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Homélies



Homélie pour la fête du Corps et du Sang du Christ – Père Bernard SCHER

. FETE DU CORPS ET DU SANG DU CHRIST

23/06/2019 « C »

Aujourd’hui, en la fête du CORPS ET DU SANG DU CHRIST nous aurions attendu l’Évangile du dernier repas de Jésus avec ses apôtres (dont Paul nous rapporte le récit).

Mais l’événement de la Multiplication des pains est l’annonce de ce repas solennel que Jésus prendra avec ses amis la veille de sa mort. Ce récit nous est bien connu. Revoyons les différents acteurs de cet événement que nous rapporte Luc. Nous aussi nous devons nous sentir concernés :

Jésus enseigne la foule très nombreuse ; le temps passe et les disciples se rendent compte que le soir arrive et tous ces gens qui sont venus écouter Jésus n’ont rien à manger ; ils se font du souci pour eux et ils s’adressent à Jésus qui leur donne cette réponse incompréhensible : « Donnez-leur vous-mêmes à manger » Mais, comment nourrir cette grande foule avec 5 pains et 2 poissons ? Pour eux la solution est toute simple : il faut renvoyer la foule et chacun se débrouille pour soi.

Mais la solution de Jésus n’est pas le ‘chacun-pour-soi. C’est celle du partage et de l’entraide. « Donnez-leur vous-mêmes à manger » est le message qu’il nous adresse à nous aussi aujourd’hui : autour de nous il y a des personnes en recherche, en attente, qui ont faim d’amour, de fraternité, de joie et d’espérance, faim d’être accueillis et respectés. Que faisons-nous pour ces personnes ? Alors que certains s’engagent au service de leurs frères et sœurs, beaucoup diront : « Je ne peux rien faire ».

Durant cette EUCHARISTIE, où le Seigneur nous donne en nourriture sa Parole et surtout son Corps et son Sang, nous sommes appelés à faire une halte, comme l’ont faites ces gens venus écouter Jésus, lorsqu’il disait à ses apôtres : « Faites-les asseoir par groupes… » Comme à l’époque, il a mis ses amis à l’action, il veut encore avoir besoin de nous aujourd’hui.

La messe dominicale est une halte, un moment de repos pour nous, dans notre vie stressante. Durant une petite heure nous venons écouter et méditer la Parole du Seigneur, nous recevons son Corps comme nourriture et force pour la semaine. Il se donne à nous, pour que, comme les apôtres, nous puissions nous mettre au service de ceux et celles qui ont besoin de nous. C’est à travers nous que Jésus continue à nourrir les hommes et les femmes d’aujourd’hui. Comment allons-nous répondre à cette mission qu’il nous confie ?

Que notre participation à l’EUCHARISTIE nous provoque toujours

à suivre le Christ dans notre vie quotidienne,

à être instrument de communion, d’unité entre ceux et celles que nous côtoyons,

à partager avec Lui et entre nous.

Alors notre existence sera féconde et nous pourrons l’adorer en vérité, lui qui est présent dans le ST SACREMENT.

Il sera vivant dans notre vie quotidienne.

AMEN.



LA SAINTE TRINITÉ – Homélie du Père Bernard SCHER

LA SAINTE T R I N I T É

16/06/2019 « C »

«  Il n’est pas bon que l’homme soit seul », dit Dieu lorsqu’il avait créé l’univers et Adam….et il lui donna comme compagne Eve ; il les créa ‘homme ET femme’

En général nous n’aimons pas être seul ; combien de personnes âgées se plaignent de la solitude ! Nous sommes fait pour vivre en société.

Dieu non plus ne vit pas seul. Aujourd’hui nous célébrons le Mystère de la SAINTE TRINITÉ : un seul Dieu en trois personnes, comme nous l’avons appris au catéchisme (sans rien comprendre d’ailleurs). Lorsque nous ne comprenons pas certaines choses nous disons simplement « C’est un mystère ». Sans vouloir tout expliquer essayons d’entre quelque peu dans ce grand mystère.

