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ASSOMPTION – Homélie du Père Bernard SCHER

ASSOMPTION 2019

En France il existe de très nombreux sanctuaires, chapelles, lieux de dévotion ….dédiés à MARIE, qui font l’objet de manifestations et de pèlerinages ; certains, comme Lourdes, La Salette, et d’autres sont reconnus officiellement par l’Église. Aujourd’hui nous célébrons solennellement la VIERGE MARIE, la maman de Jésus et notre maman.

Marie, présente à nos prières quotidiennes, n’a jamais brigué la 1ère place ; Avant d’être universellement célébrée, à travers les âges, elle a été une femme toute simple, sans prétention, comme celles de son époque, une jeune fille qui ne s’est distinguée en rien de toutes les filles de Nazareth. Elle n’a rien fait d’extraordinaire, mais elle a, sans doute, rempli, avec beaucoup d’amour, sa mission d’épouse de Joseph et ensuite de mère de Jésus.

Elle n’a pas fait de grands discours : les évangiles ne nous rapportent que quelques paroles :

Je suis la servante du Seigneur – ces paroles des psaumes qu’elle rappelle dans le ‘Magnicicat’ – Elle est inquiète pour son Fils qui, à l’âge de 12 ans, est resté à Jérusalem : « Pourquoi nous as-tu fait cela ? » Et, aux noces de Cana elle lui dit discrètement: « Ils n’ont plus de vin » Et ensuite aux serviteurs : « Faites tout ce qu’il vous dira ! » Marie est là, discrètement auprès de son Fils Jésus, depuis le « oui » de l’Annonciation, jusqu’au pied de la Croix, où elle participe à sa mort comme toutes les mamans qui voient mourir leur enfant.

Elle n’a pas toujours compris son Fils Jésus ; et alors les évangélistes nous disent : « Elle gardait toutes ces choses dans son cœur »

Dans le chant du MAGNIFICAT dont Marie a tiré les paroles de la Bible, elle reconnait que Dieu a fait de grandes choses pour elle, humble servante : elle rend grâce à Dieu par ce chant qu’on pourrait appeler « révolutionnaire » : elle met en avant les humbles, les opprimés, qui peuvent se reconnaitre dans ces paroles. Elle annonce qu’avec son Fils, Dieu disperse les orgueilleux, qu’il renverse les puissants et les riches, et il relève les petits, ceux qui n’ont pas droit à la parole.

Nous ne savons pas comment s’est passée l’ASSOMPTION de Marie, les évangiles n’en disent rien (ce n’est d’ailleurs pas important de le savoir).

Ce dont nous sommes sûrs c’est que dans le ciel, auprès de son Fils Jésus, notre Maman restera toujours présente à tous ceux et celles qui ont besoins d’elle et qui la prient avec confiance, parce qu’ils savent qu’on peut tout dire à une maman.

Les millions de personnes qui se déplacent régulièrement vers les différents lieux de pèlerinage, tous ceux et celles qui la prient chaque jour humblement, avec confiance, nous disent que Marie est toujours à nos côtés, dans les difficultés comme dans les joies. Elle ne fait jamais de grands discours, mais elle vient pour nous conduire vers son Fils Jésus.

Qu’à l’exemple de Marie, nous disions chaque jour notre « OUI » à Dieu qui veut avoir besoin de nous…Et, avec confiance et amour prions-la :

JE VOUS SALUE, MARIE …..



Homélie du 19e DTO – Père Bernard SCHER

19EME DIMANCHE DU TEMPS ORDINAIRE

11/08/2019 « C »

Depuis un certain temps notre époque est marquée par la peur, les inquiétudes, provoquées par les attentats, la peur de manquer d’argent ( tout augmente !), le chômage, l’avenir bouché pour beaucoup, des maladies incurables….et on pourrait continuer la liste..

C’est pourquoi, Jésus nous incite à veiller, à ne pas nous endormir, à ne pas désespérer ; il nous appelle à la confiance : « Sois sans crainte petit troupeau…. » oui, nous savons bien aussi que nous sommes de plus en plus ‘un petit troupeau’ et que les inquiétudes, les difficultés dans l’Église ne manquent pas.

C’est pour cela aussi que Jésus nous invite à la vigilance et à une fidélité toujours en éveil. Oui, soyons vigilants : aujourd’hui il est tellement facile de se laisser anesthésier par les fausses nouvelles, les fausses doctrines qui pullulent. Les publicités nous proposent de fausses richesses, nous incitent à accepter le vernis du paraître, de l’apparence aux yeux des autres.

