRANCE au monde qui en a tant besoin.

AMEN

Bernard SCHER



Homélie du 3e dimanche de l’Avent – 16/12/2018

Le troisième dimanche de l’AVENT que nous célébrons aujourd’hui est le dimanche de la JOIE. Mais comment parler de joie dans un monde qui ne cesse de générer des inquiétudes, où les manifestations violentes nous inquiètent, où les attentats et assassinats reviennent régulièrement, sans prévenir, où l’avenir pour beaucoup est incertain ?

« Pousse des cris de joie » nous dit le prophète Sophonie ; il parle aux Hébreux qui, à ce moment-là vivent des situations très difficiles.

« Frères, soyez toujours dans la joie du Seigneur. Je le redis : soyez dans la joie ». Il envoie cette invitation aux Philippiens alors qu’il est emprisonné.

Et dans l’Évangile, les gens qui viennent à Jean, sont inquiets et sentent qu’ils devraient changer leur façon de vivre ; « Que devons-nous faire, » lui demandent-ils. Questions qui nous concernent toutes et tous.

Il y a tout d’abord les gens tout simples du petit peuple ; ce n’était certainement pas des tout pauvres qui n’avaient rien, puisque Jean leur demande « de PARTAGER leurs vêtements avec ceux qui n’en ont pas, leur nourriture avec ceux qui ne mangent pas à leur faim. »

Et moi, comment suis-je concerné ? A l’approche de Noël la publicité nous pousse à acheter mille cadeaux alors que les pauvres, ceux qui ne peuvent rien s’acheter deviennent de plus en plus nombreux. Quelle est ma façon de partager ? Nous recevons un nombre impressionnant de demandes d’aides et nous partageons certainement (Secours Catholique, Restos du cœur, Croix rouge et autres…) En sachant que nous ne pouvons pas répondre à tous les appels.

Ensuite ce sont les publicains qui viennent ; ces gens sont mal vus par le peuple parce qu’ils collaborent avec l’occupant romain. Jean leur demande simplement de ne pas voler les gens : « N’exigez rien de plus que ce qui vous est fixé ».

Aujourd’hui beaucoup profitent de leur situation politique ou sociale pour s’enrichir sur le dos des autres. Est-ce que dans notre vie de relations nous respectons les biens des autres ?

Finalement viennent aussi des soldats, qui étaient réputés pour leur violence, leur abus de pouvoir : « Ne faites violence à personne, n’accusez personne à tort et contentez-vous de votre solde. » leur dit Jean.

Dans notre société où prime ‘la-loi-du-plus-fort’, où les violences enveniment les relations entre les humains, quelles est le témoignage de paix, de dialogue, de miséricorde que je donne dans mes relations ? Suis-je apôtre de la Paix, de la Réconciliation ?

Jean ne fait pas de grands discours théoriques ; il donne des conseils très concrets qui sont à la portée de tout le monde. C’est par nos actes d’amour, d’accueil, de respect des autres que nous vivons notre foi et que nous transformerons petit à petit notre cœur et notre monde.

Dieu notre Père, dans cette Eucharistie, donne-nous ton Esprit qui nous aide à vivre de cette façon-là, en marchant vers la venue de ton Fils, l’Emmanuel, le Dieu-avec-nous

AMEN.

Abbé Bernard SCHER