Parler de la Sainte Trinité, ce n’est pas facile ; d’ailleurs, dans l’Évangile, Jésus n’a jamais prononcé ce mot ‘Trinité’. Mais il a vécu, intimement lié à son Père et au Saint Esprit.

++ A l’origine de notre foi chrétienne il y a cet homme qui a vécu quelque part en Palestine, dans une famille toute simple du peuple juif ; il se dit « FILS DE DIEU » ; on le nomme « Messie, Sauveur…. » Sa vie publique, qui s’est arrêtée brutalement par sa mort sur la croix, a duré environ 3 ans, Mais on parle encore aujourd’hui de ses actes, on rappelle se parole et nous essayons de vivre de sa vie. Juif de religion et de culture, il nous a fait connaître

++ Dieu, son PERE et notre PERE, dont il nous a montré un visage, différent de celui, déformé par les nombreuses lois juives, inventées par les scribes et les pharisiens. Jésus nous conduit vers un Dieu vivant qui ne se laisse pas enfermer dans des lois, ni dans des pratiques religieuses, si belles soient-elles,un Dieu qui ne permet pas que l’on bafoue et méprise l’homme, sa créature, qui n’accepte pas que l’on tue en son nom. C’est un Dieu de MISÉRICORDE, un Père qui n’exclut personne de son Amour. Ce Père qu’il retrouve régulièrement dans un face à face amoureux, dans la prière, fait partie intégrante de sa vie. A Philippe qui lui demande de voir le Père, il dit : »Qui me voit voit le Père….Le Père et moi nous sommes un »

++ Avant de quitter ses apôtres pour retourner vers le Père, il leur présente une autre Force, car il sait bien que sans lui, ils sont faibles : « Je ne vous laisserai pas orphelins ; je vous enverrai L’ESPRIT SAINT. »Celui-ci vient sur eux le jour de la Pentecôte, comme un souffle, comme un feu ; il leur donne force et courage pour annoncer le message de Jésus jusqu’aux extrémités de la terre.

Ce même Esprit est encore avec nous aujourd’hui ; il nous aide à lutter ensemble pour la paix, la justice, l’accueil et le respect de tout homme. C’ets lui qui nous réunit, pour qu’ensemble nous vivions notre foi en Dieu et en l’Homme ; c’est lui qui nous précède sur nos routes humaines pour nous aider à transformer ensemble ce monde que Dieu nous a donné et que Jésus a sanctifié par sa mort sur la croix et sa Résurrection le jour de PÄQUES.

Frères et sœurs ! Chaque fois que nous faisons le signe de la croix, pensons à l’AMOUR qui relie ces trois personnes divines ; que les relations que nous vivons chaque jour, soient signes de cette unité familiale et de cet amour qui nous font vivre.

Baptisés au nom du Père, du Fils et du Saint Esprit, engendrés par la Sainte Trinité, qui nous fait vivre en chrétiens, soyons semeurs d’Amour ? de Paix, de Justice ; et ainsi, par nos actes et en vérité, soyons apôtres de la Bonne Nouvelle que Jésus nous a apportée,

au nom du père et du fils et du saint esprit AMEN.



Pentecôte – Homélie du Père Bernard SCHER

P E N T E C O T E

9/06/2019 « C »

Nous disons assez souvent: „Comme le temps passe vite!“ Et c’est vrai : voilà déjà 50 jours que nous avons fêté la Résurrection du Christ, à PAQUES,et, aujourd’hui nous célébrons, la PENTECOTE, ce jour où le Saint-Esprit que Jésus leur avait promis, est venu sur les apôtres .Au jour de l’Ascension, Jésus leur avait demandé de rester à Jérusalem et « d’attendre ce que le Père avait promis, le Saint-Esprit ».

La Pentecôte est tout d’abord la fête que les juifs célébraient 50 jours après la Pâque, qui leur rappelait la libération de l’esclavage en Egypte, et la traversée du désert où ils ont renouvelé l’alliance avec Dieu en recevant les 10 commandements au Sinaï. C’est pour cela que ce jour-là il y avait tant de monde à Jérusalem.

