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Goûtez et voyez comme est bon le Seigneur Ps 34,9 – Conf. Carême Mme HARTER

S’émerveiller de la grandeur et de la bonté de Dieu qui toujours pardonne. Le sacrement de réconciliation permet de goûter cet amour immense. Conférence de Carême donnée par Mme HARTER Marie-Marguerite à Boulay-Moselle à l’occasion de la « Journée du Pardon ».



Homélie du 5e dimanche de Carême – Père Bernard SCHER

5ème DIMANCHE DE C A R E M E
7/04/2019 « C »

      Les scribes et les pharisiens continuent de provoquer Jésus. En lui amenant cette femme surprise en situation d’adultère, ils pensaient avoir trouvé le moyen imparable pour le condamner et lui faire perdre la face devant le peuple qui venait, nombreux, vers lui pour l’écouter : – ou bien il condamne la femme et ses paroles sur la miséricorde, le pardon et l’amour ne signifient plus rien. – et, s’il lui pardonne, il se met « hors-la-loi », il désobéit à la loi de Moise et il n’est plus crédible. Ce qui est choquant c’est qu’on amène la femme seule, son complice court toujours ; il n’est pas inquiété, ni puni .

      Tout d’abord Jésus garde le silence ; il veut certainement faire comprendre qu’il n’est pas à l’affut des fautes, qu’il n’est pas venu pour condamner les hommes, mais pour les sauver. Il ne supprime pas, il ne nie pas la justice humaine mais il donne à chacun, à chacune la chance de se convertir.

      Avant de donner sa réponse, Jésus se met au niveau de la femme par terre ; ensuite, une fois de plus il retourne le piège contre les accusateurs hargneux : « Celui d’entre vous qui est sans péché, qu’il lui jette la première pierre » leur dit-il. …Et ils s’en vont l’un après l’autre parce qu’ils savent bien que Jésus les connaît et qu’il est capable de dévoiler leurs propres péchés.
      Nous posons peut-être aussi à Jésus cette question : « Qu’en dis-tu ? » Oui, que dis-tu de ces fous qui assassinent aveuglément au nom de Dieu, de ceux qui cassent tout pour voler, que dis-tu de ces escrocs qui s’enrichissent honteusement sur le dos des autres ? Que penses-tu de ces très nombreux étrangers qui fuient leur pays et que beaucoup de chez nous ont du mal à respecter, et refusent de les accueillir ?
      La réponse que Jésus donne ne concerne pas du tout la femme, mais uniquement ses accusateurs, et elle nous est destinée à nous aussi qui avons parfois les mêmes réactions qu’eux. Si nous jugeons et critiquons les autres, parfois même jusqu’à les démolir, nous entendrons Jésus nous dire : « Qu’est-ce qui te permet de condamner ton frère ?  N’oublies pas que toi aussi tu es pécheur et que tu as toujours besoin d’être pardonné. » Lorsque nous accusons les ‘gilets jaunes’, les migrants, les musulmans et les juifs de tous nos malheurs, c’est signe que nous ne sommes pas tout à fait à l’aise avec l’Évangile ni avec notre religion.
      En disant à cette femme toute tremblante : »Moi non plus je ne te condamne pas ; va, et désormais ne pèche plus ! » Il la remet debout et lui ouvre le chemin d’une nouvelle vie ; elle a certainement compris que le Dieu de Moïse est, avant tout, le Dieu de l’amour, de la miséricorde et du pardon.
      ….Si nous critiquons quelqu’un (cela peut arriver) efforçons-nous toujours de découvrir en cette personne, l’étincelle de bien, de positif qui est en elle; pour Dieu, notre Père, jamais personne n’est perdu définitivement.
Qu’il ouvre notre cœur au pardon, au respect, à l’accueil et à l’amour pour tous.
Alors nous pourrons célébrer dans la JOIE, la RÉSURRECTION de JÉSUS à PAQUES
         AMEN.



4è dimanche de Carême – Homélie du Père Bernard SCHER

4ème DIMANCHE DE C A R E M E

31/03/2019 « C »

Habituellement on appelle cet évangile que nous venons d’entendre : La parabole de l’enfant prodigue » Il est ‘prodigue’ parce qu’il a jeté l’argent de son père par la fenêtre, il a tout dépensé sans compter…Je préférerais l’appeler : « la parabole du Père prodigue », le Père est ’prodigue en amour’, il ne compte pas son amour pour ses deux fils, il se dépense sans compter pour les deux.