Depuis un certain temps les états d’urgence sont mis à leur plus haut point dans plusieurs pays ; cela se comprend lorsque nous voyons les risques que court l’humanité de nos jours. Mais cela entraine parfois aussi un climat de « mal-à-l’aise » de méfiance surtout vis-à-vis des étrangers…et nous amène au découragement.

En tant que chrétiens nous n’avons pas le droit de désespérer, de baisser les bras. Jésus nous invite « à rester toujours en tenue de service pour accueillir le maître qui revient dans nos vies » Si quelqu’un refuse de servir Dieu et les autres, il ne peut pas se dire vraiment chrétien ; car être disciple du Christ, c’est ouvrir la porte de notre cœur à Dieu notre Père, c’est accueillir les autres comme des frères. Pour trouver la présence de Dieu dans notre vie il faut que la lampe de notre amour, de notre foi soit allumée, que l’espérance anime notre vie, surtout dans nos difficultés.

Comme les serviteurs qui attendaient le retour de leur maitre, sommes-nous ouverts à Dieu qui, par son Esprit, est continuellement à l’œuvre dans notre vie et dans le monde ? Gardons la lampe de notre espérance toujours allumée afin qu’elle éclaire ceux et celles qui sont découragés et désespérés

Recevons le Seigneur avec joie et amour dans cette Eucharistie.

AMEN.



Homélie du 18è Dimanche du temps ordinaire – Père Bernard SCHER

18ème DIMANCHE DU TERMPS ORDINAIRE

4/08/2019 « C »

Pas toujours, mais souvent, le partage de l’héritage dans les familles se solde par des dissensions et des histoires ente héritiers. C’était déjà le cas du temps de Jésus ; nous l’avons entendu dans l’Évangile : cet homme vient vers Lui, pour lui demander: « Maître, dis à mon frère de partager avec moi notre héritage ! »

Jésus refuse d’être juge dans ce conflit familial, mais c’est, pour lui, l’occasion de nous inviter à réfléchir sur le sens et la place que nous donnons à ce que nous possédons. Il ne fustige pas les biens matériels en tant que tels, il ne jette jamais l’anathème contre les riches ; lui aussi, qui n’était certainement pas riche, a besoin d’argent pour vivre : dans la parabole des talents, les deux serviteurs qui ont fait fructifier l’argent de leur maître sont loués.

Jésus nous invite à mettre les biens matériels à leur place : « la vie de quelqu’un, même dans l’abondance, ne dépend pas de ce qu’il possède, »dit-il. C’est la phrase-clé de cet Evangile. Il dénonce le culte que l’on voue à la richesse. Aujourd’hui il dénoncerait certainement la richesse d’un petit nombre qui s’enrichit de plus en plus, alors qu’il y a de plus en plus de pauvres et même de très pauvres. Il y en a qui sont tellement riches qu’ils ne savent même plus quoi faire de leurs richesses et pour lesquels tous les moyens sont bons pour s’enrichir de plus en plus, comme ce fut le cas pour cet homme riche de l’Evangile.

Ce n’est pourtant pas le compte en banque bien fourni qui mène vers l’éternité ; on le dit souvent : ‘on n’a jamais vu un coffre-fort suivre un corbillard’ !. Pourquoi se donner tant de soucis, de peines et de fatigues pour ce qui est vanité ? se demandait déjà le sage dans la 1ère lecture d’aujourd’hui.

L’homme n’a pas de valeur par CE QU’IL A, mais par CE QU’IL EST.

Bâtir sa vie que sur la richesse, c’est construire un monde du ‘chacun-pour-soi’ dans lequel nous risquons d’oublier les autres. C’est vrai : il y a aussi des gens très riches qui partagent avec les plus pauvres et qui ne se font pas connaître ; mais courir après les biens matériel, c’est toujours un danger.

Jésus nous demande, « non pas d’amasser pour nous-mêmes, mais d’être riches en vue de Dieu. », c’est s’en remettre avec confiance à notre Père du ciel et nous mettre au service de nos frères les hommes, surtout de ceux et celles qui ont le plus besoin de nous. Il y en a tellement qui sont pauvres d’argent, mais surtout aussi pauvres parce que rejetés, méprisés, pauvres d’amour et de respect, pauvres parce qu’on ne les accueille pas. Notre vraie valeur c’est l’Amour que nous vivons pour Dieu et pour nos frères et sœurs. St Paul nous le dit, dans sa lettre aux Colossiens : »Pensez aux réalités d’en haut et non à celles de la terre ! » C’est là que réside notre vraie richesse !

