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Homélie du 5e dimanche de Carême – Père Bernard SCHER

5ème DIMANCHE DE C A R E M E

29/03/2020

Ces paroles du Seigneur Dieu au prophète Ezéchiel, combien nous voudrions qu’elles se réalisent pour nous aujourd’hui, en ces temps de confinements à cause du coronavirus !! Certainement qu’en ces temps difficiles, beaucoup, croyants et même non croyants, font des reproches à Dieu : « Pourquoi permets-tu cette catastrophe, ces milliers de morts innocentes ?…Si tu étais là !…. » Nous pouvons crier vers Dieu notre incompréhension, notre révolte, avec le psaume 129 : « Des profondeurs je crie vers toi, Seigneur, écoute mon appel ! Que ton oreille se fasse attentive au cri de ma prière ! » Et nous espérons de tout cœur qu’il ne nous abandonnera pas ; si nous prions avec foi, il nous exaucera. Mais le prions-nous-le convenablement ? ?

Certains disent : « Si nous en sommes là, c’est parce que les gens ne croient plus, ne vont plus à l’église, ne prient plus….. » Je ne crois pas du tout que Dieu, notre Père nous punisse de cette façon-là. Je crois et je dirais plutôt les parole que Marthe adressait à Jésus : « Mais, je le sais : tout ce que tu demanderas à Dieu, Dieu te l’accordera ! » Demandons à Jésus qu’il nous exauce de cette façon-là.

Jésus est tout à fait humain : il aimait ses amis Lazare et ses sœurs ; devant la mort de son ami « Jésus, en voyant leur souffrance, fut bouleversé…et il se mit à pleurer… » Il ressent douloureusement la mort de son ami, mais à travers lui c’est la détresse, les souffrances de toute l’humanité qui le font souffrir aussi. Et il partage certainement nos inquiétudes avec nous, aujourd’hui. Nous pouvons nous poser la question : « Que sortira-t-il de positif de ce que nous vivons ? » Nous ne le savons pas mais je crois qu’il y aura du positif.

Par cet événement douloureux qu’il a vécu avec ses amis, Jésus a voulu raffermir la foi

.tout d’abord celle de ses disciples lorsqu’il leur disait : « Je me réjouis de n’avoir pas été là à cause de vous, pour que vous croyiez. »

.. Ensuite celle de Marthe et de Marie ; Marthe disait : « Oui, Seigneur, je le crois ; tu es le Christ, le Fils de Dieu »

..Et finalement la foi de beaucoup de juifs venus consoler les deux sœurs : « Ils avaient vu ce que Jésus avait fait et ils crurent en lui ! »

Par cette résurrection, Jésus nous adresse un message d’espérance ; en lui, c’est le Dieu des vivants qui se révèle au monde.

Comme s’adressa à Lazare, il nous demande à nous aussi, de sorti du tombeau de nos péchés, de nos égoïsmes, nos lâchetés et nos découragements ; enlevons toutes ces pierres qui nous séparent de Dieu et des autres. Le Seigneur nous demande d’être témoins de la vraie vie, de la liberté, de l’espérance.

Remplis de courage et d’espérance, parce que nous savons que nous ne sommes pas seul avançons, avec le Christ, sur nos routes quotidiennes vers sa RÉSURRECTION DE PÂQUES.

AMEN.



Homélie du 4e dimanche de Carême – Père Bernard SCHER

4ème DIMANCHE DU C A R E M E

22/03/2020 « A »

Les apôtres de Jésus sont très rapides pour juger et pour critiquer, comme les pharisiens. Dans cet aveugle de naissance ils voient un homme puni par Dieu, à cause de ses péchés ou de ceux de ses parents. Les pharisiens lui disent: « Tu es tout entier dans le péché, et tu nous fais la leçon : » Explication facile de la cécité de cet homme : il n’a que ce qu’il mérite, on n’a donc pas besoin de s’occuper de lui !

Cette tentation de juger, de critiquer et de condamner les autres est encore d’actualité aujourd’hui : « Les jeunes ne valent plus rien….Les turcs et autres étrangers nous envahissent et viennent prendre notre travail….les chômeurs sont des fainéants…. »Et on peut continuer….Nos communautés sont encore loin d’accueillir ceux qui sont différents de nous ! En nous posant la question : ‘Qui sommes-nous pour juger ?’ le Pape François nous invite à réfléchir au respect et à l’accueil des autres tels qu’ils sont.

Cette question des apôtres rejoint notre mentalité, lorsque nous disons :

Qu’est ce que j’ai fait au Bon Dieu pour subir cela ?

Pourquoi Dieu permet-il les catastrophes : inondations…coronavirus…. ?

Dieu ne supprime pas les guerres, les injustices….Pourquoi ?