« O Seigneur, envoie ton Esprit, qui renouvelle la face de la terre » avons-nous chanté dans le Ps 103. Oui, ‘renouveler la face de la terre, changer le visage du monde….Cela reste toujours à faire ; et pourtant, aujourd’hui l’homme le fait :

  • Régulièrement il fait de nouvelles découvertes dans tous les domaines de la vie

  • Dans la médecine il réalise des merveilles qui permettent des espérances de vie meilleures (opérations, greffes d’organes….)

  • Internet lui permet d’être en relation avec le monde entier

Mais, malgré ces merveilles et bien d’autres, nous constatons

. qu’il est plus facile d’aller sur la lune, que de se supporter mutuellement les uns les autres chaque jour sur terre

. Qu’il est plus aisé de faire des greffes de cœur, que de vivre ensemble un véritable amour, le cœur ouvert à tous

. qu’il est plus facile de découvrir de nouvelles techniques, que de construire un monde dans lequel toute personne humaine soit respecté et reconnue et soit accueillie telle qu’elle est.

Notre monde reste un monde cassé ; malgré les avancées techniques, économiques et sociales les divisions, au niveau des nations, des pays, des communautés et même des familles, règnent toujours encore.

En face de toutes ces forces de division, nous avons une force de respect, qui unit, qui accueille et rassemble. Cette Force c’est l’ESPRIT-SAINT, qui est comme un feu intense et un vent violent qui emplit le cœur de tout homme de bonne volonté et qui nous rassemble au-delà de nos frontières et de nos différences. Les apôtres, une fois saisis par l’Esprit-Saint, parlaient le langage du cœur et de l’amour que tout le monde pouvait comprendre.

Accueillons avec amour cet Esprit-Saint qui nous précède toujours sur nos routes humaines et qui nous aide à transformer ensemble notre monde. Chaque fois que l’Amour, l’Accueil, la paix…sont vécus je crois que c’est l’E.S. qui agit.

En cette Eucharistie ouvrons notre cœur à son langage, que tout le monde peut comprendre : le langage de l’AMOUR pour tous les hommes. AMEN.



Homélie du 7e dimanche de Pâques – Père Bernard SCHER

7ème DIMANCHE DE PAQUES

2/06/2019 « C »

Lorsqu’un membre de notre famille auquel on était très attaché ou une personne de notre entourage meurt, on se pose souvent la question : « Que va-t-il se passer maintenant ? Comment allons-nous continuer à vivre sans lui ? »

Les apôtres, que Jésus avait pourtant préparé pendant plusieurs années, étaient certainement désemparés lors<qu’ils l’ont entendu parler de son départ et ils n’ont peut-être pas très bien compris ce qui leur arrivait. Jésus prie intensément pour eux et pour tous ceux et celles qui croirons en lui ; il prie le Père de leur donner de vivre l’UNITÉ.

Ils ont peut-être pensé au repas du jeudi avant sa mort où il leur a donné son Testament : il a prié son Père, non seulement pour eux, mais aussi pour » tous ceux qui, grâce à leurs paroles, croiront en moi », dit-il au Père. Il a donc prié aussi pour nous qui sommes là ce matin. En sachant cela nous ne devrions plus avoir de raisons de nous décourager ni de douter, car nous sommes sûrs que nous avons une place de choix dans le cœur du Père très aimant. Ensuite il a donné sa vie pour tous les hommes, pour que tous puissent vivre de sa vie.