Ce ’Père ‘que Jésus nous présente est l’image de Dieu-Père passionné par ses enfants. Il attend dans l’espérance, son fils cadet…Il croit ferment qu’il reviendra, et il lui pardonne toutes les souffrances qu’il lui a causées. Il va, il court vers lui, il l’accueille avec joie, les bras ouverts, parce qu’il retrouve le fils qui « était mort et qui est revenu à la vie » Ensuite il sort pour supplier son ainé d’entrer, en lui disant que tous ses biens lui appartiennent à lui qui est resté fidèle.

Cette histoire est aussi une réponse aux pharisiens et aux scribes qui reprochaient à Jésus de faire bon accueil aux pécheurs : « Rendez-vous compte ! Il va même manger avec eux ! » Ce qui compte pour lui, c’est l’accueil, l’amour pour tous…et surtout pour ceux qui sont rejetés.

Le plus jeune fils aimait certainement son Père. Mais, comme certains jeunes aujourd’hui, il avait envie de liberté, il voulait « s’éclater », voir d’autres horizons, il se sentait assez grand pour vivre sa vie comme il l’entendait

Très rapidement il s’est rendu compte que, sans argent il n’y a plus d’amis. Et la fonction de gardien de cochons ne lui permet même pas de manger à sa faim. Et, il décide de retourner chez son père, non pas tellement par amour, mais par besoin.

Ne ressemblons-nous pas parfois à ce fils, vis-à-vis de Dieu notre Père ?

Le fils ainé semble être un bon fils : fidèle à son père, il est travailleur et ne lui a jamais rien demandé. Mais il ne supporte pas l’attitude du père envers celui qu’il n’appelle même plus ‘son frère’ ; il reproche au père d’accueillir, il ne dit pas ‘mon frère’, mais « ton fils que voilà, qui a dévoré ton bien avec les prostituées »…et il rejette son frère et son père ; ce denier sort vers lui et le supplie de venir se réjouir avec les autres. Mais il se sent parfait et il refuse de changer.

Une belle leçon pour nous : nous ne pouvons pas être ‘bon fils de Dieu le père’, bonne chrétienne, si nous ne sommes pas fraternels avec les autres. Notre Dieu est avant tout un Père et non le justicier qui nous punit chaque fois que nous faisons un faux pas (comme l’Église l’a enseigné assez longtemps). Il est un Père qui souffre en silence du départ de son fils et qui espère son retour chaque jour, un Père qui associe le fils ainé à sa joie : il sort vers lui pour le supplier d’entrer ;

Pour terminer, écoutons ces belles paroles de Charles Péguy ; »Toutes les paraboles sont belles, mon fils, toutes sont grandes….Mais, avec celles-ci des milliers et des milliers d’hommes ont pleuré…De toutes les paraboles de Dieu, c’est celle qui a éveillé les échos les plus profonds. C’est la seule qui ne soit jamais effacée du cœur du pécheur… »

Dieu, notre Père, nous dit à nous aussi : «Tu sais, toi tu es toujours avec moi ;ce qui est à moi est à toi » C’est cela la grande Joie de PAQUES que nous vivrons dans quelques semaines AMEN. 



3ème dimanche de Carême – Père Bernard SCHER

3ème DIMANCHE DE C A R E M E

24/03/2019 « C »

Nous entendons encore régulièrement des expressions telles que : « Pourquoi Dieu permet-il les injustices, les guerres, les catastrophes ? » Et aussi ce qu’on disait aux enfants : « Si tu n’es pas sage, Dieu te punira ! »ou encore « Qu’est-ce que j’ai fait au Bon Dieu pour souffrir tout cela ? »….C’est facile d’accuser Dieu. Même ceux qui se disent incroyants se permettent de le faire.

Et, dans l’Évangile que nous venons d’entendre les réactions et les questions que des gens qui posent à Jésus semblent aller dans le même sens. On pensait que, lorsque des innocents mourraient, c’est parce qu’ils avaient commis une faute grave et qu’ils étaient punis par Dieu. Jésus répond clairement qu’il n’y a pas de lien direct entre la souffrance, les catastrophes et le péché ; ceux qui meurent violemment ne sont pas plus pécheurs que les autres. Les 50 morts de la mosquée en Nouvelle Zélande, les 157 morts du crash de l’avion en Ethiopie, les violences qui se déchainent à l’occasion des manifestations des Gilets Jaunes… ; certains mettent tout cela sur le dos de Dieu et en profitent pour nier son existence, en disant : « S’il existait il ne permettrait pas tous ces malheurs. »En affirmant cela ils veulent aussi se donner bonne conscience, en disant que les malheurs qui arrivent ne sont jamais de leur faute. Devant les catastrophes, les maladies, les souffrances, Jésus nous dit qu’il n’y a jamais de lien direct entre la souffrance et le péché.