Frères et sœurs, notre vraie richesse est surtout le Seigneur que nous recevons dans cette Eucharistie : sa Parole et son Corps qu’il nous donne pour que nous le fassions connaitre et aimer autour de nous AMEN.



Homélie du 16è DTO – Père Bernard SCHER

16ème DIMANCHE DU TRMPS ORDINAIRE

21/07/2019 « C »

Dans le stress de notre vie moderne l’ACCUEIL est une attitude, une qualité très importante. Pour moi l’accueil n’est pas seulement ouvrir la porte à celui qui vient chez moi, c’est aussi : bien accueillir au téléphone ou par internet ; c’est être accueillant envers la personne que je rencontre en ville : un sourire, une parole, une poignée de main….des attitudes toutes simples à la portée de tout le monde.

Les lectures de ce 16° dimanche nous aident à réfléchir à cet accueil.

Abraham, un oriental, a les sens de l’hospitalité. Accueillant, il se rend tout à fait disponible pour ces trois étrangers qui viennent chez lui, à l’heure la plus chaude du jour. il les accueille sans hésiter : il renonce à sa sieste, il leur procure de l’eau rafraichissante et de quoi manger ; il veut qu’ils se sentent bien chez lui.

A Béthanie, Marthe se met en 4 pour bien servir Jésus, l’ami de la famille. Si elle avait agi comme sa sœur, Marie, si elle était restée là à écouter Jésus, celui-ci serait reparti le ventre vide. Par son accueil actif elle lui prouve toute l’amitié qu’elle lui porte.

Abraham et Marthe sont les témoins de cette hospitalité biblique qui ne ménage pas sa peine, qui se met au service de ceux quoi viennent.

Ils nous interrogent sur notre façon d’accueillir les autres, tous les autres. Pour bien accueillir il faut que nous nous laissions déranger dans nos habitudes, dans notre sieste, que nous changions parfois notre emploi du temps. Que nous ayons la délicatesse nécessaire pour que celui qui arrive se sente attendu, respecté, et cet accueil actif est visage de l’accueil de Dieu.

Mais le véritable accueil implique aussi l’écoute. Ecouter c’est être ouvert, être attentif à celui qui parle, lui montrer qu’on est là pour lui. Abraham se tenait debout près d’eux et les écoutait. Dans l’Évangile ‘Marie, s’étant assise aux pieds du Seigneur, écoutait sa parole’

Comment le Christ, en qui nous croyons, est-il présent dans notre vie quotidienne ?

Que faisons- nous pour bien l’accueillir ?

Prenons exemple sur ces deux femmes :

Pour Marthe, l’amitié accueillante de Jésus, c’est l’action : elle est la figure de l’Église qui incarne, qui vit l’Évangile dans les institutions sociales, les associations caritatives et aussi dans les manifestions extérieures de la piété (comme les processions…)

Pour Marie il s’agit surtout d’écouter la Parole de Jésus ; ‘c’est elle qui a choisi la meilleure part ‘dit Jésus.

N’opposons pas les 2 attitudes ; nous devrions être à la fois MARTHE et MARIE :

.. être actif en accueillant, en agissant pour la paix, pour la justice, en partageant concrètement….. Comment vivons- nous cela ?

.. être ouvert, attentif à la Parole de Dieu : combien de temps donnons-nous au Seigneur pour écouter, pour méditer sa Parole ?

C’est ainsi que nous pourrons annoncer ‘le Christ qui est parmi nous’, comme nous le dit St Paul, et que nous l’accueillerons dans notre vie quotidienne, pou l’annoncer aux autres AMEN.



Homélie du 15 DTO – Père Bernard SCHER

15ème DIMANCHE DU TEMPS ORDINAIRE

14/07/2019 « C »

Contrairement à ce que l’ont dit parfois : aujourd’hui il y a encore des gens qui se dévouent gratuitement, qui aident ceux qui sont dans le besoin, qui prennent parfois des risques pour leur porter secours.

Cette parabole que l’on appelle « le bon samaritain », nous est bien connue. Je voudrais simplement la relire à la lumière de la vie de Jésus :

+ Il s’identifie à cet homme « tombé entre les mains des bandits » : il a été persécuté, tué injustement. Et, en même temps on peut le voir sous les traits de ce Samaritain qui est méprisé par tout bon juif parce qu’étranger qui ne vit pas la religion comme les juifs ; Jésus ne respecte pas la loi de Moise à la lettre, comme les scribes et les pharisiens. Mais, comme le samaritain, il est venu pour soulager les hommes qui souffrent.