Dans sa prière il n’a pas demandé la richesse, ni la gloire pour nous ; il a demandé l’essentiel pour que nous puissions vraiment former son peuple, qui soit un exemple pour tous les peuples, parce que UNI par un même amour. « Père, qu’ils soient UN en nous pour que le monde croit que tu m’as envoyé. » Il a prié pour que vivions cette UNITÉ, parce qu’il savait que cela ne serait pas facile. Les obstacles à cette unité ne manquent pas :

divorces dans les couples, bagarres dans les familles suite au partage, incompréhensions entre voisins, exploitations au travail, rejet des immigrés, des étrangers, incompréhensions et bagarres entre différents partis politiques…

Nous, les chrétiens nous cherchons à recréer cette unité entre les différentes confessions qui croient toutes au même Dieu-Père et au même Jésus-Christ ; mais il faut commencer par vivre dette unité dans notre Église Catholique, en étant respectueux et accueillants envers tous.

Jésus savait que beaucoup de nos malheurs viennent de nos désunions, de nos manques de compréhension et d’accueil. Et nous savons que l’unité est indispensable pour la construction d’un monde meilleur. Mais elle est irréalisable par l’homme tout seul, surtout s’il lui manque l’amour ; c’est pour cela que Jésus a prié son Père « pour que l’amour dont tu m’as aimé soit en eux, et que moi aussi je sois en eux. »

Mais cet amour est très exigeant, il peut aller jusqu’à la mort : aujourd’hui il y a encore des chrétiens qui meurent à cause de leur foi, comme ce fut le cas pour Etienne (1ère lecture), le 1er martyr, qui a donné sa vie pour le Seigneur, et qui, comme lui, a pardonné à ses bourreaux, en disant : « Seigneur, ne leur compte pas ce péché ! »

Frères et sœurs, que l’Esprit-Saint que Jésus nous envoie et que nous fêterons dimanche de la Pentecôte, nous conduise sur le chemin si difficile de l’amour, de l’accueil et du respect vers l’UNITÉ. AMEN.



ASCENSION DU SEIGNEUR – Homélie du Père Bernard SCHER

ASCENSION DU SEIGNEUR

30/05/2019 « C »

Tout départ, toute séparation avec un être cher, avec qui on a vécu un certain temps, est une rupture douloureuse, une privation provisoire, ou définitive lorsqu’il s’agit d’un décès.

L’ ASCENSION, le départ de Jésus, 40 jours après sa Résurrection est, dans un premier temps cela pour les apôtres. On peut imaginer leur tristesse lors du départ de leur ami. Mais St Luc nous dit : »Ils retournèrent à Jérusalem en grande joie. Et ils étaient sans cesse dans le Temple à bénir Dieu. » Et d’où leur vient cette joie ? Luc nous dit encore : »La conversion sera proclamée au nom du Christ Ressuscité pour le pardon des péchés….A vous d’en être témoins….. »

Par ces paroles Jésus confie à ses apôtres la mission de construire, à travers le monde entier, une Église vivante et accueillante.

C’est ce qui nous est demandé à nous aussi, les chrétiens d’aujourd’hui : ne pas enfermer le Seigneur dans nos églises par des cérémonies, si belles soient-elles, ne pas revenir avec nostalgie aux célébrations de jadis, mais le porter avec joie et courage dans le monde d’aujourd’hui, aux peuples qui ne croient plus tellement en Dieu. C’est à travers les difficultés, les hésitations, les espérances, les solitudes et les partages que nous devons témoigner que Dieu aime tous les hommes à travers la mort et la résurrection de son Fils toujours vivants sur notre terre.

Il n’y a pas de véritable Église possible sans que ses membres ne soient en marche et à l’écoute de la vie, des souffrances et des joies de leurs frères et sœurs ; ces souffrances et ces cris sont multiples : les personnes âgées qui sont souvent isolées, les handicapés, les étrangers rejetés, les mal- aimés et les sans-voix …. Ecoutons-les et essayons de les aider !

Etre apôtre à l’extérieur de l’Église c’est bien plus difficile que d’organiser de belles célébrations et de magnifiques processions ou pèlerinages ; mais cela nous est toujours possible si nous croyons à ce que Jésus nous disait : « Je vais envoyer sur vous ce que mon Père a promis, le Saint Esprit ! » Avec lui nous sommes capables de construire le Royaume d Dieu parmi nous.