Pour nous convaincre il nous raconte la parabole du figuier qui nous montre que les mœurs de Dieu sont différentes des mœurs des hommes ; Dieu est toujours plein de patience et de miséricorde : en effet, un figuier qui épuise la terre sans donner de fruits est inutile ; il faut le supprimer ! » Mais Dieu ne veut pas la mort du pécheur, il veut qu’il se convertisse et qu’il vive. » La conversion dont parle Jésus et qu’il demande à ses disciples, consiste avant tout à changer l’image d’un Dieu qui punit.

Pour que nous soyons ses amis, Dieu ne nous punit pas. Comme il soigne le figuier il nous donne aussi les moyens de nous changer, de porter de bons fruits..
Face au mal il faut nous rappeler
que Dieu est tendresse et pitié, comme nous le dit le psaume 102 que nous avons entendu. Ce qu’il faut changer dans notre comportement c’est l’image d’un Dieu qui punit, d’un Dieu vengeur et rancunier.

Il ne sert à rien de rendre Dieu responsable de la souffrance, il nous faut chercher les causes réelles de certaines catastrophes dans la façon d’agir des hommes (qui pollue la nature ?…Qui fait la guerre ?……Ce n’est pas Dieu !).

Il nous faut vivre dans la foi et la confiance en Dieu qui est un Père pour nous. Choisir cela c’est croire que Dieu est bienveillant et miséricordieux. Dans cette Eucharistie, redisons-lui notre confiance, à lui qui nous a envoyé son Fils, mort par amour pour tous les hommes, ressuscité à Pâques et vivant avec nous chaque jour.

Lire en carême – P. Lemessin

Lire en carême – P. Lemessin

Aujourd’hui le Père Lemessin nous propose plusieurs lectures sur le thème du carême. Proposition nous est faite de revues, livres, sites et même applications pour smartphones. Autant de support nous aidant à approfondir notre foi. Retrouvez-le chaque semaine sur http://listen.mission-web.com ou en podcast sur http://radio.mission-web.com

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Retrouvez d’autres chroniques du
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Homélie du 2ème Dimanche de Carême – Père Bernard SCHER

2ème DIMANCHE DE C A R E M E

17 / 03 / 2019 « C »

Les événements de ces derniers mois nous rappellent que la vie n’est pas facile pour tout le monde ; toutes ces personnes qui manifestent, aspirent au bonheur, à une vie convenable, à la joie….à une vie épanouissante, où on les écoute et pour beaucoup, ce n’est pas le cas.

Nous connaissons tous et toutes des souffrances, des difficultés, mais nous vivons aussi des moments de joie, en familles, entre amis, devant un beau paysage… des moments que nous voudrions voir durer.

Dans l’Évangile que nous venons d’entendre il en est de même : Jésus doit préparer ses apôtres à sa passion et sa mort ; une annonce qu’ils auront du mal à croire et à accepter. C’est pourquoi il veut leur redire, à travers Pierre, Jacques et Jean, qu’il emmène sur la montagne, qui il est vraiment et surtout leur annoncer qu’après sa mort il ressuscitera..(même s’il ne comprennent pas cela maintenant).

Pierre et ses amis, qu’il a emmené sur la montagne, qui ont assisté à sa TRANSFIGURATION, étaient émerveillés et ils auraient voulu que cela dure : « Maître il est bon que nous soyons ici » Dans leurs difficultés de chaque jour, avec ce Jésus qui était parfois déconcertant, ces 3 apôtres ont retrouvé un souffle nouveau ; ils ont découvert Jésus transfiguré en compagnie de Maïse et Elie. Envahis de joie et de bonheur, ils le découvrent comme ‘le Fils bien aimé du Père » et cet événement était tellement beau qu’ils auraient voulu rester sur la montagne. Mais, ils le savent bien : les moments d’euphories sont toujours passagers et la vraie vie se déroule toujours dans le quotidien monotone de chaque jour, « au ras des pâquerettes ». Il leur faut redescendre près de leurs amis. Ils garderont ce mystère dans leur cœur jusqu’après la Résurrection de Jésus.

Dans notre vie chrétienne, dans notre prière, nous avons peut être aussi déjà vécu des moments merveilleux ! Dieu nous dit aussi : « Voici mon Fils, écoutez-le » Ecoutons Jésus qui se révèle à nous à travers la Bible, mais aussi par les autres et dans les événements. Si nous l’accueillons humblement dans notre vie quotidienne nous serons, nous aussi transfigurés. Notre mission de Chrétiens est d’être rayonnants de la présence de Dieu en nous, être semeurs d’espérance et nous laisser transfigurer par l’amour pour les autres et pour Dieu.

Alors le temps du CAREME sera pour, nous non pas un temps de privation, mais un temps d’Espérance et d’accueil du Seigneur. AMEN.