Regardons avec attention l’attitude de ce « Jésus-Samaritain » :

° Il voit cet homme blessé sur le bord de la route, tandis que le prêtre et le lévite passent d’ l’autre côté : pour des raisons de culte ils n’ont pas le droit de toucher du sang !

  • Aujourd’hui encore Jésus n’ignore personne ; il porte une attention personnelle à chacun, à chacune d’entre nous, surtout à tous ceux et celles qui souffrent.

  • ° Il est pris de pitié pour le blessé. Il est remué jusqu’aux entrailles par cet homme laissé à moitié mort sur le bord du chemin.

  • Il nous entoure, nous aussi de son amour miséricordieux ; il ne demande pas de carte d’identité pour nous sauver. Il est toujours là parce qu’il sait que nous avons besoin de lui.

° Il s’approche du blessé, il n’a pas peur de’ le prendre en main’ : il soulage ses blessures en y versant de l’huile et du vin.

  • Nous aussi il nous soulage lorsque nous le prions ; il est présent dans les Sacrements, l’Eucharistie à laquelle nous participons régulièrement. Il nous aide à travers les autres et il nous dit qu’il est présent dans les événements.

° Et son amour pour cet étranger le fait aller plus loin :il le charge sur sa monture, le conduit à l’hôtellerie et paie l’aubergiste pour les soins.

  • Son amour pour nous n’a pas de limites ; il est mort sur la croix pour sauver TOUS les hommes. Il se fait prochain pour tous ceux et celles qui ont besoin de lui.

Prenons-nous exemple sur le Bon Samaritain ? Combien de fois changeons-nous de trottoir pour éviter ce pauvre qui demande l’aumône, cet étranger que je n’aime pas ?

« Aimer Dieu de tout mon cœur »…Cela risque de rester de belles paroles ; mais « aimer mon prochain »qui me côtoie, qui m’embête parfois, l’aimer dans le concret de la vie quotidienne…C’est cela que le Seigneur me demande.

A quelle action concrète cette parabole m’invite-t-elle aujourd’hui. L’appel à aimer les autres ne peut pas nous laisser indifférents. Que, par cette Eucharistie, le Seigneur nous aide à aimer comme lui nous aime. AMEN.



Homélie du 14e DTO – Père Bernard SCHER

14ème DIMANCHE DU TEMPS ORDINAIRE

7/07/2019 « C »

« La moisson est abondante mais les ouvriers sont peu nombreux » Ces paroles que Jésus adressaient à ses disciples, sont très actuelles aujourd’hui encore pour notre Église. En voyant toutes les difficultés qu’elle traverse aujourd’hui : la diminution du nombre de prêtres et de personnes à l’église, les scandales relevés par l’actualité, les départs fracassants ou discrets de nombreux catholiques pour différentes raisons, et autres difficultés, nous nous posons la question : « Que va devenir notre Église ».

Cette Église n’est-elle pas à l’image de celle que Jésus est en train de fonder en envoyant ses disciples dans les localités des environs ? Il leur donne comme consigne de ne rien emporter : ainsi ils seront témoins de la pauvreté et de la confiance ; ils n’ont ni pouvoir, ni richesses, contrairement à l’Église d’aujourd’hui.

Il leur demande deux choses qui nous sont demandées à nous aussi aujourd’hui : la prière « Priez le maître de la moisson…. » et la paix :…dites : ‘Paix à cette maison’ »

Jésus a toujours donné l’exemple de la prière : souvent, et surtout aux moments importants de sa vie, il s’est retrouvé, dans le silence du désert ou sur la montagne, pour parler à son Père.

La prière est indispensable à tous ceux et celles qui veulent être disciples du Christ ; sans elle il n’y a pas de vie spirituelle, ni de vie apostolique possibles.

Elle est, pour ainsi dire : » le carburant de l’action ». A travers elle nous pouvons accomplir de grandes choses ; elle nous rapproche de Dieu et de nos frères et sœurs. Elle nous fait entrer dans l’intimité de notre Père qui vient prendre possession de notre vie.

La Paix que Jésus nous a apportée est indispensable pour pouvoir former une vraie communauté. Dans ses venues après sa résurrection, il a toujours apporté la paix à ses amis : « La Paix soit avec vous, je vous donne la Paix » leur dit-il. Elle est signe d’accueil et d’amitié.