Parti de notre terre le jour de l’Ascension, Jésus est présent dans notre vie d’une autre façon ; tout nous parle encore de lui :

= l’Esprit-Saint nous redit sans cesse ses paroles et nous aide à les vivre

= les Sacrements, surtout l’Eucharistie que nous célébrons en mémoire de lui, nous réconfortent

= nous l’actualisons encore lorsque nous aidons les autres, lorsque nous pratiquons l’accueil, le respect… quand nous semons autour de nous la joie, l’espérance, l’amour…

= et nous le rencontrons dans nos frères et sœurs chaque fois que nous mettons en pratique sa Parole : »Ce que vous avez fait aux plus petits des miens c’est à moi que vous l’avez fait ! »

Trop souvent peut-être, nous cherchons le Seigneur « dans les nuages » ; et il nous fait dire : »Pourquoi restez-vous là à regarder le ciel ?…. » Cherchons-le dans notre vie quotidienne, alors nous pourrons, avec lui et avec les hommes de bonne volonté, transformer le monde dans lequel nous vivons.

AMEN.



Homélie du 6è dimanche de Pâques – Père Bernard SCHER

6ème DIMANCHE DE PÂQUES

26/05/2019 « C »

Pendant très longtemps l’Église avait l’habitude de dire à ceux qui souffraient, aux plus pauvres et au petit peuple : « Vos difficultés, vos souffrances sont passagères ; supportez-les avec patiences, car dans l’au-delà vous aurez une belle place et vous serez heureux… » On a souvent reproché aux chrétiens de prendre la vie future, la vie après la mort, comme un tranquillisant, une échappatoire et cela risquait de les dispenser d’agir dans leur vie quotidienne. Et c’est ainsi que Nietzsche traitait la religion comme ‘l’opium du peuple’.

Dans l’Évangile Jésus nous rappelle que « le Royaume de Dieu n’est pas pour demain, mais qu’il est en construction perpétuelle, au milieu de nous. » Nous sommes toujours reliés à lui qui nous dit : « Je m’en vais et je reviens vers vous »

Le chrétien est tiraillé entre ciel et terre : il est « citoyen du ciel », mais il se débat tous les jours dans les difficultés, les luttes et les tentations. Il croit les paroles du Christ qui lui donne une grande Espérance et en même temps il est affronté aux questions, aux doutes que lui porte le monde moderne.

Le Christ Ressuscité marche toujours à nos côtés ; il nous renvoie vers nos responsabilités quotidiennes et nous demande de nous investir pour le Royaume de Dieu là où nous vivons.

Le premier lieu de l’annonce de la Bonne Nouvelle est l’Église, mais nous devons aller vers les hommes qui ont de plus en plus besoin d’amour, de respect, d’accueil. Jésus s’est fait proche de tous ceux et celles qui venaient à lui ; il nous invite à sortir de nos églises, à nous laisser entrainer par lui pour devenir à notre tour, proches de ceux et celles qui, aujourd’hui ont le plus besoin de nous ; ceux qui sont à la recherche de repères sérieux devraient trouver dans les chrétiens des personnes qui les aiment tels qu’ils sont, et qui leur montrent que dans toutes difficulté, si grande soit-elle , il y a toujours des signes d’Espérance.

Cette mission n’est pas impossible, Avant de nous quitter, Jésus nous a promis de nous envoyer l’Esprit-Saint qui nous aidera à vivre tout ce qu’il nous demande. Il reste avec nous pour toujours, d’une autre façon ; il nous donne sa Parole et son Corps dans l’Eucharistie.