Avec de telles réflexions nous voudrions nous débarrasser, à bon compte de notre responsabilité en rendant Dieu responsable de tous les malheurs. Mais Jésus remet les choses en place en expliquant : « Sa cécité n’est pas une punition….C’était pour que les œuvres de Dieu se manifestent en lui…aussi longtemps que je suis dns le monde, je suis la lumière du monde. » A travers jésus, Dieu prouve qu’il n’est pas un tyran, mais un Père qui aime tous ses enfants.

En donnant la vue à cet homme, Jésus lui redonne la vie et sa place dans la société ; de par sa non-voyance il était exclu de l’environnement qu’il n’avait jamais vu, mais aussi de la vie religieuse parce que puni par Dieu, d’après les responsables religieux.

L’aveugle-né n’a pas de nom : il peut être chacun de nous : ne sommes-nous pas souvent aveugles, non pas de naissance, mais parce que cela nous arrange bien ? Ne pas voir le pauvre, qui, dans les grandes villes, nous tend la main sur le bord du trottoir….Passer froidement à côté de celui que je n’aime pas, qui es différent de moi, ignorer celui qui a besoin de moi….Tout cela est bien pratique. Mais ces personnes que je ne vois pas, que je ne veux pas voir, ont besoin de moi, je n’ai pas le droit de les ignorer, de les rejeter, ni de les critiquer.

Frères et sœurs, durant ce temps de Carême qui nous reste avant Pâques, laissons-nous guérir de nos aveuglements ; regardons les événements et les personnes avec des yeux remplis d’espérance. Ouvrir les yeux c’est regarder au-delà des apparences, comme Dieu « Qui ne regarde pas les apparences, mais le cœur » (David, 1ère lecture)

Paul nous demande « de nous conduire comme des enfants de lumière, cette lumière qui a pour fruit tout ce qui est bonté, justice et vérité »

Disons, nous aussi : « Je crois, Seigneur que tu es la lumière qui vient nous éclairer de ta bonté, de ton amour »

AMEN.

Une fenêtre spirituelle ouverte sur la Confiance et l’Espérance – Père Sébastien ROCH

Mi-carême, à l’occasion de la St Joseph, le père Sébastien ROCH veut apporter à tous un message de Confiance et d’Espérance en Jésus Christ, en la Résurrection, en ces temps difficiles où l’épidémie due au coronavirus covid19 fait rage. Que ces mots de soutien nous aident tous à retrouver courage, foi et Espérance.



Homélie du 2e dimanche de Carême – Père Bernard SCHER

2ème DIMANCHE DE C A R E M E

8/03/2020

Dans notre vie moderne si bousculée par les événements, si encombrée par des activités diverses, les unes plus importantes que les autres, nous avons besoin de nous arrêter de temps en temps pour souffler, pour prendre du recul afin de voir les choses autrement et de pouvoir repartir d’un bon pied, car notre vie n’est pas toujours un »long fleuve tranquille »

Dans la 1ère lecture Abram est prêt à changer le cours de sa vie. A la parole de Dieu : « Va vers le pays que je te montrerai » il se met en route avec confiance.

Le CAREME est ce temps de remise en route continuelle

Pierre, jacques et Jean ont suivi Jésus, ils se sont laissé conduire par lui, sans savoir où il les emmenait : « Il les emmena à l’écart, sur une haute montagne ».

Nous avons certainement déjà changé de route plusieurs fois, peut-être parfois sans savoir où nous allions. Pour nous les chrétiens il n’y a pas de »pilotage automatique », pas de GPS. Notre feuille de route c’est de savoir que le Seigneur Jésus est toujours à nos côtés pour nous guider par sa Parole et par ses Sacrements. En le suivant, malgré les luttes, les tentations, les doutes..Malgré les difficultés et les inquiétudes…nous sommes sûrs d’être toujours sur le bon chemin.

Le chemin d’Abraham l’a conduit vers la Terre Promise ; celui des trois apôtres leur a fait voir Jésus transfiguré sur la montagne ; ils étaient en admiration devant leur ami qui leur montrait son visage divin. Est-ce qu’aujourd’hui nous savons encore admirer ce qu’il y a de beau dans notre vie, dans notre entourage, dans la nature… ? Ce n’est que si nous avons un regard de respect et d’amour pour les autres que nous saurons découvrir leurs qualités.

Pierre, Jacques et Jean se sentaient si bien sur la montagne qu’ils voulaient y rester ; mais Jésus les empêche de s’évader ; il les ramène dans la vallée, il les remet à l’action dans leur vie quotidienne, avec les autres apôtres

Nous voudrions peut-être aussi, de temps en temps, nous évader de notre vie remplie de difficultés ; mais notre vie de chrétiens nous renvoie continuellement vers les autres, et surtout vers » ceux qui sont à la périphérie », comme nous le demande le pape François. Nous devons être des travailleurs actifs dans l’Église, des semeurs d’espérance, des combattants pour la paix et la justice….Essayons de vivre avec Jésus, dont le Père nous dit : « Celui-ci est mon fils bien-aimé en qui je trouve ma joie ; écoutez-le ».