Jésus « envoya ses disciples deux par deux ». Le pape St Léon disait : « Il les envoya deux par deux pour qu’en enseignant la charité, ils puissent d’abord la pratiquer. » Jésus disait : « On vous reconnaîtra pour mes disciples si vous vous aimez les uns les autres ».

L’Église doit se construire ‘en communauté’ ; nous ne pouvons par être chrétiens seul dans notre coin. Une paroisse, une communauté dont les membres sont unis, porteront toujours de bons fruits.

Après les premiers disciples envoyés par Jésus, à la suite de tous les apôtres de tous les temps, nous sommes, de par notre Baptême, les précurseurs qui tracent la route que le Seigneur emprunte pour sauver, pour apporter la paix.

Notre mission de chrétiens n’est pas toujours facile aujourd’hui ; des chrétiens, dans différents pays, son encore persécutés et tués à cause de leur fidélité au Christ… Ce n’est pas notre cas, mais n’ayons pas peur devant les difficultés car notre Père est toujours avec nous par son Esprit. Et Jésus nous dit à nous aussi : « Réjouissez-vous, parce que vos noms sont inscrits dans les cieux. » AMEN.



Homélie du 13e dimanche du temps ordinaire – Père Bernard SCHER

13EME DIMANCHE DU TEMPS ORDINAIRE

30/06/2019 « C »

Aujourd’hui, à la cathédrale de Metz il y aura l’ordination d’un prêtre et de 2 diacres.

Ce n’est pas beaucoup de vocations pour notre diocèse ; les vocations sacerdotales et religieuses diminuent partout dans nos pays européens ; nous nous plaignons parce qu’il n’y a plus de messe comme on voudrait…. Et pourtant le Seigneur continue d’appeler des ouvriers à sa moisson ; Les textes de ce 13ème dimanche du temps ordinaire, nous parlent d’APPEL, d’engagements, de décisions de se mettre en route comme Jésus, »qui prit la route de Jérusalem ». Dieu appelle aujourd’hui encore, mais les réponses sont moins nombreuses et les excuses ne manquent pas.

Dieu appelle toujours, non pas de façon extraordinaire, mais simplement, au cœur de la vie

.. Elisée n’avait pas encore terminé son labour, que le prophète Elie passe près de lui et l’appelle à le suivre tout de suite…

.. Jésus appelle une partie de ses apôtres, alors qu’ils sont en train de vivre leur métier de pêcheurs

.. Matthieu a quitté son bureau de collecteur d’impôts pour le suivre

.. Les deux hommes qui veulent suivre Jésus, ont encore des affaires à régler : enterrer le père, faire les adieux à la famille. Mais l’appel de Jésus est très exigeant, il ne permet pas d’hésitation.

C’et au cœur de notre vie concrète remplie de travaux, de tracas, de difficultés et de joies que Dieu nous dit qu’il veut avoir besoin de nous. Et parfois nous faisons la ‘sourde oreille’ et nous nous disons : « qu’il appelle les autres ! »

Mais répondre à l’appel de Dieu provoque toujours une rupture et nous demande un effort, laisser quelque chose derrière soi :

  • Elisée abandonne son train de culture qui fait sa vie habituelle, les apôtres mettent entre parenthèse leur métier de pêcheurs pour se mettre entièrement au service de Jésus et de leurs frères ; les appelés de l’Évangile ont tous quelque chose à laisser derrière eux : un confort, un travail, des relations, des choses pourtant légitimes….Jésus nous fait comprendre que l’essentiel est l’annonce et la vie de l’Évangile, du Royaume de Dieu. Et St Paul, dans sa lettre aux
    Galates, nous rappelle que nous devons
    « nous mettre, par amour, au service les uns des autres ».

  • Par notre Baptême nous sommes tous et toutes appelés à être apôtres dans notre travail, nos loisirs ; il est toujours urgent de témoigner de la Bonne Nouvelle. Mais s’engager n’est jamais facile ! Et pourtant il y a encore des gens, prêtres et laïcs, qui s’engagent généreusement, à construire, avec persévérance, une Eglise accueillante, ouverte, au service de tous ceux et celles qui veulent bien y venir.

  • Frères et sœurs, que dans cette Eucharistie, le Seigneur nous aide à répondre, avec joie, à son appel dans notre vie quotidienne. Soyons les témoins de son Amour pour tous les hommes.

AMEN.