Construire une communauté accueillante, ouverte à tous, ce n’est pas facile. Dès le début, la petite Église qui venait de naître a connu des affrontements et de vives discussions au sujet de l’accueil des nouveaux convertis. Dans leurs débats les apôtres ont fait confiance à l’Esprit- Saint et ont pris les décisions qu’il fallait : « L’Esprit-Saint et nous-mêmes avons décidé… »

Frères et sœurs, devant les difficultés que nous vivons ,croyons fermement aux paroles de Jésus, qui nous dit : « que votre cœur ne soit pas bouleversé ni effrayé… » Que cette parole suscite en nous courage et optimisme. Le Christ ressuscité demeure parmi nous et nous donne sa paix. Accueillons avec joie son Esprit. Alors nous serons, dans la vie courantes des témoins authentiques et vivants de sa Résurrection

Retenons cette belle parole de Jésus, et mettons-la en pratique : « Si quelqu’un m’aime, mon Père et moi ferons notre demeure en lui…et l’Esprit-Saint que le Père vous enverra, vous enseignera tout »….Et il nous aidera à vivre en chrétiens, apôtres de sa présence parmi nous. Demandons-lui cette grâce durant cette Eucharistie

AMEN.



Homélie du 5e dimanche de Pâques – Père Bernard SCHER

5ème DIMANCHE DE PAQUES

19/05/2019 « C »

L’AMOUR, on le chante sur tous les tons ! Il y a les romans d’amour, les chansons d’amour, les films qui le mette en vedette. L’amour est exalté ou bafoué : il unit les gens entre eux, l’homme et la femme dans le mariage, qui, malheureusement abouti parfois au « non-amour » et à la séparation, au divorce !

Ce n’est pas la Bible qui a inventé l’Amour : des philosophes grecs et autres, des religions non chrétiennes ont parlé de l’amour. La consigne d’aimer son prochain existait dans l’Ancien Testament. Mais Jésus nous donne un commandement nouveau : dans son dernier repas avec ses apôtres, avant sa mort, lui le maitre du monde, se met au niveau du serviteur en leur lavant les pieds.

Dans l’ancienne loi, le prochain était celui qui vivait la même religion que les juifs ; et Jésus vient nous dire que tout homme, quel qu’il soit, doit être aimé, être notre prochain.

Ce commandement est nouveau dans la mesure où Jésus nous dit : »Comme je vous ai aimés, vous aussi, aimez-vous les uns les uns les autres » Comme lui, aimons-nous les uns les autres avec humilité, mettons-nous au service de ceux et celles qui ont besoin de nous ; il n’a exclu personne de son amour et il est allé jusqu’au bout , en mourant sur la croix pour sauver tous les hommes et il a mis en pratique ces paroles qu’il disait : « Il n’y a pas de plus grand amour, que de donner sa vie pour ceux que l’on aime. »

Aimer comme Jésus c’est accueillir l’autre tel qu’il est et non pas tel que je voudrais qu’il soit, le respecter avant tout et lui faire confiance. Aimer comme Jésus c’est se mettre au service de l’autre avec un cœur prêt à donner gratuitement, sans être payé de retour. Aimer c’est illustrer toutes nos paroles par des gestes, à commencer par les plus humbles, c’est être au service, c’est embrasser la croix du pardon, de la miséricorde, de la réconciliation et de la paix, plutôt que de brandir les menaces de la vengeance et de l’excommunication. Aimer c’et apporter à notre monde que l’on dit égoïste, injuste et parfois très dur pour les plus pauvres, cette Espérance qui dit que jamais rien n’est perdu.

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Le véritable Amour c’est celui dont Jean disait : »Il faut aimer, non pas par des paroles et de beaux discours, mais en actes et en vérité ; »

Comme chrétiens nous vivons l’Amour pour Dieu, le premier commandement, dans l’Eucharistie et les autres sacrements, dans la prière, ce cœur à cœur intime avec notre Père. C’et amour est concrétisé par notre façon de vivre avec les autres. Jésus nous redit : « Si vous vous aimez les uns les autres, tous reconnaîtrons que vous êtes mes amis »

On disait, avec admiration, des premières communautés chrétiennes : « Voyez comme ils s’aiment ! » Peut-on dire ces mêmes paroles de notre Église aujourd’hui ? C’est notre mission à nous tous et à nous toutes ! AMEN.