Même si notre monde « n’est pas toujours beau », même s’il est défiguré par tant de souffrances, d’injustices et de mépris pour certains, nous n’avons pas le droit de désespérer, car nous savons que le Christ TRANSFIGURÉ nous conduit vers l’Espérance. Après ses souffrances et sa mort sur la croix il est RESSUSCITÉ le jour de Pâques. Fêtons-le durant cette Eucharistie et vivons avec lui.

AMEN.

Le carême : un chemin de liberté, de libération ! Père Jean-Louis BARTHELMÉ

En ce temps de Carême, je vous invite à redécouvrir ce message que nous avait adressé l’an dernier le Père Jean-Louis Barthelmé.

Comment ne pas tomber dans le piège de la routine en vivant le Carême sans en comprendre le sens ? Père Jean-Louis Barthelmé.

Retrouvez-le sur Missionweb Radio http://listen.mission-web.com



Premier dimanche de Carême – Homélie du Père Bernard SCHER

PREMIER DIMANCHE DE C A R E M E

1/03/2020

« La tentation ça nous connait ! »…et il nous arrive d’y succomber.

Jésus, le Fils de Dieu devenu vrai homme, l’a connu lui aussi, mais lui y a résisté. Il sera d’ailleurs tenté durant toute sa vie publique : par ses ennemis, les scribes et les pharisiens, qui étaient jaloux de lui et l’ont surveillé de près, et même par ses disciples, qui, comme tous les juifs, souhaitaient qu’il rétablisse le Royaume d’Israël en chassant les occupants romains. Lorsqu’il était sur la croix, un des deux malfaiteurs crucifié avec lui, et la foule, lui demandaient « Si tu es la Fils de Dieu, descend de la croix ». Il a montré qu’il était homme comme nous, hormis le péché, car il a résisté à toutes les tentations.

Durant ce temps de CAREME nous sommes invités à nous convertir, à résister aux tentations à la suite de Jésus, dont les tentations au désert sont encore les nôtres aujourd’hui :

+++ Changer les pierres en pains … cela nous renvoie à toutes ces publicités qui nous proposent un bonheur facile :’Si tu veux être heureux il faut avoir telle voiture, acheter tel produit…’ Pour notre société actuelle le bonheur c’est uniquement l’avoir,

pour lequel il faut de l’argent ! Les médias nous poussent à la consommation à outrance, créant des besoins inutiles, et souvent nous nous laissons prendre.

+++ Ensuite le démon transporte Jésus sur le sommet du temple : « Jette toi en bas, Dieu te protégera….Les gens seront en admiration. » Le temple est le lieu où l’on rencontre Dieu pour le louer, pour le prier et non pas pour qu’il y fasse des miracles spectaculaires

Nous sommes parfois tentés aussi d’utiliser Dieu et la religion pour notre intérêt, compter sur la bonté de Dieu pour assurer nos ambitions ; tentation de demander à Dieu n’importe quoi et de lui en vouloir s’il ne nous l’accorde pas.

+++ Sur la montagne, le démon dit à Jésus : « Je te donnerai tout cela si tu te prosternes devant moi pour m’adorer » En citant la Parole de Dieu, Jésus nous rappelle que c’est Dieu seul que nous devons adorer.

Nous connaissons bien cette tentation qui nous invite à adorer l’argent, le pouvoir ; beaucoup ont de moins en moins d’argent, lorsque d’autres jouent avec des millions. Certains utilisent leur pouvoir pour exploiter les plus faibles ; l’esclavage moderne existe encore aujourd’hui !

Jésus a repoussé la triple tentation par un triple « non » au démon, en s’appuyant sur l’Écriture pour un triple « oui » à Dieu son Père.

Frères et sœurs, durant les 40 jours de ce Carême efforçons-nous de voir à quelle tentation nous devons résister et demandons au Seigneur l’aide de son Esprit pour nous convertir.

Alors nous pourrons accueillir dans la vérité et dans la joie, le Christ RESSUSCITÉ à PÂQUES. AMEN.

Goûtez et voyez comme est bon le Seigneur Ps 34,9 – Conf. Carême Mme HARTER

S’émerveiller de la grandeur et de la bonté de Dieu qui toujours pardonne. Le sacrement de réconciliation permet de goûter cet amour immense. Conférence de Carême donnée par Mme HARTER Marie-Marguerite à Boulay-Moselle à l’occasion de la « Journée du Pardon ».